dimanche03février

L'année 2018 a marqué un véritable tournant pour les placements financiers. A plus d'un titre. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les actions ont connu une baisse marquante de leur valeur. Mais surtout, les investisseurs ne disposaient pas des traditionnelles solutions de repli. Les valeurs refuge comme l'Or ou les placements obligataires ont aussi baissé en 2018, alors que les placements monétaires rapportent moins que l'inflation. C'est donc sur ces bases que les épargnants abordent 2019, avec beaucoup d'interrogations sur les solutions de placements auxquelles on va essayer de répondre dans ce dossier grand-format

1 - La performance des actifs en 2018

À l'heure des bilans, il est difficile de trouver une classe d'actifs ayant offert une performance positive en 2018. Les actions ont connu un second semestre sanglant, tandis que les supposées valeurs refuges n'ont pas vraiment assuré leur statut.

1.1 La chute des actions et du pétrole

2018 devait être, si on regarde les rapports des prévisionnistes au début de l'année, une belle année sur les marchés. Mais rien ne s'est passé comme ils l'avaient prévu. Rien.

Nous avons connu deux phases de marchés en 2018. Un premier semestre de hausse des actions, poussée notamment par les États-unis et la politique économique de Donald Trump, mais aussi le renouveau en Europe avec notamment l'axe franco-allemand et l'entente Macron Merkel. Une hausse continue qui a pu faire croire aux investisseurs, particuliers mais aussi professionnels, que la tendance était durable. Et une hausse qui a attiré de plus en plus de particuliers, notamment à l'été.

Mais la tendance haussière s'est totalement inversée au deuxième semestre 2018 qui a été particulièrement sanglant. La guerre commerciale lancée par les États-unis, la hausse des taux de la Fed, les difficultés de Merkel et de Macron en Europe, et le ralentissement de la croissance dans presque toutes les zones, ont complètement retourné le sentiment des investisseurs.

On n'a pas vécu un grand krach mais on a vécu une multitude de mini krachs avec une multitude de marchés en " bear territory " c'est-à-dire des marchés affichant plus de 20% de baisse par rapport à leur niveau le plus haut de l'année.

Du pétrole aux valeurs moyennes en passant par une multitude d'indices sectoriels : Le Nasdaq (-20% depuis ses plus hauts), le DAX (-22%), le CAC small &mid 190 (-27%), le CAC financials index (-32%), le Shanghai composite (-32%), le pétrole Brent (-38%) et le pétrole crude (-41%) sont tous en territoire baissier.

Les principales places boursières ont terminé 2018 dans le rouge. Dès lors, très peu de fonds d'investissement de la catégorie " actions " ont performé en 2019. Il y a quelques exceptions. Le brésil notamment, qui a profité de l'élection du président Jair Bolsorano, controversée mais ultralibérale, qui a beaucoup plu aux marchés. Les fonds investis au Brésil ont ainsi gagné entre 10 et 25 % en 2018. La classe d'actifs "actions brésiliennes" est sans aucun doute la plus performante en 2018. Difficile pour autant de parier sur une performance similaire en 2019...

 

1.2 La défaillance des valeurs refuges

2018 est une année historique. C'est la première fois en plus de 40 ans que toutes les principales classes d'actifs sont dans le rouge.

En règle générale, quand les indices boursiers baissent, les obligations montent ou certaines matières premières comme l'Or servent de valeurs refuges. Cette année non. L'once d'or est en baisse de plus de 5 % sur un an

Alors que les fonds actions se sont globalement effondrés au deuxième semestre, les fonds obligataires n'ont pas fait beaucoup mieux. En novembre 2018, date du dernier relevé de la Banque de France, la performance des fonds obligataires sur un an était négative : -1.3%. Selon morningstar, seul 1/5ème des fonds de la catégorie " Obligations EUR diversifiées " sont positifs depuis un an.

Ainsi, les obligations n'ont pas assuré en 2018 leur statut de valeur-refuge. Pourtant, on ne peut pas dire qu'on a subi en 2018 un mouvement de hausse des taux. Si ce mouvement s'enclenche en 2019, les fonds obligataires pourraient connaître une nouvelle année difficile.

 

1.3 Le monétaire à zéro

Si les performances des actifs financiers risqués ont été décevantes, du côté des placements dits sans risque, les rendements ne sont pas très reluisants.

Les Sicav monétaires investies en titres de créances négociables à court terme ont même connu une année 2018... de baisse. -0,35 % en moyenne en novembre (source : Le monde). Comment est-ce possible ? Avec l'assouplissement quantitatif des banques centrales, et notamment la BCE, les titres de créances interbancaires ne rapportent plus rien. Ils sont même passés en négatif sur les échéances court terme : Eonia est à 0,368 %. L'Euribor 3 mois à 0,308 %.

 

Finalement, pour 2018, le meilleur placement financier a été... le fonds en euros de l'assurance-vie.
En effet, la moyenne des rendements de l'année devrait se situer entre 1.6% et 1.8%** (hors fiscalité). Avec 1,8 % de rendement brut sur l'assurance-vie, même sans les avantages fiscaux à 8 ans, et si on paye la flat tax de 30 %, on se retrouve avec un rendement net de 1,26 %, donc supérieur à ce qu'on obtient sur tous les livrets réglementés. Sachant que dans beaucoup de cas, vous bénéficierez d'avantages fiscaux.

De plus les meilleurs fonds en euros ont rapporté plus de 2 voire 2.5%**. Soit 1,6 % et 1,75 % si on paye la flat tax de 30 %.

