La redynamisation du LEP est un projet qui tient à cœur la Banque de France

Redynamisation du LEP

À l’heure où le taux de rendement de bon nombre de placements est au plus bas, celui du LEP (livret d’épargne populaire) se trouve à un niveau intéressant. Et ce n’est que justice, car ce produit est destiné aux épargnants à revenus modestes. Toujours est-il que sa rémunération élevée ne semble pas suffisante pour booster son taux d’attractivité. Un coup de pouce serait alors de mise pour le rendre plus dynamique.

En tant que solution d’épargne réglementée, le LEP bénéficie des mêmes avantages que le Livret A, notamment en termes de fiscalité et de liquidité. S’ajoutant à cela, les intérêts qu’il génère qui sont estimés bien plus élevés que ceux des autres placements de la même lignée.

Il s’agit toutefois d’un support quelque peu délaissé et a priori obsolète, à en croire les chiffres liés à ces exploits qui sont en continuelle chute libre, et cela depuis une décennie.Et pour cause, seulement un éligible sur dix en dispose un aujourd’hui. La complexité des conditions d’ouverture pourrait faire partie des raisons de ce désintéressement.

Des contraintes que la Banque de France entend assouplir afin de le remettre sur les rails. Tout en sachant que ce n’est pas la première fois que ce livret dédié aux familles de classe moyenne a subi des réformes en vue de le redynamiser.

Des freins l’empêchant d’être entièrement populaire

Le LEP, placement destiné aux personnes à revenus mensuels limités, rapporte 1,25% par an. Un rendement bien supérieur à celui des autres livrets réglementés, notamment le Livret A qui ne génère plus que 0,75% d’intérêt, pour un rendement réel se trouvant au-dessous de zéro si l’on tient compte de l’inflation.

Mais alors que la notoriété du Livret A perdure en dépit de son absence de rentabilité, celle du placement dit « populaire » laisse à désirer. En effet, parmi les quelque 4 millions d’épargnants éligibles, 10% seulement se sont montrés intéressés. Le support serait même qualifié de désuet, à en croire l’âge de ses détenteurs dont la moitié sont des seniors.

Ce désintérêt s’explique par bon nombre de contraintes, pour ne citer que les faibles marges bénéficiaires des banques en raison des tâches chronophages liées au contrôle des revenus des souscripteurs qui les dissuadent à promouvoir le LEP. À noter que les ressources de ces derniers sont plafonnées à 19 468 euros s’ils vivent seuls et à 24 665 euros pour un foyer fiscal composé de deux personnes.

De nouvelles mesures en vue de le rendre plus dynamique

Le manque de sollicitation de la part des fournisseurs du livret d’épargne populaire a sans conteste contribué à la nette rétrogradation de l’encours de ce dernier. Un repli de 30% environ a en effet été constaté en l’espace de dix ans, pour qu’il s’établisse autour de 45 milliards d’euros cette année-ci.Ce qui a poussé la Banque de France à se concerter avec des organismes concernés afin de les inviter à le mettre plus en avant auprès de leur clientèle.

Ainsi, de nouvelles mesures vont être mises en place. Parmi elles :

  • L’harmonisation du process de vérification de revenus est prioritaire pour encourager les banques dans leur promotion ;
  • Le signalement par le fisc de l’admission du contribuable au LEP, visible sur l’avis d’imposition, à l’instar du plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco) et du plan d'épargne retraite populaire (PERP).

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