mercredi11mars
Agent immobilier et une cliente d'affaires

Selon les données publiées récemment par l'IEIF et l'ASPIM, les sociétés civiles de placement immobilier ont enregistré d’impressionnants chiffres avec une collecte nette de 8,6 milliards d’euros l’an dernier. Ce volume est 36 % plus important que le dernier record établi en 2017. La prime de risque dans le secteur a également atteint des niveaux sans précédent durant cette période.

Les SCPI ont investi massivement dans les acquisitions de biens immobiliers en 2019. Dans le détail, elles ont engagé plus de 9,2 milliards d’euros tout au long de l’année. Cette somme a entre autres été placée dans l'immobilier de bureaux (63 %), les locaux commerciaux (12 %), les actifs de santé (10 %) ainsi que la logistique et les locaux d'activité (6 %).

Pour sa part, l'hôtellerie a bénéficié de 4 % du montant total investi dans l’immobilier. Quant au reste (5 %), il a été consacré à la diversification des portefeuilles, notamment à travers le résidentiel, les locaux mixtes, les écoles et les crèches.

Un produit globalement performant

L’engouement récent pour les SCPI s’explique avant tout par l’évolution de la stratégie des épargnants. À la base, ces derniers sont à la recherche des produits les plus rémunérateurs sur le marché. Toutefois, cette démarche se révèle particulièrement difficile dans le contexte actuel.

Dans un environnement dominé par les taux négatifs, les SCPI proposent actuellement une prime de risque à 480 points de base comparativement aux emprunts d'État à 10 ans. Il s’agit, selon les spécialistes, d’un niveau jamais atteint depuis l’apparition de ce support d'épargne.

Par ailleurs, le mode de placement est soutenu par la stabilité du flux des loyers. De ce fait, le produit se démarque logiquement par la bonne tenue des revenus.

D’ailleurs, le TDVM (taux de dividende sur valeur de marché) des SCPI s’est chiffré à 4,40 % en moyenne en 2019. L’indice a donc dépassé de 6 points de base le niveau affiché l’année précédente.

Enfin, les prix de parts ont sensiblement augmenté en raison de la progression des valeurs d'expertises dans le tertiaire. Les analystes ont en effet enregistré une hausse de 1,2 % l’an dernier, contre 0,8 % en 2018. De ce fait, les SCPI ont pu atteindre une performance globale de 5,6 %.

Des placements prometteurs

Le marché des SCPI est réputé pour sa grande stabilité, indépendamment des risques potentiels en termes de perte de capital. Les professionnels du secteur n’ont d’ailleurs enregistré aucune baisse significative depuis environ 25 ans. Ils ont néanmoins été agréablement surpris des résultats record enregistrés l’an dernier.

D’après les chiffres communiqués par l'ASPIM et l'IEIF, le volume de la collecte nette sur le marché en 2019 a progressé de 68 % par rapport à 2018.

Par ailleurs, la valeur de la capitalisation dans le secteur s’est chiffrée à 65,1 milliards d’euros à la fin de l’année dernière. Il s’agit d’une hausse de 17 % en douze mois et d’un doublement sur cinq ans.

Les spécialistes estiment que le marché, surtout au niveau de l’immobilier non coté, a bénéficié d’un contexte inédit et d’indicateurs globalement favorables l’an dernier. Logiquement, cette dynamique a profité aux supports de placement liés. Selon la déléguée générale de l'ASPIM, Véronique Donnadieu :

Les OPCI et SCPI s'affirment, année après année, comme des produits performants et stables dans un contexte de baisse du rendement de l'épargne liée à la persistance des taux bas.

Véronique Donnadieu.

Enfin, grâce à la loi PACTE, le PER (Plan epargne retraite) devrait permettre de promouvoir davantage ces véhicules d’épargne dans l’Hexagone.

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