Ce n'est pas incroyable mais c'est mieux que rien. C'est surtout mieux que les autres placements financiers qui ont été négatifs sur la période...

 

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2 - Placement monétaire : la garantie ne paye plus

2018 a été une année riche en nouveautés pour les placements garantie. Avec par exemple la première loi de Finance du gouvernement d'Emmanuel Macron, qui a mis en place la flat tax sur la plupart des placements, dont le PEL et (partiellement) l'assurance-vie ou encore la décision de geler la rémunération du Livret A. Si ces changements ont créé un nouvel attrait pour certaines enveloppes, d'autres ont perdu beaucoup de leurs intérêts aux yeux des épargnants français...

2.1 Le Livret A, le mal aimé

Depuis 2004 le taux d'intérêt théorique du Livret A est calculé selon une formule automatique qui prend en compte les taux et l'inflation, pour protéger les épargnants d'une hausse des prix. Toutefois, la Banque de France et le gouvernement, qui fixent le taux du Livret A, ont toujours eu la possibilité de déroger à cette formule pour raisons politiques.

On a vu par exemple le gouvernement de François Hollande maintenir un niveau de taux plus élevé que ce que préconisait la formule, pour éviter la grogne des épargnants quelques mois après avoir décidé de porter le plafond du Livret A de 15300? à 22950 ? ce qui a provoqué une forte hausse des versements dans le livret.

Le gouvernement d'Emmanuel Macron n'est pas le plus grand fan du Livret A. Il souhaite en effet réorienter l'épargne des Français vers des placements plus " productifs " comme les actions ou les unités de compte des contrats d'assurance-vie. Fin 2017, il a ainsi décidé de bloquer son rendement à 0,75 % jusqu'en 2020. Pourtant, selon la formule de calcul, qui prend en compte les taux et l'inflation qui monte depuis quelques mois, le taux théorique aurait dû sortir à 1,25 %.

De plus, alors que dans la formule actuelle, il est prévu que l'inflation soit le seul critère retenu si cela se révèle plus favorable aux épargnants, cette notion disparaîtrait avec la réforme, remplacée par un taux plancher de 0,5 % " pour garantir aux millions d'épargnants qui ont un livret A que [...] la rémunération ne baissera jamais en dessous de 0,5%. " On notera quand même que jamais durant ses 200 ans d'existence, le Livret n'est descendu aussi bas. Il faudrait pour cela que l'inflation et les taux de marché chutent nettement et durablement. Dans une période où les taux semblent plutôt prêts à prendre la pente ascendante, une telle précaution s'apparente plutôt à un effet d'annonce.

Malgré le désaveu du gouvernement pour le Livret A, le " livret préféré des Français " a drainé 9,54 milliards d'euros entre janvier et novembre 2018. Mais on sent quand même que de nombreux épargnants commencent à se désintéresser de ce livret d'épargne peu rentable. Entre septembre et octobre 2018, le livret A a essuyé une décollecte de plus de deux milliards d'euros en octobre et de 410 millions en septembre. Et contrairement à d'autres placements comme l'assurance-vie par exemple, la collecte 2018 devrait être plus faible que la collecte 2017. Une première depuis 2014

L'année 2019 pourrait continuer dans ce sens. L'association de défense des consommateurs CLCV a appelé l'État à revoir le mode de calcul du Livret A, qui ne permet plus aujourd'hui de se protéger contre la hausse des prix. Mais Bercy n'entend pas rouvrir ce chantier " Ce serait très pénalisant de revenir sur ce cadre ", a indiqué dans les Échos Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances. Le gouvernement préfère promouvoir le Livret d'épargne populaire qui rapporte 1.25% (...) et est accessible aux personnes aux faibles revenus (c'est tendance).

Pour les autres, et tous ceux qui veulent gagner plus que 1.25%, privilégiez l'assurance-vie, aussi sécurisée et liquide que les livrets, et surtout les contrats sans fais d'entrée dont les fonds en euros rapportent encore plus que l'inflation...

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2.2 Le PEL, le grand perdant de 2018

Au delà du LDD (même rémunération que le Livret A) ou le LEP (rémunération de 1,25 % mais jusqu'à 7700 ? et ouvert uniquement aux personnes à revenus modestes), le PEL (plan d'épargne logement) est souvent cité comme une alternative au Livret A.

C'est un plan qui vous permet d'obtenir des intérêts et, sous conditions, un prêt immobilier.

Mais la décision du gouvernement de soumettre en 2018 les intérêts des nouveaux PEL à la flat tax au taux de 30 %, alors qu'ils étaient jusqu'alors exonérés d'IR pendant 12 ans, a fait très mal au plan. En septembre 2018, la collecte du PEL est même passée dans le rouge, à -39 millions d'euros. Une décollecte, comme en juin dernier (-182 millions), quand le PEL figurait dans le rouge pour la première fois depuis 2012. Autre signe de la fin de l'âge d'or du Plan épargne logement : les encours stagnent à 270 milliards d'euros depuis le début de l'année, après avoir franchi la barre des 250 milliards en juin 2016, et celle des 260 milliards en janvier 2017.

