calcul et épargne

    Voilà maintenant six mois que le prélèvement forfaitaire unique a été instauré dans le cadre de la réforme sur la fiscalité de l’épargne. Cependant, le dispositif reste incompris par la plupart des épargnants, poussant ces derniers à ne jurer que par les produits qu’ils connaissent, à savoir l’assurance-vie et les livrets d’épargne.

    Les Français présentent un faible niveau en matière d’éducation financière. L’assureur Allianz avait réalisé une étude au début de l’année 2018. Celle-ci a montré que les épargnants en Hexagone étaient au dernier rang sur ce point à l’échelle européenne, devancés par ceux du Portugal et de l’Italie. In situ, cette situation se reflète à travers leur méconnaissance des produits d’épargne ainsi que leur fiscalité.

    L’institut Kantar TNS et le groupe BPCE ont également mené un sondage dont les résultats abondent dans ce sens. Devant leur impréparation aux changements de ces nouvelles règles fiscales, les Français font des choix moins judicieux en matière de produits d’épargne.

    Les Français sont attirés par les avantages fiscaux

    Parmi les informations relevées dans l’étude menée par Kantar TNS et le groupe BPCE, figure l’attrait des Français vers les produits d’épargne qui leur font bénéficier d’avantages fiscaux. Si en 2014, seuls 28% des épargnants français couraient après ces avantages fiscaux, ils sont aujourd’hui à hauteur de 37%.

    Et pourtant, ce contexte n’empêche qu’ils connaissent encore mal le régime fiscal afférent aux produits d’épargne, notamment à la suite de la récente réforme.

    Certaines fiscalités mieux connues que d’autres

    Les Français sont moins nombreux à connaître les nouvelles règles en termes de fiscalité des placements d’épargne. Par exemple, 70% des épargnants n’ont pas répondu lorsqu’ils ont été interrogés au sujet du prélèvement forfaitaire unique récemment instauré. Ladite étude démontre que seuls 20% des épargnants savent que cette flat tax correspond à 30% des plus-values sur les produits d’épargne.

    Et encore, beaucoup ne savent pas en quoi consiste-t-il exactement. Seules 8% des personnes interrogées ont su que ce PFU englobait les 12,8% d’impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux, d’où le chiffre de 30%.

    En revanche, les Français sont mieux informés quant à la fiscalité d’un livret épargne. Par exemple, 58% d’entre eux ont vu juste lors des sondages et pensent que le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le livret A restent concernés par l’exonération d’impôts.

    La prise de risque est toujours peu acceptée

    La stratégie financière des épargnants n’a aucunement évolué. Ceux qui choisissent les placements plus risqués en vue de rendements plus intéressants ont été moins nombreux en 2018 car ils représentent 17% des Français, contre 18% en 2014.

    En ajoutant l’incompréhension de ce prélèvement forfaitaire unique à l’aversion originelle des Français face au risque, ce sont les livrets qui réalisent les meilleures performances. En 2018, ils devraient cumuler plus de 20 milliards d’euros, à en croire les prévisions de l’Observatoire économique du groupe BPCE.

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    La rédaction Meilleurtaux Placement

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