Gros plan d'un Livret A avec plusieurs billets de 50 euros.

    L’un des principaux atouts du Livret A ? Les intérêts qu'il génère sont défiscalisés. C’est à la fois un avantage non négligeable pour ses 56 millions de détenteurs, mais aussi un manque à gagner qui pourrait atteindre 1,2 milliard d'euros par an pour les caisses de l'Etat.

    Le livret A est un produit d’épargne qui ne présente aucun risque de perte de capital puisqu’il est garanti par l’Etat. En revanche, il ne rapporte rien ou presque. En effet, le taux du Livret A est de seulement 1%. Dans le même temps, sur un an, l'inflation est montée à 5,8% en juin. Résultat : le rendement réel est de -4,8%. Avec la hausse des prix, l’épargne placée sur un Livret A perd donc de la valeur.

    Malgré cela, il reste le placement préféré des Français. Selon l'Observatoire de l'épargne réglementée (OER), fin 2020, plus de 8 Français sur 10 possédaient un Livret A, soit 56 millions de particuliers. Pourquoi séduit-il autant ? Car il permet d’une part de se constituer une « épargne de sécurité » disponible à tout moment et parce que les sommes versées dessus produisent des intérêts non fiscalisés.

    Des intérêts défiscalisés

    Cela signifie que ses intérêts ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu ni aux cotisations sociales. Ainsi, le prélèvement forfaitaire unique de 30%, appelé « flat tax » n’est pas appliqué pour le Livret A, tandis qu’il l’est sur la plupart des autres placements (assurance-vie, Plan épargne logement...). 

    Cependant, cet avantage représente un coût pour le budget de l'Etat. Selon le dernier rapport annuel de la Banque de France concernant l'épargne réglementée, l'exonération d'impôt sur le revenu a représenté un manque à gagner de 128 millions d'euros et près de 270 millions d'euros d'exonération de cotisation sociales, soit près de 400 millions d'euros au total en 2020, une année où le taux du Livret A était à son plus bas niveau : 0,5%.

    Un trou dans le budget de l’Etat qui se creuse

    Au total, les avantages sociaux et fiscaux accordés à l’ensemble de l’épargne réglementée (LDDS, LEP et anciens PEL) s'élevaient à 1,177 milliard d'euros en 2020. Depuis, les ménages ont continué d’alimenter massivement leurs livrets A : 357 milliards d'euros versés fin avril 2022 au total, soit 30 milliards d’euros de plus qu'à la fin de l’année 2020. Automatiquement, le montant d'intérêts générés augmente et va donc coûter plus cher à l’État.

    D’autant plus que le taux du Livret A devrait passer à 2% au 1er août en raison de l’inflation. Le trou pour les caisses de l'Etat pourrait alors atteindre 1,2 milliard d'euros par an, seulement pour le Livret A, d’après les calculs de MoneyVox.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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