Il faut dire que ce plan ne se révèle pas du tout adapté pour votre épargne de précaution et même votre épargne en général :

C'est un plan qui vous permet d'obtenir des intérêts et, sous conditions, un prêt immobilier. Mais ce plan ne se révèle pas du tout adapté pour votre épargne de précaution et même votre épargne en général :

  • Le taux de rémunération, fixé à l'ouverture du plan, est de 1% pour les plans ouverts depuis le 1er août 2016. Soit 0,828 % net de prélèvements sociaux
  • Avant 2018, les intérêts du PEL étaient exonérés d'IR sur le revenu pendant 12 ans. Depuis 2018, les intérêts des nouveaux PEL sont entièrement fiscalisés
  • Aucun retrait partiel n'est possible. Pour une clôture avant deux ans, la rémunération est corrigée (à 0,5%).
  • Le plan exige un minimum de versement de 270 ? par trimestre.
  • Pour ceux qui envisageraient une acquisition immobilière dans quelques années, le PEL peut sembler attractif de premier abord, mais le taux d'emprunt offert par le plan est de 2,2 %. Sur 15 ans le taux du marché se situe à 1,35% (Source Empruntis, janvier 2019).

 

2.3 Le fonds euros, meilleur placement sans risque ?

En 2018, le rendement moyen des fonds en euros des contrats d'assurance vie a été compris entre 1.6% et 1,8*% (Source FFSA). Même sans les avantages fiscaux à 8 ans, et si on paye la flat tax de 30 %, on se retrouve avec un rendement net de 1,26 %, donc supérieur à ce qu'on obtient sur tous les livrets réglementés.

Ces performances ne se font pas au détriment de la liquidité. En effet les sommes investies dans l'assurance-vie sont toujours disponibles. Vous pouvez faire des retraits partiels ou un rachat total à n'importe quel moment, et récupérer vos fonds en quelques jours. Vous pensiez que l'assurance-vie était bloquée 8 ans ? Les huit années, c'est pour bénéficier d'une fiscalité plus douce et notamment d'un abattement annuel de 4 600 euros pour un célibataire ou de 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé, qui s'applique sur la part de gains retirés.

 

À savoir : Sur MonFinancier Retraite vie, le fonds en euros Suravenir Opportunités a servi en 2018 un rendement de 2,80*%nets de frais de gestion. Le fonds Suravenir Rendement, également disponible sur MonFinancier Retraite vie, a servi quant à lui un rendement de 2*% net en 2017.

A noter qu'afin de préserver cette performance, chaque nouveau versement sur le fonds Suravenir Opportunités doit comporter 40% minimum en unités de compte. Les unités de compte constituent d'ailleurs un potentiel de performance, à condition d'être prêt à ajouter une dose de risque, dans la mesure où elles ne garantissent pas le capital versé. S'agissant du fonds en euros Suravenir Rendement, depuis le 1er novembre 2016, tout versement supérieur ou égal à 250 000 ? doit être investi à 30% minimum en Unités de Compte.

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3 - Les enveloppes à privilégier en 2019

2018 a été une année riche en nouveautés pour les placements financiers. Avec par exemple la première loi de Finance du gouvernement d'Emmanuel Macron, qui a mis en place la flat tax sur la plupart des placements, ou encore la décision de geler la rémunération du Livret A. Des mesures qui ont pénalisé le livret A, le PEL, ou encore le PERP. Aux profits d'autres enveloppes.

3.1 L'assurance vie toujours là haut

La baisse de la collecte du livret A, du PEL et du PERP a globalement profité à l'assurance-vie.

2017 avait été une année difficile pour le placement préféré des Français. Inquiets par la loi Sapin 2 (qui octroyait à l'état la possibilité de bloquer temporairement les retraits des fonds en euros en cas de crise grave), puis par l'instauration de la Flat tax, les épargnants avaient boudé quelque peu l'enveloppe.

Mais la collecte a nettement repris en 2018. Sur les 11 premiers mois de l'année, la collecte en assurance-vie a atteint 23,1 milliards d'euros sur les onze premiers mois de l'année, et 2,7 milliards d'euros en novembre 2018, le record de l'année. L'assurance-vie est redevenue attractive aux yeux des épargnants.

La loi Sapin 2 n'inquiète plus. Les épargnants ont compris qu'il s'agissait d'une mesure de protection qui ne s'appliquerait qu'en cas de crise majeure. Quant à la flat tax, elle ne s'appliquera finalement que dans peu de retraits (nouveaux versements, au dessus de 150 000 euros de capital par assuré et au delà des abattements de 4600 euros par assuré)

En 2018, le rendement moyen des fonds en euros des contrats d'assurance vie a été compris entre 1.6% et 1,8*% (Source FFSA). Même sans les avantages fiscaux à 8 ans, et si on paye la flat tax de 30 %, on se retrouve avec un rendement net de 1,26 %, donc supérieur à ce qu'on obtient sur tous les livrets réglementés.

Les sommes investies dans l'assurance-vie sont toujours disponibles. Vous pouvez faire des retraits partiels ou un rachat total à n'importe quel moment, et récupérer vos fonds en quelques jours. Vous pensiez que l'assurance-vie était bloquée 8 ans ? Les huit années, c'est pour bénéficier d'une fiscalité plus douce et notamment d'un abattement annuel de 4 600 euros pour un célibataire ou de 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé, qui s'applique sur la part de gains retirés.

L'assurance-vie présente d'autres avantages, comme par exemple celui de diminuer les droits de succession en désignant le ou les bénéficiaires en cas de décès qui bénéficieront d'un abattement sur les sommes transmises via l'assurance-vie.

L'assurance vie permet aussi de diversifier. À l'heure où les rendements nets des placements sans risque peinent à se maintenir au dessus des 1 %, les épargnants qui veulent maintenir une rentabilité de leurs placements autour des 4-5 % doivent diversifier. Avec des placements réputés rentables sur le long terme comme l'immobilier ou les actions. L'assurance-vie permet d'investir, outre sur le fonds en euros, sur un grand nombre de supports comme des fonds actions, des fonds patrimoniaux ou encore de l'immobilier via des SCPI (société civiles de placement dans l'immobilier).

