mardi02mai
Etalage des billets euros par une salariée

Les bénéficiaires de l’épargne salariale ont le choix entre percevoir ou placer leurs primes sur un PEE ou un Perco, et disposent de quinze jours pour indiquer leur choix. Les salariés qui n’ont pas besoin d’argent dans l’immédiat ont beaucoup à gagner en choisissant d’épargner leurs primes, les avantages fiscaux et sociaux étant considérables.

Les entreprises commencent à verser aux salariés les primes d’intéressement et/ou de participation à partir du mois de mai jusqu’au 1er juin. Le bénéficiaire de l’épargne salariale devra, dans un délai de quinze jours, indiquer s’il opte pour l’encaissement de la prime, ou s’il préfère l’épargner.

Si, une fois le délai expiré, le salarié ne donne pas de précisions sur son choix, la prime d’intéressement sera bloquée de manière systématique sur un Plan d’épargne entreprise (PEE) pendant une durée de 5 ans.

Quant à la prime de participation, si l’entreprise en a mis en place un Perco, les 50% de la prime seront transférées sur ce plan d’épargne retraite collectif, et y seront bloquées jusqu’à la retraite. Pourtant, les salariés ont beaucoup à gagner en décidant volontairement de placer leur prime sur l’un de ces livrets d’épargne.

L’intérêt d’épargner sur un PEE ou un Perco

Les bénéficiaires de l’épargne salariale ont le choix entre toucher la prime ou l’épargner. S’ils optent pour l’encaissement, la prime supportera l’impôt sur le revenu.

Toutefois, ce ne sera pas le cas pour les salariés qui sont peu imposables ou défiscalisés. Ces derniers devront savoir en revanche que leur prime peut être soumise à un certain degré de taxes sociales, comme l’explique Hubert Clerbois, associé de la société de conseil EPS Partenaires :

Cette majoration de revenu peut jouer sur certains minima sociaux.

Hubert Clerbois.

Alors que,si le salarié imposé choisit d’épargner sa prime, celle-ci étant alors versée sur un Perco ou un PEE, il bénéficiera de la majoration d’un abondement à 16% du PASS si la prime est versée sur un Perco (6 276 euros), et un abondement à 8% du PASS dans le cas où la prime est versée sur un PEE (3 138 euros).

Le cofondateur d'Eres, société indépendante de conseil et de gestion d'épargne retraite et salariale, Olivier de Fontenay, souligne sur ce point :

Il faut s'informer sur la grille d'abondement de l'entreprise, savoir quel type de prime et de véhicule d'épargne elle privilégie et selon quelles modalités, mais, en règle générale, je ne vois pas de raison de se priver de ces dispositifs, d'autant plus appréciables qu'ils sont sources d'optimisation fiscale.

Olivier de Fontenay.

Un cadre fiscal et social avantageux à l’entrée

Le salarié qui choisit d’épargner sa prime de participation et/ou d’intéressement en les immobilisant sur un plan d’épargne salariale, celui-ci étant ensuite placé sur des parts de fonds communs de placement (FCPE), bénéficie d’un cadre fiscal et social avantageux.

En effet, les primes que l’entreprise verse à l’entrée supportent la CSG-CRDS à un taux de 8%, mais ne seront soumises à aucune charge salariale et patronale. Et le salarié a beaucoup à y gagner, comme l’explique Hubert Clerbois :

Une même somme convertie en salaire net perdra en moyenne un tiers de sa valeur, alors qu'elle se bonifiera de plus de 15 % si elle est placée.

Hubert Clerbois.

Les avantages sont tout aussi intéressants en ce qui concerne les congés non pris. En cas de non-ouverture d’un compte épargne temps, le salarié a, dans la limite de 10 jours par an, la possibilité de les stocker dans un Perco. Hubert Clerbois souligne :

Si ces jours sont monétisés, ils sont imposés et les charges salariales ponctionnées sont de l'ordre de 22 % en moyenne, contre 14 % s'ils sont épargnés dans cette enveloppe fiscale.

Hubert Clerbois.

Des avantages fiscaux à la sortie

Et à la sortie du capital après 5 ans d’épargne, si le salarié a choisi un PEE ou alors un compte courant bloqué (CCB) (non abondé et dont le taux d’intérêt est à 0,63%), le capital épargné n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu, mais supporte toutefois des prélèvements sociaux. L’épargne sur un Perco profite de la même fiscalité lorsque le salarié part à la retraite.

Qu’il s’agisse du PEE ou du Perco, il est possible d’effectuer des sorties anticipées sans être pénalisé par le surendettement, l’expiration des droits au chômage ou encore l’acquisition du logement.

Et une fois arrivé à la retraite, le salarié peut opter pour la conversion du capital en rente viagère qui sera soumis à des conditions fiscales douces, l’assiette de l’impôt étant diminuée à 40% pour les retraités âgés entre 60 et 69 ans, et à 30% pour les 70 ans et plus.

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