mardi10novembre
Vue de dessus d'une femme travaillant à domicile

La tendance des salariés à plébisciter le télétravail a laissé entendre à certains professionnels du secteur que cette alternative pourrait se généraliser. Un scénario improbable qui pourrait pénaliser l’investissement en actifs immobiliers. Une enquête a été menée pour juger de la situation et évaluer les risques pour ce véhicule de placement.

L’avènement de la pandémie du covid-19 a obligé des millions de salariés à exercer leur travail depuis leur domicile. D’ailleurs, des employés y ont pris gout et continue d’officier de chez eux. Cette tendance pourrait s’installer durablement et sonner ainsi le glas du travail en présentiel. Cette éventualité pourrait être préjudiciable aux SCPI de bureaux, comme le soulignent certains professionnels du secteur.

D'ailleurs, certaines entreprises envisagent sérieusement cette possibilité qui leur permettrait d’alléger les charges en économisant sur les loyers. Ce scénario, bien que probable, n’a pour le moment que très peu de chances de se réaliser, mais l’investissement en actifs immobiliers doit en tenir compte.

Un scénario improbable

De plus en plus de salariés plébiscitent le télétravail, une tendance qui a mené les experts de l’immobilier à se demander si l’on n’assisterait pas à une révolution des modes de travail. Et si dans un futur proche, les bureaux étaient désertés ? Après tout, cela ferait une source de dépense en moins pour les employeurs, mais à en croire d’autres professionnels de l’immobilier, c’est peu probable. À Vincent Arnaud, cofondateur de Symphony Partners, une entreprise spécialisée dans la location de bureaux partagés, d’expliquer :

Beaucoup d'entreprises ne songent pas forcément à réduire l'espace occupé, mais plutôt à le repenser et le réadapter au monde d'aujourd'hui. Revoir à la baisse le taux d'occupation et in fine baisser la jauge de collaborateurs présents à un instant T nécessite une réflexion globale. Une dose de flexibilité est nécessaire. Il faut organiser les règles du télétravail, repenser l'aménagement des bureaux…

Vincent Arnaud

En outre, la transition vers le télétravail est possible, mais nécessite une correction forte, une condition inenvisageable en période de crise économique. Cette mue est d’autant plus improbable, car il a été prouvé que le manque d’interactions sociales nuit à la productivité.

Il va falloir s’adapter

La désertion totale des bureaux a pour le moment peu de chances de se réaliser, les professionnels du secteur optent plutôt pour une alternance entre présentiel et télétravail. Cela entrainerait les chefs d’entreprise à réduire leur espace de travail, une éventualité pas forcément préjudiciable pour les Sociétés civiles de placement immobilier. Il est à rappeler que l’un des atouts de ce véhicule de placement réside dans sa clientèle diversifiée. Ainsi, ils peuvent ainsi reconvertir ces nouvelles surfaces disponibles.

Il serait donc faux de dire qu’un recours au télétravail sonnerait le glas de ce plan d’épargne. D’ailleurs, ces sociétés de gestion avaient déjà annoncé qu’ils comptaient limiter l’acquisition de bureaux pour investir davantage dans les SCPI dits diversifiés.

De plus, il est à noter que la pierre papier spécialisée dans les bureaux a réalisé une excellente performance durant le second trimestre, et ce, malgré la pandémie du covid-19. En effet, sur cette période plus de 80 % des loyers ont été perçus.

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