mercredi19avril
Puzzle de la sortie de la France de la zone euro

Certains économistes sont très pessimistes quant à l’impact que cette mesure sur les livrets d’épargne des Français. Dans un éventuel retour au franc, les observateurs prévoient une baisse du taux de rémunération de l’épargne française causée par un taux d’inflation très volatile.

Si on regarde de près les pactes de stabilité que la France a contracté avec les pays membres, il est parfaitement évident que l’économie française est ancrée à l’Union européenne. Les études menées par l’Institut Montaigne prévoient une baisse alarmante de la création de richesses de l’ordre de 180 milliards d’euros, soit une croissance négative de 9% sur une période de 15 ans.

En termes de pouvoir d’achat, le retour au franc va engendrer une perte de pouvoir d’achat de 10 milliards d’euros selon Génération libre. Le commerce extérieur n’échappera à ce déboire. En effet, la sortie de la zone euro obligera la Banque de France à dévaluer le franc de 10 à 20%. Une telle baisse n’aura que des répercussions négatives et creusera le déficit commercial.

Dans ce cas de figure, les charges d’intérêt de la dette publique se trouveront considérablement alourdies.

L’inflation affecterait négativement l’épargne des Français

La dévaluation par rapport à l’euro est inéluctable en cas de retour au franc. Le prix des importations va grimper suite à cette perte de valeur de la monnaie française.

Or, le prix des produits importés compte parmi les éléments qui déterminent l’indice général des prix à la consommation dans un pays très ouvert comme la France. Suite à cette spirale inflationniste, la valeur réelle de l’épargne des ménages et des entreprises peut être affectée. Par exemple, pour une inflation de 0,5 %, un livret d’épargne qui affiche un taux d’intérêt nominal de 1 % ne rapporterait en réalité que 0,5 % (hors fiscalité).

Et vue que la part des importations dans la consommation totale des ménages représente 14,5 % en moyenne, une dévaluation de 20% jouerait sur 14,5% de la consommation.

Les mesures d’accompagnement prévues par le Front national

Philippe Gudin, économiste chez Barclays, rappelle les scénarios d’instabilités des années 1970 et 1980, où les dévaluations compétitives étaient très destructrices en Europe. Pour éviter cela, Marine Le Pen assure que l’État prendra en charge le rachat des obligations libellées en euros émises par le gouvernement.

Cette solution présente un risque selon Jean-Luc Mélenchon. En effet, le rachat massif de ces obligations va gonfler la masse monétaire à un niveau excessivement dangereux.

Ainsi, la sortie de la zone euro n’a aucun sens. La France n’a jamais perdu une infime partie de sa souveraineté depuis la création de l’Union européenne, la plupart des candidats à cette élection considèrent ce sujet comme un faux débat.

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