lundi31juillet
Documents financiers

Après deux ans de stabilité, le taux de rémunération du livret réglementé A et celui du Livret de Développement Durable (LDD) auraient dû être révisés à compter du mois d’août 2017. Or, ils seront maintenus à 0,75% pour le prochain semestre malgré les prévisions à la hausse du taux d’inflation pour les mois prochains. Quelles en sont les causes ?

Ces types de livret sont réglementés par l’État, ce qui veut dire que leur taux est fixé par le gouvernement, qui le révise deux fois par an. Dépendant de l’inflation et des taux de marché, ce taux est déterminé grâce à une formule prédéterminée.

Le résultat de ce calcul a défini une hausse du taux de rémunération au-delà de 1%. Cela n’a pas été le cas, car le ministère de l’Économie et des Finances a décidé de le maintenir à 0,75% jusqu’à février 2018. Une décision qui se porte sur la préservation du logement social, que le livret finance, et qui ne rend pas cette épargne moins attractive.

Comment est calculé le taux de rémunération du livret d’épargne A ?

Le taux d’intérêt du livret A est axé à l’inflation, tout en tenant compte des taux de marché monétaire. Ainsi, il est déterminé en comparant les valeurs du taux d’inflation, rehaussé de 0,25 point, et la moyenne entre l’inflation et la moyenne de l’Euribor 3 mois et l’Eonia. La valeur la plus importante sera prise en compte pour fixer le taux du livret réglementé.

Or, la formule précédente a été révolue à cause de la différence constatée sur le taux du livret et les taux de marché durant les dernières années.

Étant donné que le logement social est financé par les collectes du livret A, cet écart met en péril les ressources des établissements affectés au logement social, comme les Offices Publics de l’Habitat (OPH) ou les Entreprises Sociales pour l’Habitat (ESH).

Ainsi, en 2016, la majoration de 0,25 point n’aura pas lieu quand l’écart entre l’inflation et les taux monétaires excède 0,25. De plus, les indices utilisés lors de la comparaison entre l’inflation et les taux monétaires seront lissés sur six mois. Cela afin de prévenir un brusque changement – à la hausse ou à la baisse - du taux de rémunération.

Quoi qu’il en soit, ce taux aurait dû progresser à cause de du rebondissement de l’inflation en début de l’année. En effet, les prix à la consommation ont haussé de 1,4% en un an. Le taux du livret A aurait dû dépasser 1% en août.

Le taux restera inchangé pour le prochain semestre

Malgré l’application de cette formule, le gouvernement a son dernier mot sur la révision du taux du livret A. Or, il mise actuellement sur la construction de nouveaux logements sociaux qui sera contrariée si le taux de rémunération augmente.

A contrario, la réduction permet aux bailleurs sociaux d’effectuer plus d’économies pour réaliser leurs projets de construction. En outre, une éventuelle baisse de l’inflation pour le deuxième semestre de l’année 2017 a été prévue par le ministère de l’Économie et des Finances.

L’intérêt des ménages a donc pris le dessus, ce qui a conduit à la décision de maintenir le taux à 0,75% jusqu’au mois de février 2018.

Malgré ce taux laissé à un niveau historiquement bas, ce type de livret d’épargne demeure un placement sûr et rentable, du fait de sa défiscalisation. Les produits de cette épargne sont exonérés de l’impôt sur le revenu et sont insoumis aux prélèvements sociaux.

De plus, il est possible d’ouvrir un livret A pour chaque membre de la famille et épargner jusqu’à 91 800 euros pour un couple avec deux enfants. Grâce à ses atouts, la majorité des Français continuent d’apprécier les épargnes réglementées, qui ont pu collecter un montant total de 8,65 milliards d’euros en quatre mois.

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