mardi28mars
Un professionnel insérant une pièce de monnaie dans une tirelire en cochon

En l’espace de 15 ans, le nombre d’actionnaires en France a été divisé par deux. Une situation bien inquiétante qui, selon l’ANSA (Association nationale des sociétés par actions), pèse lourdement sur la croissance et l’économie française. Pour renforcer l’attractivité de l’actionnariat individuel, l’Association estime qu’il est indispensable d’alléger la fiscalité.

Selon les propos de l’ANSA, l’actionnariat individuel a considérablement chuté et éprouve certaines difficultés pour se relancer.

En 2015, le nombre d’actionnaires individuels est deux fois moins important que celui en 2000. Entre ces deux périodes, les actionnaires individuels sont en effet passés de 7,4 millions à 3,3 millions, ce qui a engendré un effondrement de 10% de la part des personnes physiques au capital des sociétés (contre un tiers à la fin des années 80). De fait, les Français dirigent plus leur épargne sur l’assurance-vie ou les livrets d’épargne que sur les titres cotés.

Selon l’Association, la situation est alarmante étant donné que cette chute libre de l’investissement actionnarial prive les entreprises de fonds propres, ce qui se répercutera de manière pérenne sur la croissance en France. C’est ainsi qu’elle invite à ce que des mesures soient prises rapidement dans son Livre Blanc intitulé « Agissons d’urgence pour la croissance ».

Une fiscalité défavorable

Selon l’étude de l’ANSA, le désintérêt à l’égard de l’actionnariat individuel est dû principalement à une fiscalité trop lourde.

L’Association accuse la fiscalité qu’elle qualifie d’instable et de dissuasive. La preuve, les prélèvements fiscaux et sociaux sur les dividendes sont de 59,1% en 2015 alors qu’ils n’étaient que de 39,4% en 1995. Les prélèvements sociaux sur les dividendes affichent une croissance galopante étant donné qu’en 25 ans, de 1991 à 2016, ils ont été multipliés par 13.

Sur les 4 258 milliards d’euros d’épargne des Français, seulement 13% étaient par conséquent dirigés sur les titres cotés (notamment sur les parts d’OPC), 37% sur l’assurance-vie (toujours investie en majeure partie sur des supports monétaires), 15% sur les livrets d’épargne réglementée et 16% sur les dépôts à vue.

Les mesures avancées par l’ANSA

En vue de ces faits, l’ANSA prône une modification de la fiscalité sur les dividendes. L’Association revendique notamment un modèle se rapprochant de ceux des autres pays européens en fixant un prélèvement forfaitaire de 25%, libératoire de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux.

Elle appelle également à ce qu’un prélèvement forfaitaire de 25% soit appliqué sur plus-values mobilières, incluant les prélèvements sociaux, pour les titres détenus depuis moins de cinq ans. Pour assurer la stabilité actionnariale, l’ANSA préconise une baisse progressive de l’imposition en guise d’accompagnement.

Enfin, l’unification des charges des entreprises sur l’actionnariat salarié à 8% et la création d’un PEA (Plan épargne en actions) Jeune dès 16 ans sont sollicitées par l’Association.

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