lundi21août
Enseigne de la Banque Postale

Sur les six premiers mois de l’année, les résultats de la Banque Postale ont été limités par le coût onéreux de la rémunération des livrets d’épargne règlementés. Les revenus semestriels de l’établissement ont diminué de 5,6%. Ses revenus d’intérêt et son résultat d’exploitation ont baissé respectivement de 14,8% et de 26,6%. Malgré tout, la banque réussit à engranger un résultat net de 367 millions d’euros, en croissance annuelle de 1,7%. Gros plans !

À cause la faiblesse actuelle des taux, les épargnants manifestent davantage d’intérêt pour le Livret A, le PEL (Plan d’épargne logement) et le LEP (Livret de développement populaire). Cette situation joue en défaveur de la Banque Postale qui aspire à dégager un résultat net d’un milliard à l’horizon 2020.

Au premier semestre dernier, l’établissement a en effet dû supporter le coût de la rémunération très avantageuse de ces produits d’épargne. Outre cela, la filiale de La Poste a particulièrement pâti des dispositions prises par la Caisse des Dépôts quant à la réduction du coût de gestion de ces fonds.

Concrètement, l’enseigne a été contrainte de récupérer environ 4 milliards d’encours de LEP qui jusqu’à présent était logeait au Fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts.

Résultat, elle a été obligée d’absorber le coût de rémunération des épargnants associés. Or, le taux du LEP, actuellement à 1,25%, est absolument hors marché.

Les répercussions sur l’activité de l’établissement

À l’image de la totalité des établissements bancaires français, la Banque Postale a, depuis le début de l’année, connu une diminution de 10 points de base de sa commission de collecte des dépôts règlementés.

L’établissement a toutefois été particulièrement affecté par ces changements du fait qu’il est moins diversifié que les autres enseignes bancaires. Depuis le premier trimestre, les revenus d’intérêt de la filiale de la Poste ont reculé de 14,8%, s’établissant à 1,44 milliard d’euros.

Globalement, l’établissement a vu son résultat d’exploitation dans ses activités aux particuliers (banque de détail et banque privée) chuter de 26,6%, basculant à 309 millions d’euros.

Dans ce cadre, la Banque Postale entend effectuer un suivi rigoureux de la réforme du régime de centralisation décidée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Les résultats de l’établissement restent en croissance

Malgré le fait qu’elle ait été obligée d’encaisser le coût onéreux de la rémunération des livrets épargne, la Banque Postale affiche des résultats en progression.

En premier lieu, les revenus semestriels (produit net bancaire) de l’établissement, évalués à 2,8 milliards d’euros, diminuent en glissement annuel (-5,6%), mais il faut néanmoins souligner que ceux observés l’an dernier avaient bondi suite à la cession des titres du groupe dans Visa.

Pour ce qui est du résultat net du groupe, il croit de 1,7% pour s’établir à 367 millions d’euros. Cette hausse peut être expliquée par la diminution de l’assiette fiscale de l’enseigne mais également par l’accroissement des revenus réalisés sur les participations du groupe dans CNP Assurances et dans AEW Europe.

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