mercredi17octobre
Gestion épargne via algorithmes

Il est de plus en plus évident que l’heure du digital a sonné. L’intelligence artificielle prend le pas sur les services physiques, notamment dans le secteur bancaire. C’est ainsi que bon nombre de placements financiers sont gérés à l’aide de divers algorithmes. Les épargnants, quant à eux, sont attirés par la politique commerciale des Fintech et commencent à s’habituer aux conseils des « robo-advisor ».

Les conseillers physiques semblent aujourd’hui de plus en plus obsolètes, dès lors que les innovations technologiques apportées par le numérique connaissent un indéniable essor. Le nombre des robo-advisor, tels qu’Advize, Birdee et Nalo, et des plateformes financières continue de s’accroître sur le marché bancaire. Ceux-ci proposent à leurs adhérents, fortunés ou modestes, de confier leur argent à des modèles mathématiques.

La souplesse de leur processus et leur facilité d’utilisation jouent un rôle important dans le développement du portefeuille client de ces Fintech, qui sont d’ailleurs représenté à près de la moitié par de jeunes personnes. Outre cela, les frais intéressants, qui plus est transparents, contribuent à l’élévation de leur taux d’attraction.

Place à l’intelligence artificielle pour prodiguer des conseils financiers

Ces dernières années ont été marquées par la continuelle évolution de la technologie. Le secteur bancaire est actuellement en train de prendre l’incontournable virage de la numérisation des services. Ainsi, l’intelligence artificielle prend les rênes en termes de conseils financiers, grâce aux « robo-advisor » qui gèrent les fonds des épargnants par le biais de modèles mathématiques.

Parmi eux se trouvent Yomoni, ¬WeSave, Nalo, Marie Quantier, FundShop, Birdee et Advize qui déploient des systèmes algorithmiques pour administrer les épargnes. En outre, les interfaces Mieuxplacer, Max et Grisbee effectuent préalablement un diagnostic global des avoirs du client pour remplir leur rôle de coach financier. Mais il existe aussi des programmes dédiés au financement participatif tels qu’Unilend, SmartAngels et Lendit.

Le recours aux conseils d’un robot n’est toutefois pas obligatoire, quoiqu’il soit de plus en plus déployé notamment pour la gestion d’un contrat vie. D’autant que la commodité et la praticité de cette solution ne requièrent aucune expertise en termes d’investissement de la part de l’épargnant. Le cofondateur de Birdee, Geoffroy de Schrevel, affirme que c’est ce qui différencie les Fintech de l’épargne des établissements classiques :

« Il faut sortir du jargon financier trop souvent utilisé par les banques. Mais attention, l’argent est un sujet sérieux : il ne s’agit pas de le tourner en dérision ».

Geoffroy de Schrevel

Si ces acteurs digitaux argumentent la réalisation de projet (acquisition de résidence, anticipation de la retraite, etc.) pour pousser sa clientèle à mettre de l’argent de côté, ils se tournent davantage vers le plaisir, comme l’achat d’une voiture ou même la réalisation d’un voyage. D’après le directeur innovation de Gide, Franck Guiader, cette stratégie est efficace dans le ciblage des jeunes. Geoffroy de Schrevel affirme d’ailleurs que :

« Près de 40 % de nos clients sont âgés de 35 ans tout au plus. La plupart d’entre eux ne détenaient jusqu’ici qu’un livret d’épargne. Birdee est leur premier investissement de long terme ».

Geoffroy de Schrevel

Des services low-cost pour se démarquer un peu plus sur le marché

Les coachs financiers numériques conjuguent souplesse et accessibilité. C’est ce qui leur sert d’atouts pour s’imposer sur le marché de l’épargne, où règnent déjà plusieurs supports comme le livret A. En sachant que l’ouverture d’un compte auprès d’un robo-advisor ne requiert en général que 1 000 euros. À noter aussi qu’ils entendent populariser le système, comme le fait valoir le directeur d’Ailancy (un cabinet de conseil), Marc Giodanengo, dans ces propos :

« Les innovations technologiques permettent de démocratiser des outils, qui ont été auparavant réservés aux clients fortunés, tout en visant des performances supérieures ».

Marc Giodanengo

Il faut savoir que leurs produits sont attractifs à cause de leur rentabilité. Chez Yomoni, par exemple, les épargnants arrivent à réaliser des profits allant de 5,3% à 24% sur trois ans, selon son profil de risque. L’enseigne doit sa performance à sa grille tarifaire des plus intéressantes qui ne dépasse pas 1,60% nette des frais du contrat, de mandat et de fonds. Son président, Sébastien d’Ornano affirme que :

« À gestion égale, les frais plus bas se traduisent naturellement par des performances supérieures. De plus, les fintech sont transparentes sur les coûts, contrairement aux banques. Celles-ci n’affichent que les tarifs appliqués pour leur gestion pilotée et les frais d’entrée du contrat, mais pas ceux prélevés au sein des unités de compte de l’assurance-vie ».

Sébastien d’Ornano

Guillaume Piard, président de Nalo, qui propose des frais à 1,65% (ils sont de 1% chez Birdee), estime que ses tarifs sont plus abordables que ceux appliqués par les enseignes bancaires. Selon lui :

« À titre de comparaison, les frais réels prélevés dans le cadre d’une gestion pilotée s’établissent en moyenne à 2,58 % dans les banques en ligne et à 3,47 % dans les réseaux traditionnels ».

Guillaume Piard

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