Au final, pour votre épargne de précaution, vous avez besoin d'un Livret A. Mais pour vos placements à un peu plus long terme, l'assurance-vie est le parfait complément. Liquide, plus rentable et avantageux fiscalement.

Le contrat MonFinancier Retraite Vie est sans frais d'entrée et offre des frais de gestion au plus bas (0,6%), deux fonds en euros performants, une architecture ouverte (plus de 680 supports) pour investir sur les marchés financiers ou en immobilier.

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3.2 Le PEA, chouchou du gouvernement

Depuis quelques mois, le gouvernement cherche à favoriser l'épargne productive de long terme, qui est injectée dans l'économie réelle. Comprendre : l'investissement en actions. Le PEA, qui est l'enveloppe plébiscitée par les Français pour investir en actions, profite donc des faveurs du gouvernement.

Le PEA permet en effet d'investir en actions européennes (ou fonds d'actions européennes) avec des avantages fiscaux : Les revenus (dividendes notamment) et les plus-values de valeurs mobilières ne sont imposés qu'à la sortie du plan et, si le plan a plus de 5 ans, seront exonérés d'impôts (exceptés des prélèvements sociaux). Les versements dans un PEA sont limités à 150 000 euros par contribuable.

Mais même le gouvernement précédent avait pris une mesure forte pour le financement des entreprises, petites et moyennes, en créant le PEA-PME : un plan qui vient compléter l'actuel PEA limité à 150 000 euros de versements, en permettant d'investir jusqu'à 75 000 euros de plus à destination unique d'actions de PME ou de fonds investis en actions de PME. Le nouveau plan bénéficie des mêmes avantages fiscaux que son grand frère. Pour ceux qui ont déjà un PEA rempli à ras bord et souhaitent investir sur les petites et moyennes entreprises, le PEA PME fait donc beaucoup de sens.

Chez MonFinancier, le PEA-PME bénéficie aussi de la même tarification que le PEA : Aucun frais d'entrée ni frais de dossier, aucun frais d'arbitrage et autres frais de courtage, aucun frais de gestion (hors frais des OPCVM) ni droit de garde.

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Aussitôt en place, le gouvernement d'Emmanuel Macron a lancé une importante mesure sur la fiscalité du patrimoine : la création de la flat tax, un taux de 30 % (prélèvements sociaux inclus) qui devait s'appliquer sur tous les revenus du capital. Même certains placements fiscalement avantageux, comme l'assurance-vie, étaient concernés (depuis le gouvernement a un peu reculé sur l'assurance-vie en n'appliquant la flat tax que sur les nouveaux versements et au delà d'un certain montant).

Mais il n'a jamais été question d'appliquer cette flat tax sur les PEA : les gains réalisés sur ce plan sont et resteront exonérés d'impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements sociaux) si l'investisseur garde son plan pendant au moins 5 ans. Par contre, pour les détenteurs qui feraient un retrait avant 5 ans, la " punition " reste toujours aussi sévère : clôture du plan et taux de 19 % (22,5% si clôture avant 2 ans), plus les prélèvements sociaux. Des taux qui sont plus élevés que la flat tax (30 % prélèvements sociaux inclus). Le gouvernement pousse donc l'épargne productive à long terme.

Désormais, le gouvernement réfléchit à mettre en place d'autres mesures pour augmenter les avantages du plan. Plusieurs amendements inscrits dans le projet de loi de Finances de fin d'année, et dans la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui doit passer par le Sénat en janvier prochain, vont dans ce sens :

  • Un assouplissement des règles sur les retraits, SOIT en ajoutant des exceptions (licenciement, retraite anticipée et invalidité) à la clôture du plan en cas de retrait avant 5 années de détention, SOIT en permettant d'effectuer un retrait partiel sans clôture après 5 ans d'ancienneté, et de procéder à de nouveaux versements après 8 ans dans la limite du plafond de 150 000?.
  • La fusion des 2 plafonds (1500 000 ? pour un PEA et 75 000 ? pour un PEA PME). Le souscripteur pourra profiter d'un PEA et/ou d'un PEA-PME jusqu'à 225 000?
  • L'application de la flat tax de 30 % (PS inclus) pour les retraits avant 5 ans (contre 22,5 % ou 19 % + prélèvements sociaux actuellement), en maintenant l'exonération au bout de 5 ans
  • La création d'un PEA Jeunes, éligible aux 18-25ans qui sont toujours à la charge de leurs parents. Celui-ci aurait un plafond de 25 000?, qui serait automatiquement relevé au plafond classique de 150 000? dès les 25ans du titulaire.

Si ces amendements ne seront peut être pas votés, nul doute que le PEA devrait être encore plus intéressant en 2019 qu'en 2018.

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4 - Le PERP pénalisé en 2018... et en 2019 ?

Chaque année, généralement vers la fin d'année, vous vous interrogez sur la pertinence de faire des versements dans des placements permettant de réduire vos impôts à payer l'année suivante. Mais en 2018 il fallait prendre en compte une nouvelle donne : la mise en place du prélèvement à la source qui signifie que vos revenus habituels de 2018 ne seront pas imposés. Et pour 2019 ?

