Chaque type de placement détient des inconvénients que tout investisseur doit savoir contourner

Inconvénients placements investisseurs

Protéger leur argent pour l’avoir « intact » le moment venu, tel est l’objectif principal de la majorité des épargnants français. C’est la raison pour laquelle ils affectionnent les placements à capital garanti qui, au fond, semblent aujourd’hui avoir des difficultés à assumer ce rôle du fait de la remontée de l’inflation. C’est à se demander si l’investissement à risque ne serait pas plus opportun.

Rémunérations en deçà de 1% et taux d’inflation se trouvant au-dessus de ce seuil, c’est la situation qui se présente actuellement aux ménages français, friands de placements sécurisés, tels que les produits d’épargne réglementés par l’État. Certes, l’assurance-vie s’en sort mieux avec une moyenne estimée à 1,8% en 2018, mais ses profits sont encore soumis à l’impôt et aux contributions sociales. Ce qui revient au même.

D’un autre côté, les supports risqués semblent offrir une performance pour le moins hasardeuse étant donné les caprices des marchés financiers et les bulles qui en sont engendrées. Reste alors l’immobilier comme étant une alternative à envisager. Sauf que ceux qui misent sur ce secteur doivent aussi prendre conscience des risques auxquels ces placements s’exposent.

Deux produits sécurisés seulement rapportent au-delà de l’inflation

Devant l’ampleur du nombre de supports d’investissement qui sont disponibles sur le marché, les uns à capital garanti, les autres à risque, et certains encore représentent un patrimoine tangible et physique, dénicher celui qui saura préserver le pécule des investisseurs est devenu un exploit.

D’abord, en matière de préservation, les supports à taux garantis, tels que les comptes à terme, les livrets et plans réglementés sont censés assumer ce rôle. Ce qui n’est pas pour autant facile depuis l’instauration des taux planchers initiés par la Banque Centrale Européenne (BCE) en vue du rehaussement de l’économie de la zone euro.

À cet effet, ces placements ont vu leurs rendements s’effriter à vue d’œil. Le livret A et le LDDS (livret de développement durable et solidaire), entre autres, qui n’offrent plus que 0,75% depuis août 2015, une rémunération historiquement basse qui ne recouvre même pas l’inflation qui s’est pourtant décrue à 1% en mai dernier. Les nouveaux PEL (plan d’épargne logement) également qui, soumis au prélèvement forfaitaire unique, sont rémunérés à 0,83%.

Seuls produits faisant exception, le LEP (livret d’épargne populaire) et le Livret Jeune rapportent davantage. Ce qui profite largement à ceux qui y sont éligibles. Car il faut savoir que tous les deux ne sont accessibles qu’à certains profils d’épargnants. Le premier est destiné aux ménages à revenus modestes tandis que le second est, comme son nom l’indique réservé à la tranche d’âge 12-25 ans.

L’assurance-vie : des supports garantis aux enveloppes à risques

Si les supports à capital garanti de l’assurance-vie offrent des rendements, certes disparates, mais nettement plus intéressants avec une moyenne de 1,8%, il n’empêche que ces profits doivent être encore déduits de diverses taxations. Aussi méritent-ils quelques diversifications, notamment en intégrant d’autres actifs tels que :

  • Des fonds euros immobiliers ;
  • Des fonds eurocroissances ;
  • Des fonds euros dynamiques.

Il est d’ailleurs possible d’opter pour des supports en unités de compte (UC) pour les investisseurs acceptant de prendre une certaine dose de risque. Le fait est que cette initiative leur permet d’espérer obtenir une plus grande rétribution. À préciser toutefois qu’étant exposés aux marchés boursiers, ces fonds pourront essuyer des pertes en cas de dégradation des actions. Comme cela avait été le cas vers la fin de 2018.

Une autre possibilité peut être alors envisagée, qui consiste à racheter des parts de scpi (sociétés civiles de placement immobilier) à travers son contrat vie. Il s’avère, en effet, moins risqué et plus rémunérateur que l’investissement immobilier physique. Il est d’autant plus liquide que ce dernier étant donné que la revente des parts est plus facile et plus rapide.

Les OPCI ou Organisme de Placement Collectif Immobilier sont aussi à prendre en considération. Sauf qu’il ne faut pas oublier que ce type de placement contient un compartiment exposé aux marchés financiers qui s’accompagne évidemment des risques afférents à la volatilité de ces derniers. La solution pour garantir son capital est, de ce fait, de conserver la plus grande part dans des supports sécurisés et de n’y investir d’une partie raisonnable en vue d’un meilleur rendement.

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