lundi18décembre
concept d'épargne

Pour les épargnants qui veulent réaliser des actions sociales, il existe des placements leur permettant de gagner de l’argent tout en cédant une partie de leurs rendements à des associations humanitaires. Actuellement, bon nombre établissements bancaires proposent des options de partage sur leurs produits d’épargne. Cette catégorie d’épargne présente d’ailleurs plusieurs avantages. Focus !

Il est possible d’être solidaire sans pour autant débourser de l’argent. La solution est de souscrire une épargne de partage qui permet de céder tout ou une partie de ses rendements en faveur d’une association. De plus, ce type de financement est actuellement en pleine expansion à cause des banques qui en proposent davantage par le biais de leurs produits.

L’épargne de partage est constituée de divers fonds, qui sont placés en majorité dans des obligations afin de garantir la stabilité du soutien financier. Parmi ces fonds de placement, Faim et Développement Équilibre ainsi que Solidarité Habitat et Humanisme d’Amundi sont les plus sollicités.

L’épargne de partage affiche une forte recrudescence

D’après l’association Finansol, les encours des produits solidaires, des comptes à terme, des livrets, des fonds de partage et de certains contrats d’assurance-vie ont augmenté de 17% à la fin de l’année 2016, par rapport à l’année précédente. Ils étaient estimés à 1,18 milliard d’euros.

Cette progression est due aux actions des banques, telles que le Crédit Coopératif, La Banque Postale et la Société Générale, qui ont ajouté des options de partage sur leurs livrets d’épargne. La directrice générale de Finansol, Sophie des Mazery, explique que :

La forte hausse des encours s’explique par le succès croissant des livrets, qui représentent 70 % de l’épargne de partage. De plus en plus de banques ajoutent ainsi des options de partage sur leur livret A ou leur LDDS (livret de développement durable et solidaire).

Sophie des Mazery.

L’épargne de partage peut se présenter sous forme de fonds, dont une part des intérêts générés est reversée à des fondations. Ces fonds sont très variés, mais la plupart d’entre eux sont investis en obligations.

Ce type de support permet d’éviter les complications qui risquent de nuire aux investisseurs et aux associations bénéficiaires. Mathieu Azzouz, responsable de la gestion des fonds solidaires d’Amundi, affirme que :

Notre objectif est de maintenir autant que possible les dons aux environs de 400 000 euros par an, afin d’assurer un financement stable aux associations. Lorsque les taux d’intérêt sont très faibles, comme c’est le cas, nous pouvons distribuer aux investisseurs plus que les seuls coupons et dividendes perçus par le fonds pour maintenir ce financement, en distribuant également une partie de la plus-value réalisée par nos investissements.

Mathieu Azzouz.

Plusieurs banques de renom proposent des fonds de partage

Le Crédit Coopératif s’est associé avec CCFD-Terre Solidaire afin de lancer Faim et Développement Équilibre, qui présente 3 niveaux de risque. La performance de ce fonds de placement a augmenté de 2,4% cette année, à raison de 3,3% sur 12 mois.

Par ailleurs, la banque coopérative est la championne de l’épargne de partage grâce à son livret Agir qui détient des encours de 600 millions d’euros environ. Avec un taux brut de 1%, les intérêts découlant de ce type livret d’épargne peuvent s’élever jusqu’à 15 300 euros.

L’établissement bancaire propose une vingtaine d’associations parmi lesquelles l’épargnant peut choisir en vue de reverser la moitié de ses gains, entre autres Handicap International, Action contre la Faim ainsi que Terre et Humanisme.

Grâce à sa donation, le détenteur du livret peut profiter d’une réduction fiscale de 66% à 75% sur son revenu, en guise de compensation du rendement amoindri. Par ailleurs, Macif a récemment lancé son livret solidaire qui fonctionne pareillement que le livret Agir, d’autant que celui-ci est labellisé Finansol et offre un taux de rémunération de 1,25% brut, soit 2 000 euros d’intérêt. Sophie des Mazery précise que :

Le label Finansol, attribué à 35 produits de partage, garantit qu’au minimum un quart de la performance est reversé à une association. C’est l’assurance, pour le client, que son placement a un véritable impact.

Sophie des Mazery.

En outre, le Crédit Agricole, la Société Générale et LCL mettent à la disposition de leurs clients le fonds Solidarité Habitat et Humanisme d’Amundi, qui leur permet de léguer plus du quart de leurs profits à une association.

Avec une performance de 2,6% en 2017, il se démarque des autres placements par son financement d’entreprises solidaires. En effet, 5 à 10% de son actif y sont dédiés. Selon Mathieu Azzouz :

Le fonds distribué par LCL reverse 25 % des intérêts à l’association Habitat et Humanisme. Mais s’y ajoute le partage de 100 % des droits d’entrée, reversés par le réseau, et de 40 % des frais de gestion, reversés par Amundi.

Mathieu Azzouz.

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