4.1 Le PERP : la saison blanche

L'année 2018 a été une année blanche : Les revenus perçus en 2018, sauf éléments exceptionnels, ne seront pas imposés en 2019. Ils bénéficieront en effet d'un crédit d'impôt, pour compenser le fait que les revenus 2019 seront imposés dès 2019 avec le prélèvement à la source.

Si les revenus de 2018 ne sont pas imposés au titre de l'année de transition, les déductions qui permettent de réduire ces revenus n'ont donc aucun intérêt.

C'est le cas pour le PERP (Plan d'épargne retraite populaire) dont l'intérêt principal est de pouvoir déduire de son revenu imposable les versements qui y sont effectués (dans certaines limites) et en contrepartie d'un blocage jusqu'à la retraite.

Pour éviter que les contribuables ne suspendent leurs versements en 2018, les députés ont voté une mesure anti-optimisation. La loi de finances rectificative prévoit en effet que, si le montant versé en 2018 est inférieur à la fois à celui versé en 2017 et à celui versé en 2019, le montant des versements déductibles pour l'imposition des revenus de 2019 sera égal à la moyenne des sommes versées en 2018 et 2019.

 

Exemple d'un célibataire soumis aujourd'hui à la tranche à 41% et qui fait des versements de 3000 euros par an dans un PERP.

Au final, l'avantage obtenu en maintenant ses investissements en 2018 ou en les décalant à 2019 est le même. Le gouvernement espérait ainsi que l'épargnant ne toucherait pas à ses versements de 2018. Mais si la réduction est la même, l'épargnant avait donc quand même intérêt à attendre et à différer ses investissements, d'autant qu'il ne peut jamais être sûr qu'il n'aura pas, en 2019, un besoin d'argent qui le contraindra à interrompre ses versements dans le PERP. Il aurait alors versé en 2018 pour rien...
Par ailleurs,
la réduction de 20.5% est relativement faible pour un investissement bloqué jusqu'à la retraite et qui sera imposé à la sortie, sous forme de rente, à un taux peut-être supérieur à 20.5% surtout quand on sait que les prélèvements sociaux s'élèvent déjà à 9.8%. Sachant qu'on a pris le cas d'une personne aisée soumise à une TMI de 41%. Pour une TMI de 30%, l'avantage est encore moindre (15%) et l'intérêt est quasiment nul pour une personne soumise à une TMI de 14%.

Dès lors, l'épargnant a donc intérêt en réalité à différer ses investissements jusqu'à 2020 (il bénéficiera du report du plafond 2018 et 2019) afin d'obtenir une déduction sur 100% de ses versements. Car le PERP est un bon investissement surtout quand la déduction bat son plein.

 

4.2 Faut-il investir dans un PERP en 2019 ?

Les épargnants qui n'ont pas diminué leurs versements sur le PERP en 2018 ont donc été pénalisés puisqu'ils ne pourront pas déduire ses versements pour réduire leur impôt (sauf revenus exceptionnels). Mais pour eux, 2019 redevient une année normale. Les versements qu'ils font dans le PERP redeviennent totalement déductibles.

Par contre, il faut privilégier un PERP de qualité avec un bon fonds en euros et des supports diversifiés pour investir en actions, en obligations ou encore en pierre-papier (SCPI). C'est le cas de notre contrat MonFinancier Retraite PERP.
Contrairement à un contrat d'assurance-vie, un PERP se transfère. N'hésitez pas donc à demander le transfert de votre plan vers celui de MonFinancier, afin de bénéficier de notre accompagnement et de notre expertise.

Pour demander votre transfert, rien de plus simple. Il suffit d'ouvrir un nouveau PERP tout en demandant le transfert de celui d'origine sur papier libre mentionnant :

  • le nom et le numéro du contrat externe
  • les coordonnées et contacts de l'organisme d'origine.

Et vous n'aurez pas à vous soucier du transfert. Notre partenaire entrera en effet directement en contact avec la compagnie détentrice de votre contrat d'origine pour en demander et obtenir le transfert. Alors qu'attendez-vous pour sauter le pas ? Pour débuter votre transfert .

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Pour les épargnants qui ont suivi nos conseils et ont stoppé leurs versements sur le PERP en 2018, il faut également ne pas verser dans le PERP en 2019 puisque la déduction serait réduite.
Comment alors épargner pour préparer sa retraite ?

Placement préféré des Français, l'assurance-vie peut répondre à tous les objectifs, notamment à long terme puisque la fiscalité est très avantageuse au bout de 8 ans : Fructifier un capital, financer les études des enfants, préparer une acquisition immobilière et, bien sûr, préparer sa retraite.

En faisant des versements programmés, et en choisissant un contrat d'assurance vie sans frais d'entrée, avec des unités de compte de qualité (dont OPCVM de société de gestion indépendante et SCPI pour investir dans l'immobilier), on peut se construire pour le long terme un capital en vue de sa retraite.

Grâce à la fiscalité douce sur les retraits (seule la partie gains des retraits est imposée, abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple), on obtient un complément de revenu pour la retraite faiblement imposé.

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5 - Avis d'experts de Marc Fiorentino : Perspectives 2019, faut-il investir en actifs risqués ?

2018 a été une année particulière. Très particulière.
Je vais vous surprendre mais je la trouve aussi marquante que 2008.
Oui. 2008.

