mardi20juin
une tirelire une maison et des pièces de monnaie

Depuis l’année 2016, le baromètre dédié à l’évolution de l’épargne des ménages et publié régulièrement par la Banque de France, indique que le montant des collectes annuelles du Plan Épargne Logement accuse une baisse continuelle.

Les chiffres obtenus pendant les cinq premiers mois de cette année laissent entrevoir la poursuite de cette tendance. Mais, des mesures seront prises au bon moment si on tient compte de la stratégie du gouvernement actuel.

La plupart des analystes affirment que le principal élément d’explication de ce ralentissement est le taux de rémunération du PEL qui ne cesse de diminuer. En effet, la baisse du taux contractuel du PEL qui a commencé à s’accentuer depuis le mois de juillet 2016 et a engendré un changement de comportement d’épargne de la part des détenteurs de ce type de support.

Comme ils sont rationnels, les épargnants français sont très sensibles aux variations de rendement présentes sur le marché. La préférence pour la liquidité et la perspective de gains de plus en plus croissante dominent.

Toutes catégories confondues, les PEL ont pu rapporter à leur détenteur un taux d’intérêt de 2,73% en avril. C’est vrai que ce rendement est extrêmement élevé par rapport à celui obtenu à travers un autre support tel que le livret d’épargne, mais ce privilège est soumis à quelques conditions.

En d’autres termes, seuls les épargnants qui disposent d’un PEL souscrits depuis plusieurs années peuvent bénéficier d’une rémunération aussi conséquente.

Mais sachez que le PEL est un placement rassurant car depuis le début du mois d’août 2016, le gouvernement a décidé que son ouverture garantit à son détenteur un taux de rendement de 1% pendant toute la durée du contrat.

Que disent les chiffres ?

Bien que le taux de rémunération du PEL bénéficie d’une garantie, sa tendance à la baisse a eu un effet relativement négatif sur le montant de la collecte. En effet, pendant trois années successives (depuis 2014), le montant de la collecte du PEL a dégringolé d’un trimestre à l’autre. Si on se réfère aux statistiques de l’année 2016 ; au premier trimestre de cette année, ce produit d’épargne a encore pu attirer 5,5 milliards d’euros. Au deuxième trimestre sa valeur a baissé pour s’établir à 4,7 milliards d’euros. Elle est tombée jusqu’à 3,7 milliards d’euros à la fin de l’année.

Mais la Banque de France a pu déceler un bon signe depuis le mois d’avril. Pour être plus précis, le Plan épargne logement a enregistré une progression positive de l’ordre de 458 millions d’euros.

Durant les quatre premiers mois de l’année, la collecte nette globale a connu une légère reprise, mais qui dépasse rarement les 3 milliards d’euros.

Les autres produits d’épargne poursuivent leur embellie

Il faut reconnaître que depuis la chute du taux de rémunération du PEL, les épargnants ont misé sur les autres placements financiers afin d’améliorer leur situation.

En ce qui concerne le Livret A, il est toujours très prisé surtout depuis l’application de la nouvelle formule de calcul d’indexation de son taux d’intérêt. En effet, ce petit livret a pu enregistrer une collecte globale de plus de 7 milliards d’euros entre le mois de janvier et le mois d’avril. Mieux encore, les livrets bancaires classiques ont également le vent en poupe malgré une fiscalité assez dissuasive. En l’espace de quatre mois, la valeur de la collecte nette dédiée à ce support a dépassé les 11 milliards d’euros sur la même période.

En revanche, le Livret d’épargne populaire (LEP), qui est destiné aux ménages aux revenus modestes, a connu un flux négatif de collecte (-527 millions d’euros durant le mois d’avril).

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