vendredi03décembre

Une plaisanterie circulait dans les salles de marchés il y a deux ans après la faillite des banques islandaises: Quelle est la différence entre l'Islande et l'Irlande? Une lettre et six mois. Deux ans après cette plaisanterie a une part de vérité mais illustre tout de même deux approches trés différentes de la crise.

    Deux pays face à la crise des banques et deux réponses opposées: l'Irlande et l'Islande
    Il y a avait une plaisanterie qui circulait dans les salles de marchés après la quasi faillité de l'Islande: quelle est la différence entre l'Islande et l'Irlande. La réponse: un lettre et 6 mois. Et c'est vrai que ces deux pays ont connu la même boom de croissance pendant la période d'euphorie, une euphorie pendant lesquelles les banques ont pris des risques insensés dépassant largement leurs possibilités. Résultats. Dans les deux pays, le système bancaire a sauté. C'est là que la comparaison s'arrête. L'Islande a laissé ses banques faire faillite et n'a pas utilisé l'argent des contribuables pour sauver les banques. L'Irlande elle a nationalisé les dettes des banques et de fait a subi les attaques et la crise qu'on connaît.

    Et deux ans après la faillite de ses banques, l'Islande se porte bien.
    Son budget sera excédentaire en 2012, son chômage régresse et sa croissance va s'aligner sur celle des nouveaux dragons nordiques de l'Europe.
    Du coup le gouverneur de la banque centrale dont je n'arrive pas à prononcer le nom s'est même permis hier de donner une leçon aux pays de la zone euro en déclarant qu'il était aberrant que les gouvernements garantissent les emprunts des banques qui ont fait des erreurs. Et tant pis pour les investisseurs.

    Deux bémols quand même à cette comparaison. L'Islande est un petit pays avec une petite économie. Et l'Islande a sa propre devise.
    Ce qui est bon pour l'Islande n'est pas forcément bon pour tous les pays. L'Islande ne compte que 320,000 habitants et surtout l'Islande a dévalué sa monnaie de prés de 30% ce que l'Irlande ne peut pas faire. Mais tout de même, il y a là matière à réflexion. Les Etats sont aujourd'hui en grande difficulté car ils ont pris la décision en 2008 et dans les mois qui ont suivi de prendre à leur charges les erreurs des banques. Deux ans après, les banques font des bénéfices et les Etats sont attaqués. Sans que l'Irlande ou les autres puissent même bénéficier du ballon d'oxygène d'une dévaluation. Difficile tout de même de demander à des contribuables de payer plus d'impôts et de recevoir moins de services publics à cause des spéculations de banques qui aujourd'hui continuent à spéculer, vont distribuer des bonus records et des dividendes à leurs actionnaires. Entre l'Islande et l'Irlande, il y a finalement bien plus qu'une lettre de différence.

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