5.1 Une année très particulière

Certes nous n'avons pas eu de faillites retentissantes de banques ou d'effondrement du système financier mais nous avons vécu une multitude d'évènements qui illustrent la mutation profonde de l'économie mondiale à laquelle nous assistons, en direct, sous nos yeux, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7:

  • mutation démographique avec le vieillissement de la population des pays développés et de la Chine
  • mutation technologique avec l'accélération du basculement puis de la disparition programmée des emplois intermédiaires
  • mutation géo politique avec la nouvelle guerre froide entre les Etats-Unis et la Chine, une guerre froide sur fond de rivalité pour le leadership économique mondial,
  • mutation géo politique encore avec le retour en force des nationalismes
  • mutation politique avec l'affaiblissement de la démocratie au profit des dictatures ou des " démocratures "
  • mutation commerciale avec l'explosion en vol du multilatéralisme sous les coups de boutoirs de Donald Trump
  • mutation sociale avec l'exaspération des classes moyennes face au déclassement et au niveau des inégalités
  • mutation " industrielle " avec l'effondrement accéléré de certains secteurs traditionnels au profit d'un oligopole de leaders technologiques américains ou chinois et la règle du " winner takes all "
  • mutation monétaire avec la fin de l'ère de l'argent gratuit.

 

Oui. Tout cela a eu lieu ou s'est amplifié en 2018.
Et tout cela modifie, fondamentalement, structurellement, profondément l'environnement mondial.
Nous sommes en pleines " Révolutions ".
C'est fascinant. Mais c'est aussi déroutant et parfois effrayant.

5.2 Et les marchés dans tout cela ?

Nous sommes prudents chez MonFinancier depuis longtemps.

Et nous avons appelé à la prudence sur les indices boursiers au début de l'année 2018.

Nous faisions même partie du dernier carré décimé des " bears ", des baissiers, à l'été alors que le monde s'extasiait sur les records des indices américains et sur Amazon et Apple qui dépassaient les 1000 milliards de dollars de capitalisation.

Ce n'était pas facile.

Mais nous avons tenu.

Notre raisonnement était simple : le niveau des actifs financiers, et en particulier des indices boursiers américains, était excessif et beaucoup de valeurs étaient largement surévaluées.

 

Nous nous sommes raccrochés aux fondamentaux démographiques et technologiques qui nous paraissaient et nous paraissent encore extrêmement déflationnistes.

Avec un raisonnement simple, voire simpliste, je l'admets : " si avec les milliards de milliards de dollars, d'euros, de yens, de yuans déversés sur les marchés et sur l'économie, l'inflation n'arrive toujours pas à dépasser les 2% même dans des pays en plein-emploi comme le Japon, les Etats Unis ou l'Allemagne, c'est que les forces déflationnistes structurelles à l'oeuvre sont d'une puissance inimaginable.

 

Ce qui nous a confortés également dans notre conviction ? Le fait que l'inflation des actifs financiers était principalement due à la baisse des taux sur les dix dernières années et que les banques centrales avaient commencé à réduire, enfin, leurs bilans monstrueux. Avec un impact majeur sur la liquidité et sur le niveau des taux d'intérêt.

Aux Etats Unis aujourd'hui, on peut placer son argent sans risque à plus de 2%. Ce n'est certes pas exceptionnel mais c'est à nouveau une alternative, ce qui n'était pas le cas quand les taux étaient à zéro.

 

5.3 Une multitude de mini-krachs

2018 devait être, si on regarde les rapports des prévisionnistes au début de l'année, une belle année sur les marchés.

Mais rien ne s'est passé comme ils l'avaient prévu. Rien.

2018 est une année historique.

C'est la première fois en plus de 40 ans que TOUTES les principales classes d'actifs sont dans le rouge.

En règle générale, quand les indices boursiers baissent, les obligations montent ou certaines matières premières servent de valeurs refuges. Parfois quand certaines bourses ou secteurs baissent, d'autres en profitent.

Cette année non.

On n'a pas vécu un grand krach mais on a vécu une multitude de mini krachs avec une multitude de marchés en " bear territory " c'est-à-dire des marchés affichant plus de 20% de baisse par rapport à leur niveau le plus haut de l'année. Du pétrole aux valeurs moyennes en passant par une multitude d'indices sectoriels : Le Nasdaq (-20% depuis ses plus hauts), le DAX (-22%), le CAC small &mid 190 (-27%), le CAC financials index (-32%), le Shanghai composite (-32%), le pétrole Brent (-38%) et le pétrole crude (-41%) sont tous en territoire baissier.

2018 a été une année noire, ou plutôt une année rouge, uniformément rouge...

 

5.4 Qu'attendre de 2019 ?

Il y aura plusieurs phases de marché en 2019.

Comme il y a eu plusieurs phases de marchés en 2018 avec une première partie de l'année encore positive, voire euphorique avant la grande désillusion qui a pris la plupart des investisseurs à contre pied.

Voilà pour la langue de bois ;-)

2019 sera une année complexe. Très complexe avec l'accélération encore des mutations évoquées pour 2018 et une série d'évènements majeurs comme la fin (ou pas) du feuilleton du Brexit, l'évolution de la situation politique en France, l'évolution de la situation économique des Etats Unis avec le début de la fin de ce cycle incroyablement long de croissance, l'évolution de l'économie Chinoise qui traverse une phase de faiblesse, l'évolution de la situation en Europe avec, notamment l'Italie, ou encore l'Allemagne.

Voilà encore pour la langue de bois...

Il va falloir que je me mouille. Je sais.

Soyons clairs : nos anticipations très " macro " économiques n'ont pas changé.

Nous continuons à croire que la démographie et la technologie sont des facteurs qui pèsent sur la valeur des actifs.

Et nous ne pensons pas que cette tendance va changer.

Nous pensons également que la fin de l'argent totalement gratuit et de la coke monétaire distribuée par les banques centrale va également peser sur les marchés.

