taux, tirelire et euro

    Le gouvernement a récemment bloqué le taux du livret A et instauré un nouveau mode de calcul de son rendement. Cette réforme a suscité de nombreuses contestations du côté des épargnants qui sont lésés par la situation. Mais elle touche également les épargnants du livret d’épargne populaire (LEP). Voyons les points cruciaux de cette nouvelle disposition.

    En apportant des modifications au livret A, l’exécutif a déclenché un mécanisme qui lèse les épargnants de ce type de livret d’épargne ainsi que ceux du livret d’épargne populaire (LEP). Pour rappel, il s’agit d’un livret destiné aux personnes dont le revenu fiscal n’excède pas 19 468 euros, dans le cas d’une personne seule.

    En effet, il a été établi que le taux de ce produit d’épargne devait surplomber celui du livret A à hauteur de 0,5 point. Mais comme le taux du livret A a été figé et que les modalités de calcul ont été réformées, le LEP a également subi une modification. Son taux sera désormais fixé au même niveau que l’inflation, au minimum.

    Les réformes apportées impactent le LEP

    La loi en vigueur prescrit que le taux du LEP dépasse toujours celui du livret A de 0,5 point. L’arrêté en date du 17 juin 2018 dans le Journal officiel confirme en effet cette règle. Par ailleurs, le taux de ce livret devra également être supérieur ou égal au niveau de l’inflation.

    À priori, les épargnants peuvent s’en estimer heureux. Seulement, le premier point pose problème, dans la mesure où le livret A n’apporte plus les rendements escomptés par les épargnants. Lorsque ses nouvelles modalités de calcul seront appliquées en 2020, la rémunération de ce type de livret d’épargne diminuera. Et par conséquent, celle du LEP va également être revue à la baisse.

    Le nouveau calcul du livret d’épargne A constitue la cause principale

    Pour comprendre le contexte, il faut s’intéresser particulièrement à la formule qui sera applicable aux livrets A à compter de 2020. Pour calculer leurs taux, il faudra d’abord établir la moyenne entre ceux à court terme et la moyenne semestrielle de l’inflation. À ce moment-là, deux scénarios peuvent se produire :

    • Si le résultat obtenu est supérieur à 0,5%, ce sera donc le taux appliqué pour le livret A.
    • Si ledit résultat est en deçà du plancher fixé, celui-ci sera retenu (0.5%).

    Illustration

    Supposons que la moyenne semestrielle de l’inflation est de 1,4% et que les taux à court terme s’établissent à -0.3%. En faisant la moyenne des deux, on obtient 0,55%. Puisque ce taux est supérieur à 0,5%, il sera donc retenu comme taux du livret A. Le taux du LEP sera alors de 1,05% (0,5 point au-dessus du livret A).

    Avec l’ancienne méthode de calcul pourtant, cette inflation serait stable à 1,5%. Ainsi, le LEP aurait bénéficié d’un taux de 2%.

    Cette mesure sera-t-elle maintenue ?

    Il est important de se rappeler que le LEP est un livret qui s’adresse aux ménages dont les revenus fiscaux annuels s’établissent à 19 468 euros en 2018, dans le cas d’une personne seule. En pénalisant le LEP, cette réforme sur le calcul du livret A peut leur porter préjudice. Ainsi, on s’interroge si le gouvernement maintiendra cette mesure d’ici 2020, au moment où le gel des taux des livrets réglementés prendra fin.

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    La rédaction Meilleurtaux Placement

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