jeudi14décembre
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Pour satisfaire en même temps les établissements bancaires français, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et les organismes d’habitations à loyer modéré, l’État a opté pour le maintien du taux du Livret d’épargne A à 0,75% jusqu’à la fin du mois de janvier 2020. Plusieurs banques et ménages peuvent cependant s’en trouver pénalisés.

À l’époque actuelle, les divers acteurs économiques, dont l’évolution tourne autour du livret d’épargne réglementé le plus répandu en France, sont en pleine tension : les banques, la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) ainsi que les institutions dédiées aux logements sociaux veulent toutes en tirer des profits.

Le gouvernement a alors décidé de fixer le rendement de ce support d’épargne en guise de compromis et d’introduire un amendement au projet de loi de finances 2018.

Cette réforme risque toutefois de pénaliser certaines enseignes bancaires, notamment la Banque Postale. Quant aux détenteurs de ce type de placement, ils subiront également les impacts de ce gel de taux.

Un amendement pour prohiber la surcentralisation des avoirs

La formule appliquée pour déterminer le taux du livret d’épargne A tenait toujours compte de l’inflation et des taux monétaires.

Or, l’écart entre ces indicateurs devient davantage important, du fait que les prix à la consommation ne cessent de progresser tandis que les taux de marché sont alourdis par le contexte de taux bas sollicité par la Banque Centrale Européenne. Les conséquences de la faible rémunération de ce support d’épargne sont toutefois très variables.

Si les organismes HLM, financés par les fonds déposés dans ce livret, se trouvent pénalisés, les établissements bancaires tentent d’affluer les dépôts venant des placements à la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations). Cette dernière, quant à elle, s’inquiète d’une exorbitante centralisation des avoirs, à raison de 120 milliards d’euros.

Afin d’y remédier, le gouvernement a mis en place des concessions, sous forme d’amendement dans le projet de loi de finances 2018. Outre la fixation du taux des livrets réglementés, le transfert des avoirs à la CDC sera limité à 60%.

À cet effet, les banques françaises seront obligées de conserver les 40% restants dans leurs bilans. Il existe cependant plusieurs établissements qui ont auparavant opté pour le transfert intégral des avoirs découlant des Livrets A et des Livrets de Développement Durable et Solidaire (LDDS), entre autres BNP Paribas, Crédit du Nord, LCL. Le gouvernement leur accorde un délai de 2 à 10 ans pour récupérer leurs liquidités.

La Banque Postale sera davantage concernée

Parmi les enseignes bancaires qui ont pratiqué la centralisation intégrale auprès de la CDC, la Banque Postale est la plus touchée par cette réforme étant donné qu’elle est la principale distributrice du Livret A depuis sa création. La somme qu’elle devra récupérer est estimée à 27 milliards d’euros, sans parler du coût de récupération qui s’élève à plusieurs millions d’euros.

Or, il est difficile de replacer ces liquidités à des taux de marché pouvant recouvrir le rendement de 0,75%. D’autant plus que 75% des dépôts reversés devront servir de financement aux PME en vue d’optimiser leur développement.

Suite à la publication de l’arrêté sur le gel du taux à 0,75% le 02 décembre dernier, la décision du gouvernement est formelle. Aucune évolution de la rémunération de cette épargne ne sera prévue jusqu’à la fin du mois de janvier 2020.

Cela en dépit de l’inflation qui s’est établie à 1,1%. Les détenteurs du Livret A pourront en être pénalisés étant donné que le pouvoir d’achat sur leur capital va diminuer de 0,35%, alors que les prix à la consommation risqueront encore de s’évoluer l’année prochaine. À titre d’exemple, un livret plafonné à 22 950 euros subira une perte de 80,325 euros sur son pouvoir d’achat.

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