vendredi19février
Vue extérieure d'appartements modernes.

Durant le second trimestre 2020 marqué par la crise sanitaire, l’investissement dans la pierre papier a drastiquement chuté. Une situation qui contraste avec les levées de fonds record enregistrées aux trois premiers mois de l’année. À noter toutefois que les décollectes varient en fonction des sociétés. Et dans tous les cas, il semblerait que le bilan soit plutôt positif.

Ces dernières années, les SCPI commencent à séduire de plus en plus d’épargnants. La raison de ce succès ? Ce véhicule de placement propose une rentabilité défiant toute concurrence à hauteur de 4 % environ. Un taux nettement supérieur à ceux proposés par les plans d’épargne, l’assurance-vie ou encore les livrets réglementés. Qui plus est, ces sociétés immobilières se targuent d’avoir un modèle économique apte à résister à n’importe quelle crise.

En outre, elles assurent de verser les dividendes promis à ses sociétaires même en temps de sinistre. Mais au deuxième semestre 2020, ces derniers se sont montrés plus méfiants à cause de la persistance pandémie du covid-19.

Tout va bien, il semblerait…

Les SCPI proposent les taux d’intérêt les plus élevés du marché de l’épargne et de l’investissement. Mais à cause de la crise sanitaire, les épargnants ont préféré freiner leurs placements. En effet, après des collectes record au premier trimestre 2020, estimées à plus de 2,56 milliards d’euros selon le bilan officiel publié par l’ASPIM, les levées de fonds ont accusé une chute vertigineuse au trimestre suivant.

Aux détracteurs de cet outil de placement de pointer du doigt le manque de fiabilité des gestionnaires d’actifs immobiliers. Pour autant, la situation serait beaucoup moins catastrophique que le laissent entendre les mauvaises langues.

Les directions des SCPI ont indiqué que ce recul de collectes est tout ce qu’il a de plus normal. Elles ont en effet fait remarquer qu’en temps de crise, les particuliers cherchent prioritairement à se constituer une réserve financière et non à faire fructifier leur argent.

D’ailleurs, elles ont souligné le fait que durant le second trimestre 2020, on n’a enregistré que très peu de retraits, témoignant du fait que les sociétaires maintiennent leur confiance en ce véhicule de placement.

De plus, cette chute des collectes n’a que très peu impacté le taux d’intérêt qui continuait de frôler les 4 % en cette période.

Des décollectes variables

Pour vérifier l’état de santé de la pierre papier durant le second trimestre 2020, on a passé au crible les performances des 10 premières SCPI ayant une capitalisation de 29 milliards d’euros à la fin de l’année 2019. Seule l’une d’entre elles a enregistré une décollecte au second trimestre 2020.

Il s’agit de la SCPI Elysées Pierre qui accuse une diminution des levées de fonds à hauteur de 11 millions d’euros comparés aux 69 millions d’euros perçus au premier trimestre 2020. On peut dire que la décollecte n’aura été que très légère, globalement.

Pour les SCPI cumulant une plus faible capitalisation, toutefois, la situation est plus inquiétante. Ne serait-ce que de constater ce qui se passe chez Accimmo Pierre de BNP Paribas REIM. La collecte réalisée a été divisée par 9 au T2-2020 par rapport au T1, passant de 254 millions d’euros à 28,4 millions d’euros. Il en va de même chez Sofidy qui a vu les acquisitions d’actions fondre de 78 % entre le premier et le second trimestre de l’année écoulée.

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