vendredi26octobre
Placements sécurisés plébiscités malgré faible rentabilité

Projets, études, immobilier, santé, retraite, fin de vie… Tout autant d’étapes importantes qui nécessitent de l’argent. Toute une raison aussi pour que les Français se tournent vers l’épargne de précaution. Mais alors que l’inflation s’accroît, bon nombre de ménages optent pour les supports sécurisés bien que ceux-ci puissent ne leur apporter aucun bénéfice.

L’épargne des ménages a nettement augmenté entre mars et juin 2018. Ce qui confirme le caractère précautionneux des Français qui, suite à la remontée des prix, se préservent des éventuelles dépenses imprévues, mais espèrent aussi mieux affronter les différentes étapes de leur vie.

L’on constate les mêmes préférences au niveau du choix du placement. En effet, les produits les plus plébiscités sont l’assurance-vie et le livret A. Les fonds collectés pour ce dernier s’élèvent d’ailleurs à plus d’un milliard d’euros au cours du mois d’août.

Et son faible taux d’intérêt n’empêche en rien l’attirance qu’il dégage. D’autant plus que certaines inquiétudes sociales et économiques pourraient booster encore plus sa performance.

L’inflation pousse les ménages à épargner davantage

Les Français se confrontent à l’augmentation des prix à la consommation. Et étant donné qu’ils sont, par nature, de fervents épargnants, ils ont tendance à mettre davantage d’argent de côté. Cela afin de mieux affronter les charges qui ne manqueront pas d’augmenter. Sans parler des dépenses exceptionnelles, comme les soins de santé par exemple.

D’après les données statistiques communiquées par l’Insee, leur taux d’épargne se retrouve à 4,2% du revenu disponible brut alors qu’il était à 3,7% auparavant. Cette tendance haussière est expliquée dans la lettre mensuelle du Cercle d’épargne, parue ce mois d’octobre :

La remontée de l'inflation n'a pas eu d'effet négatif, bien au contraire, sur l'épargne. Par effet d'encaisse, les ménages ont accru leur effort. En période de redémarrage de l'inflation, les ménages renforcent leur épargne de précaution afin de faire face à des dépenses dont la valeur, en prix courant, sera amenée à hausser. De plus, il y a la volonté implicite de maintenir constante la valeur du patrimoine.

Une affluence vers les supports à moindre risque

Outre les contrats d’assurance-vie, le livret A reste le produit d’épargne de prédilection des Français. La hausse considérable de sa collecte nette du mois d’août dernier en est la preuve irréfutable de cette préférence. En effet, les fonds qui y ont été placés sont estimés à 1,35 milliard d’euros, soit près d’un demi-milliard de plus que le mois précédent qui s’élevait à 880 millions d’euros.

En totalisant ceux collectés depuis janvier jusqu’à août, ils remontent à 11,34 milliards d’euros, dépassant de 760 millions d’euros le résultat de l’année dernière sur la même période. Et fin 2018 promet d’enregistrer la même tendance, d’après les prévisions des observateurs qui estiment que la collecte nette du livret A sera :

Toujours positive compte tenu de la résurgence de certaines inquiétudes économiques et sociales.

Il faut toutefois considérer certains risques de perte en optant pour les placements dits « sécurisés », comme les livrés réglementés. Le fait est que la faiblesse de leur taux de rendement ne leur permet pas de générer des profits, et pourrait même porter atteinte au capital. À titre d’exemple, la rémunération du livret A qui est de 0,75% nette ne peut pas recouvrir l’inflation qui s’est établie à 2,3% (sur un an) au mois d’août.

Archives

Etre rappelé
par un conseiller
Nous envoyer
un message
Parlons Placement
Nos solutions
M VIE Notre gamme
d’assurance vie
Plus d'infos
M SCPI Nos SCPI en direct
Plus d'infos
M investissement Nos fonds structurés
Plus d'infos