vendredi11août
Réflexion sur l'épargne

Les Français sont des épargnants de nature. Si les raisons qui les poussent à économiser de l’argent diffèrent suivant les objectifs qu’ils se sont fixés, garantir un avenir serein est toujours la principale cause des placements financiers. Une des raisons pour lesquelles les livrets d’épargne réglementés sont plébiscités par les épargnants étant donné que ce sont des placements sûrs et stables.

La conjoncture économique instable et l’expansion du nombre des chômeurs génèrent une incertitude sur l’avenir. C’est un motif suffisant pour se constituer une épargne sûre.

Étant donné leurs spécificités, les épargnes réglementées telles que les livrets d’épargne A, les Livrets de Développement Durables et Solidaires (LDDS) et les Livrets d’Épargne Populaire (LEP) se distinguent des autres placements par leur stabilité.

Bien qu’elles soient moins rémunérées du fait d’un taux de rendement bas, elles restent les préférées des Français, et génèrent actuellement une économie de 406 milliards d’euros.Toujours est-il que le nombre de livrets diminue considérablement depuis deux ans, et que cette baisse risque de se répercuter sur les projets qu’elles financent.

Les fonds déposés financent le logement social

Les livrets A, les LDDS, les LEP, le Plan Épargne Logement (LEP) constituent les épargnes réglementées, dont les conditions de fonctionnement sont fixées par l’État.

À la fin de l’année 2016, les fonds qui y ont été collectés s’élevaient à 406 milliards d’euros. Cette somme est entreposée dans un fonds d’épargne par la Caisse des Dépôts. Une partie sert à financer des projets tandis qu’une autre est mise à la disposition des épargnants pour des éventuels retraits.

Les livrets réglementés soutiennent financièrement le logement social. L’année dernière, une somme de 182 milliards d’euros a été déployée pour réaliser 108 000 constructions de bâtiments ou acquisitions de logements sociaux, et 311 000 réaménagements. En outre, 1,2 milliard d’euros ont été prêtés au gouvernement pour des hébergements d’urgence.

Enfin, malgré sa qualification de placement stable, 72 milliards d’euros des économies déposées sur ce type d’épargne sont investis en actions et obligations qui s’avèrent plutôt risquées.

Une baisse continuelle du nombre de livrets

En fin décembre 2016, le nombre de livrets d’épargne A est chiffré à 55,8 millions. En comparant les livrets ouverts de l’année précédente, on a constaté une baisse de 5,6 millions. En effet, si le livret A est toujours apprécié des Français, son taux de rémunération qui se trouve à un niveau historiquement bas le rend moins attractif.

En effet, ce dernier a été maintenu à 0,75% depuis deux années successives et aurait dû être révisé à la hausse ce mois-ci.

Le taux de rendement de ce type de livret est déterminé par une formule qui tient compte des taux monétaires présents sur le marché et du taux d’inflation. La Banque Mondiale reconnait que :

Son application mécanique aurait pu conduire à relever, au 1er août 2017, le taux de 0,75 % à 1 %.

Banque Mondiale.

En tout état de cause, la valeur de ce dernier sera préservée jusqu’à février 2018. Puisque le taux d’inflation actuel, évalué à 0,70%, la rentabilité du livret A est réduite à 0,05%. Sauf que c’est mieux que de conserver l’argent sous un matelas.

La modique rémunération de cette épargne n’est pas la seule cause de la diminution des souscripteurs. La loi Eckert mise en application en 2015, qui vise à débloquer les fonds placés sur des comptes bancaires inactifs ou des livrets dormants. À noter que depuis 5 ans, on compte environ 6 millions de livrets A en déshérence.

Leurs encours sont évalués à 8,7 milliards d’euros. Le principe de ce dispositif est de transférer les sommes présentes dans les comptes inactifs à la Caisse des Dépôts et consignations (CDC). En cas de décès du titulaire, l’établissement bancaire recherche ses héritiers et lui délègue le fonds épargné.

Malheureusement, les recherches paraissent moins priorisées par les banques car en 2016, seuls 1 600 comptes représentant 106 000 euros ont fait l’objet de restitution auprès des ayants droit.

Or, 5,5 millions de comptes bancaires inactifs, dont 87% sont des livrets d’épargnes ont été transférés à la CDC si bien que cette dernière a pu percevoir une somme de 3,7 milliards d’euros à la fin de l’année 2016.

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