mercredi25avril

C'est fait. Le taux de l'emprunt américain à 10 ans a dépassé le seuil psychologique des 3% en séance, une première depuis janvier 2014. Wall Street a difficilement encaissé la nouvelle avec un net repli des indices majeurs. La combinaison magique croissance soutenue et taux bas vit peut-être ses dernières heures...

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L'aiguillon des marchés

Les marchés surveillaient le niveau des taux d'intérêt américains comme le lait sur le feu. Le seuil des 3% est donc tombé hier en séance. Le mouvement de hausse s'est accéléré ces dernières semaines face à la montée de l'inflation, elle-même soutenue par de bons indicateurs économiques aux États-Unis et la hausse des prix des matières premières. Pour rappel, ce taux évoluait aux alentours des 2,4% fin 2017. Les autres maturités suivent ce mouvement à l'image du 2 ans, dont le taux a atteint 2,5% pour la première fois depuis septembre 2008.

Sans surprise

Cette poussée de fièvre du rendement phare américain n'a pas fait plaisir aux marchés actions. La Bourse de New York a terminé en nette baisse avec un Dow Jones en repli de 1,74% à 24.024 points, le S&P 500 qui plie de 1,34% à 2.634 points et le Nasdaq a rendu pour sa part 1,7% à 7.007 points. La tension qui prévaut sur les marchés obligataires a deux conséquences sur la valorisation des marchés actions : d'une part, la hausse des taux va peser sur le coût d'endettement des entreprises et donc sur leur profitabilité et d'autre part, les investisseurs vont arbitrer en faveur des obligations.

Quel taux limite ?

Les marchés commencent malgré tout à se faire à l'idée de taux d'intérêt plus élevés. La question à 100.000 dollars est maintenant la suivante : le 10 ans américain va-t-il se stabiliser autour de ce niveau des 3% ou se mettra-t-il à donner un nouveau coup d'accélérateur ? Goldman Sachs avait évalué le seuil de douleur pour l'économie américaine à 4,5%, scénario que la banque d'affaire juge peu crédible à l'heure actuelle. D'autres observateurs situent à 3,5% le taux critique. Tout le monde s'accorde à dire que l'indicateur qu'il faut suivre de près, c'est le taux à 10 ans des emprunts d'État américains.

Alphabet dépense trop

On peut publier des revenus et des profits qui ont dépassé les attentes et être sanctionné en Bourse. C'est le cas d'Alphabet, le titre de la maison mère du géant Google qui a cédé 4,79% à Wall Street. La source de la déception est à trouver du côté de la marge opérationnelle qui s'est contractée à 22% au premier trimestre contre 27% l'an passé à pareille époque. Les dépenses d'Alphabet en immobilier et infrastructures ont dérapé. Les investisseurs craignent également que le durcissement réglementaire en Europe sur les données personnelles des internautes ne vienne peser sur l'évolution du chiffre d'affaires du géant du net.

Enfin

Apple a trouvé un accord avec Dublin pour payer l'amende de 13 milliards d'euros, infligée par la commission européenne en... août 2016. Une victoire pour Bruxelles qui a attaqué en octobre dernier Dublin pour l'obliger à exiger le remboursement des aides fiscales illégales. Pourquoi c'est l'Irlande, responsable de fait de cette manipulation fiscale, qui va toucher l'amende ? C'est l'Irlande qui a sous-imposé Apple et c'est donc l'Irlande qui doit toucher le différentiel d'impôt. Aux pays dans lesquels le chiffre d'affaires est réalisé et qui s'estiment lésés de se retourner vers l'Irlande pour leur réclamer leur part...

Copie de luxe

Une nouvelle fois, les chiffres publiés par Kering sont tout bonnement impressionnants. La croissance organique du géant du luxe a décollé au premier trimestre à 36,5% et nettement surclassé les attentes des analystes logées à 24%. Une performance hors norme à mettre sur le compte du dynamisme de Gucci qui pèse pour 60% des ventes de Kering. La marque italienne a vu ses ventes flamber de 49% à changes constants, contre un petit 32% attendu par les analystes et après 45% en 2017. Cette copie de luxe est très bien accueillie par les marchés avec un gain de plus de 6% dans les premiers échanges. Et cela tombe bien, nous avions conseillé de jouer la hausse du titre avec le turbo call illimité 518EZ qui est actuellement gagnant de plus de 25%. Pas encore abonné ? Bénéficiez de nos conseils boursiers gratuitement pendant 1 mois

May (encore) sous pression

Rien ne se passe comme prévu pour Theresa May, coincée entre les partisans d'un hard Brexit, notamment au sein de son parti, et ceux qui sont plus favorables à un soft Brexit, comme la Chambre Haute qui a voté pour que la Charte des droits fondamentaux de l'UE soit conservée dans la loi britannique. Les Lords demandent au gouvernement d'examiner le maintien dans une union douanière avec l'Europe. Une ligne rouge établie dès le départ par Theresa May.

Robinet ouvert

Le crédit aux entreprises continue de croître dans la zone euro. Les critères d'octroi des banques en matière de prêts aux sociétés se sont assouplis au premier trimestre, selon la BCE. Les banques, et particulièrement en France, jugent l'environnement globalement plus sécurisé et ouvrent les robinets. L'encours des prêts aux entreprises dans l'Hexagone a progressé de 5,5 % sur un an en février, selon la Banque de France. Une dynamique positive pour accompagner la croissance mais qui sera surveillée de près par le Haut Conseil de Stabilité pour éviter l'endettement non maîtrisé.

Du coté des marchés

Les marchés américains ont affiché une quatrième baisse consécutive, pénalisé par la poussée du 10 ans américain et de la déception sur les valeurs technologiques. La Bourse de Tokyo redonne de son côté 0,28% dans le sillage du repli à Wall Street. L'euro/dollar se négocie sur les 1,2211 dollar, l'once d'or est en baisse de 0,52% à 1323 dollars l'once.

Plus que quelques jours

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Du côté des grèves

Édouard Philippe a accepté de rencontrer les syndicats, qui ne veulent plus négocier avec la ministre des Transports Élisabeth Borne. Une " victoire " selon les syndicats, alors que le Premier ministre a regretté la poursuite " du mouvement de grève qui gêne considérablement les Français ". Hier le taux de grévistes était de 17,85 % sur la SNCF, contre 33,9 % au premier jour de grève.

Sabrina sadgui

Responsable BourseMonFinancier.com

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