mardi23février
Pile de pièces sur les billets en euros.

Malgré les sombres prédictions de ses détracteurs, la pierre papier n’a été que très peu impactée par la crise sanitaire, continuant de proposer des taux d’intérêt frôlant les 4 %. Aux observateurs d’indiquer, d’ailleurs, que ce véhicule d’épargne n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui. Une affirmation quelque peu erronée puisque, depuis 20 ans, leur rendement affiche une tendance baissière.

Les Sociétés civiles de placement immobilier ou SCPI connaissent aujourd’hui un franc succès, surtout depuis la pandémie du covid-19 où ce véhicule de placement a su démontrer sa capacité à résister à une crise. Elles ont, en effet, continué de proposer une rentabilité autour de 4 %, quand les autres outils de placement ont dû revoir à la baisse leur taux d’intérêt. Il se murmurait même que le livret A envisageait de proposer une rentabilité négative.

Ces gestionnaires d’actifs se sont ainsi affirmées comme une valeur sure, avec un taux d’intérêt défiant toute concurrence. Néanmoins, depuis 1990 et au début des années 2000, leur rentabilité s’est nettement effritée.

Une rentabilité à la baisse

Le rendement des SCPI affiche un net recul au cours des deux dernières décennies. Un site de comparaison d’offres de placement immobilier a d’ailleurs noté que de 1989 à 2019, le rendement de ce support d’investissement s’estimait en moyenne à 6,1 % par an. Si en 1999, leur rentabilité s’élevait à 8 % par an, en 2020 elle est descendue à 4 %, un taux qui reste toutefois supérieur à ceux de ses concurrents.

Il convient de rappeler le mode de fonctionnement d’une SCPI. Les contribuables y placent leur épargne, ou du moins une partie, ils deviennent ainsi des actionnaires de la société de placement. Cette dernière va ensuite se servir de ces fonds pour acquérir un bien immobilier et le proposer à la location.

L’avantage ici, pour les épargnants, est d’être exempté des tâches administratives, car tout est géré par la société gestionnaire : de la recherche de locataire aux contrats de bail.

Les actionnaires n’ont donc qu’à investir et attendre le versement des dividendes qui leur sont dus. À ce propos d’ailleurs, la distribution est calculée à partir des fonds placés initialement ainsi que des taux d’intérêt sur un an.

Pour illustrer l’investissement dans une SCPI : si une personne y a placé 100 euros en 1988 et qu’il a n’a jamais retiré ses intérêts, mais les a investis trimestre après trimestre, son capital s’élèverait à hauteur de 466 euros en 2019. Il aura, de ce fait, multiplié ses fonds de départ par 4,6.

Une faible variation des parts

Un autre intérêt à investir dans les SCPI est leur capacité à garder une certaine stabilité au niveau des prix d’acquisition de parts, ce qui est très pratique si l’épargnant souhaite retirer ses fonds ou enchérir son investissement. En effet, la variation des parts reste assez limitée, même sur une longue période. Selon les calculs faits par des experts dans le domaine, en moyenne sur 30 ans, ce coût d’achat n’évolue que de 0,55 % par an en moyenne, sur 30 ans.

En outre, si un actionnaire souhaite se retirer de l’affaire, il pourra récupérer la totalité de sa mise de départ, sans compter les dividendes qu’il aura déjà perçus. Dans l’autre sens, si un épargnant souhaite investir davantage, il n’aura pas à payer un surplus exubérant.

Toujours est-il que si un sociétaire souhaite se retirer, il devra parfois attendre plusieurs mois avant de recevoir son argent.

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