mardi27mars

L'euro a largement bénéficié de la fébrilité des marchés. On avait l'habitude de voir le yen ou l'or monter en cas d'agitation sur les marchés, de voir les taux d'emprunt à long terme américains et allemands aussi baisser significativement. Les valeurs refuge classiques, les usual suspects...

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L'euro, valeur refuge ?

C'est ce qui s'est passé la semaine dernière. Assez largement. Mais cela fait plusieurs fois que le marché est un peu secoué et que l'euro en profite. Et même hier soir, malgré le rebond puissant de Wall Street, l'euro est resté accroché au-dessus des 1.24 dollar.

Les banques centrales et l'euro

Les investisseurs et les traders se reportent donc sur l'euro. Avec une crainte sur le dollar liée évidemment aux décisions un peu débridées de Trump en matière commerciale mais pas seulement. Selon Bloomberg, il y aurait un mouvement plus fondamental derrière cette hausse. Les banques centrales. Les banques centrales envisageraient et auraient même commencé à rééquilibrer leurs réserves de change au profit de l'euro. Aujourd'hui près de 2/3 des réserves des banques centrales sont en dollars. La part de l'euro elle a largement baissé depuis la crise passant de 28% en 2009 à seulement 20% aujourd'hui. Rappelons que certains banques centrales comme l'Arabie Saoudite ou le Brésil détiennent peu ou pas du tout d'euros.

Un tournant ?

Et cette part pourrait donc remonter. Si ça n'a pas déjà commencé. L'euro pourrait à nouveau être une alternative. Bien évidemment le dollar restera toujours la principale monnaie de réserve, encore longtemps, mais si la part de l'euro revenait seulement à ce qu'elle était il y a dix ans, on parle d'un potentiel d'appréciation significatif pour la monnaie unique. Une belle revanche. La zone euro est redevenue très attractive d'un point de vue économique pour les investisseurs et les initiatives franco allemandes devraient encore renforcer son attrait.Et d'un autre côté Trump fait peur surtout aux détenteurs des plus grosses réserves de change qui sont souvent des pays, comme la Chine qui sont dans son collimateur. Surtout que Trump a souvent affirmé qu'un dollar faible était une bonne nouvelle pour les exportateurs américains. C'est un tournant majeur car une telle réorientation des réserves auraient des conséquences qui vont bien au-delà du simple cours de change de l'euro.

Aie

Alors qu'on en était encore à se réjouir de la baisse du déficit public en dessous de 3%, à 2.6%, on a appris que le taux de prélèvements obligatoires a atteint les 45.4% du PIB. Une pression fiscale record en France. Du jamais vu. De quoi relancer le "ras-le-bol fiscal". Macron va devoir agir rapidement sur le sujet surtout qu'il a promis de baisser significativement ce taux de prélèvements d'ici la fin de son mandat. La France reste toujours la terre de la pression fiscale.

Les chinois diplomates

L'approche prudente des Chinois face aux mesures prises en matière commerciale par Trump a rassuré. Les Chinois ne veulent pas d'une guerre et les Américains l'ont compris puisqu'ils se disent prêts à négocier. Chacun joue son rôle dans cette grande comédie.

On est rassurés

Vous n'avez plus à vous inquiéter. On vient d'avoir les chiffres des bonus dans la finance de l'état de New York. Le bonus moyen pour 2017 s'est établi à 184.220$. Tout près du record historique de 2006, 191.360$. Grâce notamment à l'explosion du volume des fusions et acquisitions.

Le débat sans fin du jour

Le débat sur les fichés S.

Votre argent du jour

L'assurance-vie a-t-elle été pénalisée par la dernière loi de Finances et l'instauration de la flat tax? C'est tout le contraire, selon Olivier Rozenfeld, président du cabinet de conseil Fidroit interrogé par Le Parisien : "la grande majorité des épargnants gagnent au change". Car si la fiscalité ne change pas pour les sommes déjà versées, les gains issus des nouveaux versements profitent d'une fiscalité plus douce avant 8 ans : 30% pour tous les contrats, contre auparavant 35%+PS pour les contrats de moins de 4 ans et 15%+PS entre 4 et 8 ans. Et pour les contrats de plus de 8 ans, ils continuent de relever de l'ancien régime (taux de 24.7%) pour les épargnants dont l'encours ne dépasse pas 150 000 euros. Le président de Fidroit conseille d'ouvrir un nouveau contrat pour y loger les nouveaux versements pour "cibler plus facilement celui sur lequel procéder au retrait et optimiser sa fiscalité". Demandez une documentation sur les contrats d'assurance-vie de MonFinancier

Une victoire (enfin) pour theresa may

Les États-Unis et 14 pays européens ont expulsé, de façon coordonnée, plus de 100 diplomates russes en soutien à la démarche anglaise. Toujours dans l'affaire de l'empoisonnement de l'ex-espion Russe.

Du côté des marchés

Wall Street a connu une séance quasi-historique, soulagé après la confirmation par la Maison Blanche d'une entame de pourparlers constructifs avec Pékin. Le Dow Jones a gagné 669,40 points, soit 2,84%, à 24.202,60 points pour ainsi inscrire son troisième plus fort gain en points de son histoire. Le S&P gagne 2,72%, à 2.658,55 points et Nasdaq bondit de plus de 3% à 7.220,54 points. La Bourse de Tokyo termine également en forte hausse de 2,65% à 21.317,32 points, rassurée également par les signes de détente dans les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine. À noter la poussée de l'euro, qui s'attaque désormais au seuil des 1,25 dollar. L'or poursuit sa remontée à 1355 dollars l'once.

C'est votre argent à revoir en replay

L'émission était exceptionnelle avec nos Jedi de l'économie et de la finance : Christopher Dembik, Responsable de la recherche économique chez Saxo Banque, Louis de Montalembert, Président de Pléiade AM, Christophe Barraud, Chef économiste chez Market Securities, Jean-Marie Mercadal, Directeur des gestions chez OFI Asset Management, Emmanuel Lechypre et Laure Closier. On a rejoué la semaine et on vous a donné quelques conseils. De l'éco, de la finance et du fun. Vous souhaitez voir le replay ? C'est ici .

On s'en fout ?

Accord entre Amazon et Monoprix qui va ouvrir un supermarché virtuel sur le site, une première brèche en France; Les syndicats d'Air France appellent à la grève les 3 et 7 avril; Vivendi déclare vouloir réinvestir dans le jeu vidéo le montant de sa participation cédée dans Ubisoft; Nicolas Hulot prêt à relancer la "guerre de l'Ours" en lâchant deux ourses dans les Pyrénées au grand dam des éleveurs;Federer ne sera pas à Roland Garros; La sensibilité aux ondes électromagnétiques reconnue comme "souffrance réelle" (BFM); Macron appelle les industriels à réinvestir en France; Twitter va interdire des publicités sur les cryptomonnaies.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

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