jeudi26juillet

Les revenus sont-ils effectivement mis en commun, comme le postule l'approche traditionnelle du ménage ? L'Insee a répondu à cette question dans une étude sur la mise en des revenus dans les couples. L'enquête de l'institut effectuée en 2010, révèle parmi les couples qui vivent ensemble depuis au moins un an et dont au moins un des conjoints est actif, près des deux tiers (64%) déclarent mettre leurs revenus intégralement en commun. " Les autres se répartissent à peu près également entre ceux qui déclarent mettre en commun seulement une partie de leurs revenus (18%) et ceux qui déclarent les séparer totalement " (18%) ajoute l'Insee.

    Pas de limite

    Lorsque les revenus sont totalement mis en commun, la grande majorité des couples enquêtés (79 %) déclarent n'avoir pas institué de limite, ni ensemble ni individuellement la question des limites de l'utilisation de " l'argent du ménage ". L'Insee indique également que les couples qui mettent en commun partiellement leurs revenus ont souvent adopté ce système après avoir étudié diverses possibilités (32 %) ou du fait d'un évènement particulier (21 %), par exemple à l'arrivée d'un enfant, ou lors de l'achat d'un logement. " Lorsque la mise en commun est partielle, chacun des conjoints alimente une "caisse" destinée aux dépenses collectives mais conserve le reste de son revenu pour ses dépenses personnelles ", ajoute l'enquête.

    90 % des couples ont toujours appliqué la même répartition

    Le principe d'organisation des revenus apparaît stable : 90 % des couples enquêtés indiquent qu'ils n'en ont jamais changé. Et lorsqu'ils font des dépenses pour eux-mêmes, la majorité des conjoints se consultent au préalable, notamment s'ils considèrent qu'il s'agit d'une grosse dépense et ce, quel que soit le mode général d'organisation de leurs revenus. Ils déclarent toutefois plus souvent se consulter " toujours " quand les revenus sont totalement mis en commun. L'Insee note qu' " indépendamment du mode d'organisation des revenus, les hommes semblent plus souvent demandeurs que les femmes : près de 40 % déclarent discuter toujours de leurs achats avec leur conjointe, contre 20 % des femmes, et seuls 12 % des hommes déclarent ne jamais consulter leur partenaire quand c'est le cas de 20 % des femmes ".

    Un pratique plus répandue chez les couples mariés

    L'enquête révèle que la mise en commun totale apparaît plus fréquente quand les couples sont mariés ou ont des enfants et, nécessairement, quand l'un des partenaires est inactif. Elle l'est moins lorsqu'il ne s'agit pas d'une première union ou quand le niveau de diplôme des partenaires ou leur niveau de vie sont élevés. Dans l'échantillon de couples enquêtés, les trois quarts des couples mariés mettent tous leurs revenus en commun, soit environ deux fois plus souvent que les autres couples. Ce constat concorde avec le contrat de mariage par défaut, la " communauté des acquêts ", qui inclut tous les revenus perçus et les biens acquis à partir du mariage (à l'exception des héritages). En outre, l'Insee souligne que le mariage correspond a priori à un engagement durable et de confiance dans lequel les partenaires vont accumuler des biens collectifs.

    Plus on est diplômé, moins on met en commun

    Enfin, dans l'ensemble des couples étudiés, l'Insee constate que ceux dont le niveau de vie est élevé mettent moins souvent les revenus totalement en commun. " Le constat est le même pour les niveaux d'études : qu'il s'agisse du diplôme de la femme ou de celui de l'homme, la part de couples qui mettent les revenus totalement en commun est d'autant plus faible que les niveaux de diplôme sont élevés. " ajoute l'étude...

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