jeudi21juin
Dépôt d'une pièce euro dans une tirelire maison

Fortement apprécié par les Français avant 2015, le Plan épargne logement (PEL) l’est de moins en moins depuis. Cela se reflète à travers la baisse conséquente de la collecte de ce produit de placement qui a été divisée par cinq en seulement un an. La révision des modalités d’imposition et la diminution du rendement du plan sont à l’origine du désintérêt pour cette solution de placement. Si ouvrir un PEL s’avère aujourd’hui moins intéressant, il faut néanmoins préciser que ce produit a toujours des avantages à proposer. Détails !

Avant le début de l’année 2015, le PEL était un produit de placement fortement plébiscité par les Français en raison de son rendement élevé. À cette époque, les nouveaux PEL rapportaient en effet 2,5% brut. Au fil du temps, le taux de ce produit a progressivement diminué pour s’établir à 1% à l’heure actuelle.

De plus, si auparavant, les PEL n’étaient taxés qu’au titre des prélèvements sociaux, ceux ouverts depuis 2018 sont soumis au PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 30%. Cela signifie qu’une personne ayant ouvert un plan depuis janvier dernier ne profite plus que d’un rendement net de 0,7%.

Une baisse conséquente de la collecte du PEL

Ce changement dans les modalités d’imposition et cette baisse de rendement auront certainement des impacts sur la collecte du PEL. L’époque où celui-ci rassemblait mensuellement plus d’un milliard d’euros est révolue. Depuis deux ans, les flux entrants ne cessent de baisser.

Cette année, ils ont été chiffrés à 573 milliards d’euros sur quatre mois. En l’espace d’un an, la collecte du produit a été divisée par cinq. Le niveau actuel est 13 fois inférieur à celui observé au premier quadrimestre 2016.

Comparaison avec le Livret A

Une comparaison de l’encours du PEL avec ceux des livrets d’épargne, particulièrement celui du Livret A, rend le déclin du premier produit davantage évident.

À la fin de l’année 2016, leur encours s’approche l’un de l’autre, avoisinant 260 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, avec le rendement net du PEL qui a diminué à 0,7% (contre 0,75% pour le Livret A), le livret d’épargne a collecté nettement plus que le plan épargne logement.

La différence entre leur encours est estimée à près de 10 milliards d’euros. Il faut noter que depuis janvier dernier, le Livret A a réuni 8,2 milliards d’euros.

Des avantages à proposer

Actuellement, il s’avère ainsi peu intéressant d’ouvrir un PEL et d’y transférer des fonds en raison de la faible rémunération que propose ce produit de placement. Est-il légitime d’assumer que ce plan n’a désormais plus d’avantages à proposer ? Pas totalement ! Pourquoi ?

Parce que les détenteurs d’un PEL ancien, dont le rendement reste attirant, peuvent avoir intérêt à l’alimenter. Sans oublier la première vocation de ce produit : faire bénéficier au souscripteur des crédits immobiliers à des taux compétitifs. Après une période de 3 ans, les détenteurs de plans ouverts récemment peuvent obtenir un prêt sur 15 ans au taux de 2,2%.

Comparé aux taux proposés par les banques sur la même durée (1,40% en moyenne), le barème offert par le PEL semble peu compétitif. Néanmoins, une éventuelle hausse des taux peut changer la donne pour les détenteurs de plans d’épargne. Cela revient à dire qu’aujourd’hui souscrire un PEL, c’est faire un pari sur l’évolution des taux immobiliers.

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