jeudi27juillet

Le taux appliqué aux livrets réglementés pourrait augmenter prochainement. Les épargnants trépignent d’impatience face à cette possibilité. Avec les changements qui vont être appliqués au niveau de la fiscalité de l’assurance vie, les épargnants se tournent vers les livrets réglementés. Ces derniers n’offrent pas une très bonne rémunération. Toutefois, ces livrets ne constituent aucun risque, un grand atout pour les épargnants.

Cette éventualité ravit un bon nombre d’épargnants qui voient en les livrets réglementés un futur placement favorable. En revanche, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) s’inquiète sur les impacts que pourrait avoir la hausse des taux de rémunération de ces livrets. Cet organisme gère environ 60% des capitaux placés dans les livrets réglementés.

Il les investit sur le marché financier, c’est-à-dire sur les actions et les obligations afin de générer des bénéfices garantissant la rémunération et la liquidité des placements.

Si le taux de rémunération au niveau de la clientèle augmente alors que le taux d’intérêt sur les investissements ne suit pas le mouvement, la CDC pourrait se trouver dans une situation difficile.

De plus, les banques qui, elles aussi, détiennent des placements réglementés seront amenées à pratiquer la « surcentralisation » si une telle situation se produit. Ce qui aggraverait davantage le problème pour la CDC.

Une conséquence inquiétante pour la CDC

La CDC est au service de l’intérêt général et du développement économique en France sur le long terme. Elle sécurise l’argent placé sur les livrets d’épargne qui représente environ 250 milliards d’euros actuellement.

Ces ressources lui permettent de financer sur le long terme des projets d’investissement de collectivités locales. Cet organisme investit aussi dans le logement social à part son implication dans les actions et les obligations.

Les missions de la CDC permettent de maintenir un équilibre financier sur le marché. Si cet équilibre venait à être chamboulé, il pourrait y avoir des conséquences néfastes. L’éventuelle hausse du taux réglementaire serait une circonstance capable de renverser cet équilibre. L’explication récapitulative de cette relation de cause à effet peut être démontrée comme suit.

Le taux appliqué aux livrets réglementés augmente. À cela s’ajoute l’afflux des valeurs plafond de ces livrets. Ce qui implique que les épargnants pourront économiser plus d’argents et recevoir plus de rémunérations.

Or, si les sommes placées dans ces épargnes sont trop élevées, la CDC peinerait à mobiliser ces ressources surtout parce que le marché de son investissement applique actuellement des taux d’intérêt bas.

En plus, les banques vont aussi lui transférer des fonds en excès venant de leurs placements réglementés selon la pratique habituelle. Il s’agit notamment du mécanisme de « surcentralisation ». Donc, même si la hausse du taux réglementé ravit les épargnants, la CDC est soucieuse vis-à-vis de la situation.

Les mesures envisagées pour contrôler la situation

Face à cette menace de déséquilibre, la CDC envisage de prendre certaines mesures. En premier lieu, un changement est nécessaire au niveau du système de surcentralisation.

Important Ainsi, la possibilité de transférer des fonds excédentaires vers la CDC va être restreinte, voire supprimée pour le reste de cette année.

Outre cette disposition, la CDC songe également à engager une procédure législative afin d’orienter partiellement autre part le choix de placement des épargnants. D’après une source proche de la CDC :

Le système est devenu beaucoup trop attractif pour la place financière. Conçu comme une pompe aspirante pour apporter des liquidités aux banques qui en ont besoin, il produit désormais l'effet inverse : il est devenu une pompe refoulante vers la CDC !

Les banquiers s’embarrassent aussi sur la question. Selon l’avis de l’un d’entre eux :

Une des options pourrait être de taxer le LDDS pour changer les comportements des épargnants.

Cette proposition est néanmoins invraisemblable, car le gouvernement n’est pas du même avis. Jusqu’à maintenant, il n’a jamais été question d’imposer les livrets A.

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