jeudi03septembre
un couple en train d’emménager

Une manœuvre financière fait grand bruit en ce moment. En effet, il semblerait qu’il soit possible de demander un prêt bancaire afin de financer un plan d’épargne. Les bénéfices tirés de ce dernier serviront dans un premier temps à rembourser le crédit, ce qui fait que le souscripteur n’investit pas ses fonds personnels.

Le contexte d’incertitude économique actuel inquiète les épargnants quant à savoir où placer leurs économies. Les outils d’épargne, tels que l’assurance-vie et le livret A sont des solutions envisageables, mais leur faible rentabilité n’a pas de quoi séduire les souscripteurs qui recherchent un placement avec un meilleur rendement. Les SCPI semblent ainsi être une meilleure option, d’ailleurs il est possible d’emprunter à sa banque afin d’investir dans la pierre papier.

Les bénéfices tirés de ce véhicule de placement serviront ensuite à rembourser le prêt. Une manœuvre intéressante qui semblerait également sécurisée à première vue. Quoi qu’il en soit, il faut tout de même se méfier des risques potentiels, comme a tenu à le rappeler Frédéric Haven, président de Norma Capital.

Une valeur sûre, mais attention quand même

Les SCPI sont en plein essor durant ces 10 dernières années. Ils proposent un taux d’intérêt défiant toute concurrence, pouvant aller jusqu’à 6%. Et malgré la crise survenue il y a peu de temps, ayant ébranlé toutes les structures économiques, leur rentabilité n’a que très faiblement diminué, en passant à 3,9%. Ce véhicule de placement vient d’ailleurs de verser les dividendes qui leur sont dus, à ses associés.

Force est toutefois de rappeler que les sociétés civiles de placement immobilier représentent avant tout un investissement dans la pierre, un secteur qui a été énormément impacté par la crise. Elles ne sont donc pas à l’abri d’une éventuelle faillite.

Faire appel à un crédit pour y investir est on ne peut plus tentant, mais le risque d’endettement persiste. C’est pourquoi il convient de bien analyser la situation avant de se lancer. À savoir que ce type d’emprunt est défini comme un prêt à la consommation et donc plus cher qu’un prêt immobilier traditionnel, les intérêts à payer sont donc plus conséquents.

Une manœuvre qui peut marcher, mais à prendre avec des pincettes

Les intérêts peuvent être ensuite remboursés via les dividendes versés par les sociétés de gestion ou par les revenus de l’emprunteur. Mais dans l’éventualité où le rendement des SCPI venait à diminuer, et que le souscripteur n’est plus en mesure de s’acquitter de ses dettes, il devra alors céder une partie ou la totalité de ses parts d’investissements à son créditeur.

Si ce scénario se produit peu après l’emprunt, le sociétaire aura donc perdu les frais de souscription versés auprès de la société de gestion, comptant généralement pour 10 à 12% de la somme totale investie, plus les intérêts dus à la banque.

Dans le cas où les fonds personnels du sociétaire seraient impliqués, et qu’il deviendrait endetté, la meilleure solution restera de vendre les parts de SCPI qu’il a obtenu. Néanmoins, plus le levier bancaire au niveau de la société de gestion est élevé, plus les arbitrages seront conséquents, synonymes d’un plus grand déficit.

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