lundi06février
Argent et tirelire

Ébranlée par la récente crise financière, la population cherche les meilleurs moyens pour sécuriser leurs épargnes ainsi que leurs investissements.

Après la crise financière, la société n’a plus eu la même perception du monde bancaire et des circuits financiers. La population se pose des questions sur le devenir de son investissement, mais aussi sur la sécurité et l’utilisation de ses épargnes. En tant que chargé d’études économiques, Nils Poussielgues collabore avec le professeur Céline Louche du Audencia Business School, afin de définir les meilleures solutions pour « investir responsable ».

Microcrédit, ISR ou finance solidaire, tant d’alternatives se présentent aux gens pour leur permettre d’effectuer un investissement responsable. Mais l’expression « finance responsable » semble, pour certains, être une association de mots peu évidente, étant donné que les effets de la crise financière mondiale de 2007-2008 ne se sont pas encore vraiment dissipés.

En effet, les marchés financiers sont en croissance permanente, et de nombreux acteurs financiers se sont retrouvés au bord de la dérive, si bien que le système financier a été remis en cause du fait du bouleversement engendré par cette situation.

Le financement solidaire pour un impact plus important

Investir, c’est aussi espérer, au bout d’un certain temps, récolter les profits de son investissement. Les épargnants se demandent davantage à quoi leur argent va servir, ou encore à quelle fin ils peuvent s’attendre par rapport à leur décision de placement. Aujourd’hui, l’on s’intéresse beaucoup plus à l’impact environnemental et social des choix que l’on prend dans le secteur financier.

En 2015, l’Investissement Socialement Responsable enregistre un chiffre de 746 milliards d’euros en France, et constitue de ce fait l’une des meilleures réponses aux attentes de la population, incitant ainsi la population à considérer l’investissement comme étant un « levier de changement ».

Mais si l’ISR repose sur l’esprit des investissements dans les grandes entreprises, les plus petites entreprises et les structures non cotées en bourses présentent un potentiel plus important en termes d’impact socio-environnemental. Ce qui rend la finance solidaire plus intéressante.

Il existe ainsi une multitude de projets prometteurs dans lesquels les épargnants peuvent effectuer des placements de manière solidaire. Le dernier baromètre de la finance solidaire en France a même attesté une augmentation de 24% par rapport à 2014.

Des chiffres enregistré pour ce secteur, dont l’encours d’épargne a atteint un montant de 8,46 milliards d’euros en 2015. Sur le plan international, l’investissement d’impact représente aujourd’hui 46 milliards de dollars.

Les épargnants deviennent des prêteurs

Les épargnants peuvent recourir à plusieurs modalités de la finance solidaire. Ils peuvent choisir entre le fait de financer et l’épargne de partage. Dans ce cas, l’on procède à un versement des intérêts d’épargne à une association ou à une entreprise solidaire. En optant pour ce choix, l’épargnant pourra bénéficier d’une réduction d’impôt, grâce à l’assimilation de ces intérêts à un don déductible d’impôt.

Pour effectuer un investissement solidaire, les épargnants vont alors effectuer des prêts en faveur des projets solidaires. Ils peuvent alors souscrire à des projets solidaires auprès de leurs banques, à l’exemple des fonds communs de placement solidaires. Les mutuelles présentent aussi ce type de produit, tel que le contrat d’assurance vie, le livret d’épargne, ou le dépôt à terme.

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