Nous ne croyons donc pas à une nouvelle vague de hausse puissante et structurante des marchés.

Non.

5.5 Prudence, Agilité et Sélectivité

Nous allons connaître des marchés extrêmement " techniques " avec une forte volatilité et des rebonds puissants mais des rebonds qui risquent de ne pas durer.

Nous attendons notamment un premier rebond après l'annonce d'un deal, certes fragile, entre les Etats Unis et la Chine et l'annonce d'un maxi package de relance de l'économie chinoise.

Il faudra donc être " agile " en 2019. Très agile.

Nous abordons donc l'année 2019 avec prudence mais avec la possibilité, et nous vous le signalerons, de saisir des opportunités de rebond de 8 à 10%.

Les taux à long terme devraient rester stables aux Etats Unis, toujours bas en Europe du fait d'une économie en ralentissement.

Il va falloir être agile, très sélectif avec, pour les actions, une stratégie de " stockpicking " plutôt que d'indices, sur un fond d'ambiance plutôt morose. Prudence donc, Agilité et Sélectivité sont les trois maîtres mots pour 2019.

Je souhaite une bonne année à notre communauté, toujours plus grande, toujours plus dynamique.

 

5.6 Faut-il investir en actifs risqués en 2019 ?

On ne va pas se mentir, 2019 devrait être encore une année complexe.
Personne ne vous dira aujourd'hui que vous serez gagnant sur vos investissements en actions en 2019.
Et en même temps, début 2018, tous les experts pariaient sur une hausse et on voit ce qu'il s'est passé...
Aujourd'hui, après une baisse de plus de 20 % sur beaucoup d'indices boursiers, les actions sont moins chères qu'il y a 6 mois. L'opportunité paraît donc plus intéressante d'acheter aujourd'hui quelques fonds d'actions*. Peut-être pour viser une hausse à court terme. Surtout pour rentrer, après la baisse, sur une classe d'actifs qui reste très performante* sur le long terme. Le seul actif financier qui peut permettre, à condition d'en accepter les risques, d'espérer aujourd'hui un rendement annuel de plus de 5 %* à long terme. En diversifiant car, à l'image du Brésil, il y a toujours des zones qui performent mieux que les autres

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Avec la baisse des actions et des obligations, les fonds diversifiés, ou fonds patrimoniaux, ont forcément connu aussi une année decevante : la plupart de ces fonds sont investis en partie en actions et en partie en obligations. Ils sont donc pour la plupart dans le rouge en 2018. Il y a quelques exceptions, notamment du côté des fonds de " gestion alternative " ou " de performance absolue " qui investissent sur d'autres actifs ou d'autres stratégies pour essayer de faire de la performance quelle que soit l'évolution des marchés. Pour les autres, il faut espérer qu'en 2019 soit les obligations, soit les actions, soit les deux, repartent à la hausse


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6 - Faut-il investir en immobilier et sur quel support ?

L'immobilier devait souffrir en 2018 ? Il est resté toujours aussi solide... Malgré l'impôt sur la fortune immobilière, la hausse de la CSG, les revenus fonciers exclus du dispositif de prélèvement forfaitaire unique, les Français restent très attachés à la pierre. D'après le bilan annuel du réseau Century 21, 2018 s'impose comme une nouvelle année record en termes d'activité dans l'immobilier ancien, notamment grâce à l'investissement locatif. Et malgré les doutes sur la croissance en France, les prévisionnistes restent confiants sur 2019. Reste que comme en 2018, il faudra bien choisir votre projet d'investissement.

6.1 2018, année record

Après un millésime 2017 déjà record, le marché immobilier a été encore plus dynamique en 2018. Les volumes de ventes ont encore augmenté dans l'ancien, selon les données publiées par Century 21, tout comme les prix dans la majorité des villes et régions de France.

Selon le réseau d'agences immobilières en France, le prix moyen au mètre carré dans l'ancien s'est établi à 2.595 euros en 2018. Un chiffre en hausse de 1,7% sur 12 mois.

Depuis plusieurs années maintenant, les taux d'intérêt extrêmement bas dynamisent le marché de l'immobilier. Ce fut encore le cas en 2018.La part d'emprunts souscrits pour financer un achat immobilier a encore augmenté de 1,6% en 2018. Les taux devraient d'ailleurs rester encore attractifs en 2019, au moins pendant encore quelques mois.

Si l'achat de la résidence principale représente encore la majorité des transactions, le marché a quand même été porté en 2018 par les investissements locatifs. La part des ventes réalisées en vue d'un investissement locatif a ainsi augmenté de 24,7% en 2018, et représente désormais plus d'un achat sur cinq dans l'ancien (21,7%).

"L'investissement locatif en France, ça devient le lingot d'or, il n'y a plus que ça de sûr", souligne Laurent Vimont, président de Century 21, notant le faible rendement des produits financiers et le bas coût des emprunts.

Pour 2019, Laurent Vimont, le président de Century 21, prédit une légère augmentation des prix de l'ancien, comprise entre 1% et 2%, et un volume de transactions encore en hausse.

Mais avec la fiscalité confiscatoire sur l'immobilier et les prix stratosphériques dans certaines villes de France... la sélection du bon projet d'investissement sera encore plus importante en 2019. Comment alors investir dans la pierre ? Un bien en direct ? Il faut s'en occuper. Il faut être bricoleur, et être prêt à faire face à des mauvaises surprises comme par exemple des gros travaux à réaliser ou un locataire qui ne paye plus son loyer. Tout cela coûte de l'argent, mais surtout prend du temps et de l'énergie. Pour ceux qui malgré tout souhaitent se lancer dans l'aventure immobilière sans s'encombrer, voici quelques pistes pour qu'immobilier rime avec sérénité !

