vendredi06novembre
Main d’une personne place de l’argent dans des maisons.

L’investissement pierre papier était en plein essor au début de l’année. À cette période, il avait même enregistré des collectes records, et aux dirigeants de faire l’éloge de la fiabilité de ce véhicule de placement ainsi que sa capacité à résister à n’importe quelle crise. La pandémie du covid-19 fut ainsi le moyen de vérifier ces déclarations.

L’épargne a fait les frais de la pandémie du Covid-19 et du strict confinement, en témoigne les intérêts en tendance baissière. Mais cette période délicate a également mis à rude épreuve les SCPI qui se targuaient ces dernières années d’avoir un modèle économique capable de faire face à n’importe quelle crise. Leurs détracteurs attendaient impatiemment le bilan trimestriel du véhicule de placement.

Et les résultats sont quelque peu alarmants avec une chute des levées de fonds au second trimestre. Sauf qu’à regarder de plus près, cette performance n’a toutefois pas de quoi inquiéter. D’ailleurs, force est d’admettre que les SCPI continuent de proposer une rentabilité frôlant les 4 %.

Les SCPI ont su résister à la crise

La crise sanitaire due au covid-19 semble avoir épargné les sociétés civiles de placement immobilier, ou plutôt, elles ont su y résister, et ce malgré une diminution des collectes au deuxième trimestre. Les dirigeants avaient expliqué que c’était normal en temps d’incertitude économique.

Dans des périodes comme celle-là, les particuliers ne cherchent pas à investir, mais préfèrent se constituer une réserve financière.

C’est d’ailleurs pour cette raison que le livret A a été fortement plébiscité durant le cantonnement. De plus, les SCPI ont indiqué qu’il n’y a eu que très peu de retraits, signe que les sociétaires maintiennent leur confiance dans ce moyen d’épargne. Et pour cause, ces derniers viennent de recevoir les dividendes qui leur sont dus.

Les SCPI disposaient aussi d’une carte maitresse, le report à nouveau (RAN). Ce dispositif constitue une réserve de capital dans laquelle le véhicule de placement peut piocher en cas de grandes difficultés financières.

Une stratégie payante

Les professionnels du secteur avaient annoncé une vague d’impayés concernant les loyers, mais il n’en est rien. Les SCPI ont indiqué que le taux de recouvrements des loyers frôle les 80 %. Cela est en majeure partie dû à la stricte sélection de clients prônée par l’outil d’épargne.

Cependant, il est à noter que cette statistique varie en fonction du secteur. Pour la restauration et l’hôtellerie par exemple, environ la moitié des locataires n’ont pas pu su s’acquitter de leurs loyers.

D'ailleurs, les sociétés de gestion prévoient de revoir leur stratégie et de plébisciter les SCPI dits diversifiés. Ces dernières ayant affiché une superbe performance durant le second trimestre.

Les gestionnaires d’actifs immobiliers n’ont pas chômé durant la période de confinement durant laquelle elles ont fait des acquisitions immobilières pour un montant de 3,5 milliards d’euros dont la majorité se trouve en France et en Allemagne. Ces enseignes de gestion souhaitent d’ailleurs, étendre leurs activités en investissant davantage dans des parcs immobiliers à l’étranger.

Pour ces investissements, les SCPI ont délégué la tâche à des professionnels de l’immobilier qui sont plus aptes à juger les offres.

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