lundi08janvier
concept d'épargne

Le groupe Allianz a publié son dernier rapport, intitulé «Rendements des actifs privés dans certains pays de la zone euro ». L’étude est portée sur le comportement d’épargne des foyers dans 9 pays européens, depuis 15 ans. Il s’avère que les stratégies d’épargne sont différentes dans chaque pays étudié, et que l’épargne a tendance à baisser.

L’économie des ménages a régressé de 40%, en comparaison à celle constatée avant la crise financière. C’est que révèle le dernier rapport d’Allianz en étudiant les tendances de l’épargne dans 9 pays de la zone euro depuis l’année 2003.

Le groupe a également observé que les épargnants adoptent des stratégies différentes pour atteindre leurs objectifs. Si les Allemands et les Autrichiens utilisent leurs revenus salariaux pour alimenter leur épargne, la stratégie finno-néerlandaise est d’investir dans des supports plus risqués, mais à rendements élevés.

Dans tous les cas, les plus-values peuvent évoluer malgré que les taux d’intérêt se trouvent à un niveau inférieur.

Les économies des foyers ont reculé de plus de 40%

L’épargne des ménages a baissé de plus de 40%, à raison de 1 060 euros par an pour chaque foyer. Les pays européens étudiés par le groupe Allianz affichent une tendance similaire, sauf en Allemagne où une évolution de plus de 30% a été constatée.

En France, un foyer peut actuellement mettre de côté 1 190 euros par an, soit 40% de moins que pendant la période d’avant-crise. Les ménages espagnols, italiens et portugais ont le plus du mal à épargner en ce moment. En effet, la constitution de leurs actifs financiers a diminué de 80 à 90%.

La crise financière serait la cause de ce recul, car les épargnants ont dû limiter leur placement ou même mettre en vente des produits financiers. Le chef économiste adjoint du groupe Allianz, Ludovic Subran, d’expliquer :

La crise a bouleversé les comportements d'épargne des Européens. Dans l'ensemble, les ménages mettent beaucoup moins d'argent de côté. En même temps, ils bénéficient de la hausse des prix des actifs en droite ligne avec les faibles taux d'intérêt. En d'autres termes, la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) compense en partie les efforts d'épargne des ménages.

Ludovic Subran.

Si l’épargne annuelle par tête n’a atteint que 1 060 euros, soit un recul de plus de 40%, les plus-values ont, en revanche, progressé de 50% pendant les 5 dernières années.

Les placements à risques s’avèrent les mieux rémunérés

Les épargnants adoptent des stratégies différentes, qui diffèrent selon le pays. Les ménages ont le choix entre l’utilisation des revenus perçus de leur travail ou des revenus générés par leurs investissements.

À noter qu’en cas de faible rémunération des actifs, les revenus salariaux seront fortement utilisés pour alimenter l’épargne.

Tel a été le cas en Allemagne et en Autriche dont les rendements des actifs financiers se trouvaient au bas de l’échelle (3,4% et 2,6%), du fait que bon nombre de ménages ont préféré déposer leur argent sur un compte bancaire, plutôt qu’en actions.

Kathrin Brandmeir, coauteure de l'étude, analyse que :

Les maigres rendements obtenus par les ménages allemands, malgré leurs efforts d'épargne accrus, en disent long : en période de faiblesse extrême des taux livret d’épargne, les épargnants doivent se montrer plus audacieux. Ils doivent, de ce fait, faire une croix sur les livrets peu rémunérateurs et de se tourner vers des investissements plus risqués afin d’obtenir de meilleurs rendements et faire durablement fructifier leurs actifs.

Kathrin Brandmeir.

Les ménages finlandais et néerlandais, quant à eux, ont pris les dispositions nécessaires pour optimiser leur rendement. Des actions représentent le tiers du portefeuille d’un épargnant finlandais, rapportant ainsi 7,9% du placement. Tandis qu’aux Pays-Bas, l’investissement dans des plans de pension a permis à son marché de capitaux de progresser.

La France, quant à elle, se trouve au milieu du classement. 14% des portefeuilles d’épargne des Français sont composés d’actions (2 fois moins en Allemagne et en Autriche), ce qui génère des rendements de 4,6%.

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