jeudi25février
Chute d’un prix d’immobilier.

Au deuxième trimestre 2020, une chute des collectes des actifs immobiliers a pu être constatée. Une situation qui a laissé entendre à certains professionnels du secteur que c’était la preuve d’un manque de fiabilité de ce véhicule de placement. Il semblerait toutefois que ce support d’épargne s’en soit quand même plutôt bien sorti l’année dernière.

Le début d’année rime toujours avec rétrospectives et perspectives d’avenir concernant un projet ou un produit. Les SCPI n’en font pas exception. Il n’est plus à redire que l’an dernier avait bien commencé elles, ne serait-ce que d’analyser le premier trimestre 2020 pendant lequel ces sociétés de placement immobilier ont enregistré des collectes records.

Mais leur élan a été brutalement stoppé par la pandémie du covid-19 et la crise qui s’est ensuivie. En conséquence de quoi, les trois mois suivants, elles ont établi un nouveau record, mais cette fois-ci, il s’agira du plus bas niveau de collectes jamais enregistré en une décennie.

Toujours est-il que durant le troisième trimestre, les levées de fonds ont affiché une légère hausse, bien qu’elles aient été restées bien en dessous du niveau auquel la pierre papier était habituée ces deux dernières années.

Une chute des collectes compréhensible

Bien qu’il y ait eu une chute des collectes au second trimestre 2020, les SCPI se sont montrées confiantes. En effet, leurs dirigeants ont indiqué que c’était une situation normale en temps de crise : les épargnants ne cherchent pas à faire fructifier leur argent, mais plutôt à se constituer une réserve en cas d’imprévus.

D’ailleurs, leur taux d’intérêt frôlait les 4 % sur cette période, alors que les autres véhicules de placement ont dû revoir à la baisse leur rentabilité. Certains gestionnaires d’actifs envisageaient même de proposer un taux négatif avant que l’État n’intervienne.

Qui plus est, la pierre papier n’a pas rencontré de difficultés financières majeures en dépit des sombres prédictions des professionnels du secteur concernant les loyers. En effet, l’observatoire des SCPI de Linxea a précisé que :

Même au plus fort de la crise, le taux de récupération des loyers s'est avéré rassurant avec une moyenne de 78 % lors du second trimestre - même si l'impact n'a pas été le même pour tous les secteurs - avant de peu à peu revenir à la normale sur les derniers trimestres de 2020.

On peut donc dire que les SCPI s’en sont plutôt bien tirées même s’il convient d’admettre que les différents segments ont été inégalement impactés par la crise sanitaire.

Le bilan des différents segments

En dépit du télétravail, la plupart des entreprises ont continué de fonctionner normalement, ce qui explique qu’elles aient pu s’acquitter de leurs loyers. Néanmoins, le bilan n’est pas le même pour les différents secteurs des SCPI.

Les sociétés de placement immobilier ciblant le secteur du commerce font, par exemple, état d’une baisse moyenne de 18 % des loyers. En conséquence de quoi, elles ont dû diminuer leur taux d’intérêt à hauteur de 3,80 %. Concernant les SCPI diversifiées, l’observatoire Linxea rapporte une légère diminution de 7,86 % des loyers.

L’impact sur la rentabilité aura ainsi été moindre. D’ailleurs, elle se chiffrait à 4,69 %. En revanche, le bilan aura été plus lourd pour les SCPI d’hôtellerie. À l’issue de l’année 2020, leur rentabilité a chuté à 2,27 %. Mais compte tenu de la conjoncture actuelle, ce taux reste tout de même appréciable.

Ce sont les SCPI spécialisées dans la santé et dans la logistique qui s’en étaient les mieux tirées l’année dernière. Selon le rapport de Linxea, elles ont délivré un rendement supérieur à 5 % en 2020.

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