mardi06avril
Main d’un homme protégeant les pièces empilées et modèle de maison sur le petit Seesaw en bois

À l’issue de l’année 2020, l’investissement en actifs immobiliers s’en est plutôt bien sorti, ayant continué de proposer un taux d’intérêt de 4 %. Selon les professionnels du secteur pourtant, ce véhicule de placement ne pourra pas échapper aux effets de la crise sanitaire, sur le long terme. Ceux-ci devraient notamment se traduire par une baisse des loyers.

Ces dernières années, les sociétés civiles de placement immobilier ont eu le vent en poupe et se targuaient même d’avoir un modèle économique apte à faire face à n’importe quelle crise. L’année 2020 aura été pour elles l’occasion d’en faire la preuve. Il s’est avéré qu’en dépit du fait que les SCPI aient dû revoir leur taux d’intérêt et que le rendement de certains de ses segments tels que le tourisme et l’hôtellerie ait été divisé par deux, globalement on peut dire qu’elles ont su résister à la crise sanitaire.

Toutefois, à en croire les estimations de nombreux professionnels du secteur, les effets de la pandémie sur ce support d’investissement devraient, à la longue, se faire ressentir.

Une bonne année 2020

En 2020, les SCPI ont diminué leur rentabilité à 4 %. Un taux d’intérêt qui demeurait pour autant largement supérieur à ceux proposés par les moyens de placement les plus courants, tels que le PEL, l’assurance-vie ou encore le livret A, ses principaux concurrents.

De plus, contrairement aux prévisions de nombreux observateurs, la vague d’impayés sur les loyers n’a pas eu lieu. En effet, les SCPI ont indiqué avoir collecté plus de 75 % des loyers. Un succès qui ne rend pas moins fier Christian de Kerangal, le directeur général de l’Institut de l’épargne immobilière et foncière, qui a tenu à souligner que :

Les SCPI n'ont pas eu à piocher dans le report à nouveau et dans les plus-values non distribuées, qui sont deux matelas de liquidités possible en cas de baisse leurs recettes.

Christian de Kerangal

La pierre papier s’en est sortie haut la main l’an dernier. Mais la donne pourrait changer en 2021. Comme l’indiquent les professionnels du secteur, l’échéance de remboursement des prêts accordés aux entreprises se rapproche. Or, bon nombre de ces dernières peinent encore à dégager une rentabilité et pourraient être dans l’incapacité de s’acquitter de leurs emprunts d’ici la date butoir. Cela pourrait les obliger à déposer le bilan. En conséquence de quoi, les SCPI pourraient avoir à faire face à une vague de vacance locative. Ce qui, de fil en aiguille, diminuerait grandement les loyers qu’elles collectent.

Une baisse des loyers et des prix

Certaines entreprises pourraient faire faillite d’ici les prochaines années, voire les prochains mois. Hormis la diminution conséquente des collectes de loyers, cela pourrait aussi mener à une baisse des loyers. En effet, une vague de vacance locative entrainerait une suroffre. Et comme le veut la loi de l’offre et de la demande, plus l’offre est élevée plus le prix diminue, un scénario on ne peut plus probable, d’après le président de Perial, Éric Cosserat. D’ailleurs, il a indiqué que :

On anticipe un réajustement des loyers de 3 % par an, soit un recul de l'ordre de 10 % sur trois ans.

Éric Cosserat

Ce sont les SCPI ayant investi dans des biens immobiliers régionaux et périphériques qui présentent le plus de risque d’être confrontées à cette tendance baissière. Et pour cause, c’est dans ces zones géographiques que l’on trouve de nombreux TPE et PME, les entreprises les plus fragilisées en ce moment.

Possible autre effet de la crise sanitaire sur le long terme : une diminution du prix des parts de certaines SCPI, notamment pour les segments de commerce et de l’hôtellerie. C’est cependant une bonne nouvelle pour les particuliers qui souhaiteraient investir dans la pierre papier. En effet, ils pourront acquérir des actifs à moindre coût.

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