vendredi25août
Capture du site de KBC

Malgré les taux d’intérêt qui sont au plus bas, le groupe financier belge de banque et d’assurances KBC réussit à engranger au deuxième trimestre dernier un bénéfice net en progression, évalué à 855 millions d’euros. Les dépôts effectués au sein de l’établissement ont également augmenté (+8%) et d’une manière plus significative que les crédits (+3%). Détails !

Dans la conjoncture économique actuelle marquée par la faiblesse des taux et de l’inflation ainsi que par l’appréciation de l’euro, le groupe de bancassurance KBC réussit de nouveau à réaliser des « revenus solides ».

Au second trimestre dernier, l’établissement dégage en effet un « résultat exceptionnellement robuste » de 855 millions d’euros, soit largement plus que les prévisions de l’agence Bloomberg qui étaient de 730,5 millions d’euros.

L’établissement indique que le trimestre a été marqué

par un total des revenus solides et par d’importantes libérations de réductions de valeur sur crédits (78 millions d’euros), portant le résultat net pour le premier semestre à 1,485 milliard d’euros, soit un tiers de plus que les 1,1113 milliard d’euros enregistrés au premier semestre 2016.

KBC.

Un surplus de liquidités

En dépit des taux historiquement bas, KBC affiche une hausse considérable de 8% des dépôts effectués chez elle.

Il faut indiquer que cette situation est également observée chez les autres enseignes bancaires belges. La hausse des dépôts au sein des banques est en effet plus importante que celle des crédits (+3%). Une question se pose alors : où sont placés les surplus de liquidités ?

Johan Thijs, CEO de KBC, explique, lors d’une conférence de presse, qu’ils sont essentiellement acheminés vers la Banque centrale européenne et qu’une partie est injectée dans des activités de trading. Le banquier affirme :

en Belgique, c’est clair que cela nous coûte de l’argent.

Johan Thijs.

Les livrets bancaires restent des produits appréciés par les épargnants

Lors de la conférence de presse, une autre interrogation a été soulevée : pourquoi les livrets d’épargne, dont les rendements sont négatifs si l’on prend en compte le niveau d’inflation, suscitent-ils toujours l’intérêt des épargnants ? Johan Thijs compare les livrets à un « coffre-fort », utilisant le terme « parkeerplaats ».

Le CEO souligne toutefois que les Belges sont dorénavant plus enclins à investir également dans des supports alternatifs tels que les fonds d’investissement.

Le banquier estime par ailleurs que la récente décision du gouvernement de réduire l’avantage fiscal sur les livrets ne devrait pas affecter de manière radicale le comportement des épargnants. Il explique :

c'est déjà une première initiative, mais les taux sont tellement bas qu’elle n’est pas perceptible pour l’épargnant.

Johan Thijs.

Johan Thijs prévoit en outre que d’ici 2018, la BCE ne devrait pas modifier considérablement sa politique monétaire. L’expert s’attend à ce que la faiblesse des taux d’intérêt persiste encore durant quelques mois.

La pression sur les marges d’intérêt va se maintenir. Ce qui nous incite à chercher des sources de revenus qui ne sont pas impactées

Johan Thijs.

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