 

6.2 La résidence étudiante

Face à une demande de plus en plus croissante, les résidences étudiantes se présentent comme un bon plan pour investir dans l'immobilier. Revenus réguliers et garantis, pas de gestion locative, dispositif fiscal avantageux, etc. : elles séduisent les investisseurs en quête de rendement. Voici pourquoi...

Ce type de placement est en effet accessible dès 80.000 euros. Mais attention à l'emplacement ! Si la demande est bel et bien croissante, certaines précautions sont toutefois à prendre. Tout d'abord, il est préférable de privilégier une résidence proche d'un grand centre universitaire, de transports en commun le desservant et des " commodités " (supermarchés, lieux de loisirs...). Outre la localisation, la qualité de la résidence étudiante et du gestionnaire sont des critères à prendre en considération. Ainsi, en investissant dans une résidence étudiante, sur une période d'au moins 9 ans, comme pour toutes résidences de services, vous pouvez espérer en moyenne 4% ou 4,5% de rentabilité. Si toutes ces conditions sont réunies, vous vous assurez de ne jamais avoir de vacance locative (puisque votre bail est avec l'exploitant) et vous percevez donc des revenus réguliers.

Mais ce qui séduit les épargnants, outre son ticket d'entrée abordable et l'assurance de bénéficier de revenus réguliers, ce sont les nombreuses pistes d'optimisation fiscale.

En optant pour le statut LMNP, l'investisseur pourra bénéficier d'un avantageux régime fiscal permettant de générer des revenus locatifs non imposés durant de longues années, en particulier la possibilité de déduire de ses revenus locatifs l'amortissement du bien acquis.

Des revenus réguliers et garantis, pas de gestion locative, un dispositif fiscal avantageux, pas de doute, l'investissement dans une résidence étudiante est une piste idéale pour se constituer des revenus complémentaires.

>> Je souhaite en savoir plus sur les avantages d'un investissement en résidence étudiante

 

6.3 Défiscalisation : zonage du Pinel et loi Denormandie

Si le dispositif Pinel a été prolongé l'année dernière jusqu'en 2021, le dispositif sera victime d'un recentrage cette année. Avec le nouveau zonage des villes éligibles, des milliers de communes sont déclassés en zone B2 ou C (villes de taille moyenne et zones rurales) et perdront ainsi leur éligibilité au dispositif Pinel. Mais initialement prévu pour 2018, le recentrage a été décalé, d'abord à fin 2018. Cette période transitoire va finalement déborder sur 2019. Elle a en effet été étendue de 3 mois pour les ventes en l'état de futur achèvement (VEFA). Pour en profiter, l'acquisition doit être effectuée avant le 15 mars 2019 pour un achat répertorié chez le notaire avant le 31 décembre 2018.

Par ailleurs, la loi de finances pour 2019 a prévu l'extension du dispositif Pinel aux acquisitions de logements anciens en centre-ville et faisant l'objet de travaux de rénovation. Ce nouveau dispositif est appelé "Dispositif Denormandie", du nom du ministre du Logement qui porte cette aide. Il permet, comme le Pinel, d'obtenir une réduction d'impôt pouvant aller de 12% à 21% de l'investissement selon que le bien est loué 6, 9 ou 12 ans. Et la réduction est plafonnée à 300 000 euros par contribuable et par an
À la différence du neuf, l'aide ne sera pas soumise à des obligations en termes de performance énergétique. Mais son obtention nécessite toutefois d'initier des travaux pour un montant minimal de 25% du prix d'achat du logement.

Un décret, qui n'est pas encore publié, clarifiera la nature des rénovations nécessaires. Un second décret à paraître devra également clarifier les villes dans lesquelles le dispositif fiscal sera accessible. Il devrait concerner 222 communes et est destiné à des acquisitions en centre-ville.

>> Je souhaite en savoir plus sur le dispositif Pinel

 

6.4 Les SCPI : l'immobilier à ticket d'entrée réduit

Pour limiter les soucis de gestion et les problèmes de liquidité, les épargnants peuvent privilégier l'acquisition de parts de SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier). Les SCPI ont pour objet l'acquisition et la gestion d'un patrimoine immobilier locatif. En pratique, les sommes versées par les souscripteurs sont destinées à l'achat d'un ou plusieurs biens immobiliers, à usage d'habitation ou d'immobilier d'entreprise. La gestion de ce patrimoine est confiée à une société de gestion qui se charge de le louer et de l'entretenir pour le compte des porteurs de parts. En contrepartie, elle leur reverse, sous forme de revenus réguliers, une quote-part des loyers encaissés à proportion de leurs droits dans la SCPI, après déduction des différentes charges (frais d'entretien, de gestion locative, travaux...).

Et comparativement à un investissement immobilier classique, la mise de départ est beaucoup plus faible dans le cadre d'un investissement dans une SCPI. De plus, vous n'aurez pas à vous soucier de la gestion, puisque la société de promotion se charge de le louer et de l'entretenir pour le compte des porteurs de parts. L'associé n'a plus qu'à percevoir ses revenus !

L'autre avantage, et il est de taille, c'est que les SCPI permettent de mutualiser les risques et de diminuer ainsi le risque locatif.


En direct, à crédit, voire même au sein d'un contrat d'assurance-vie, investir en SCPI vous permet d'éviter les contraintes de gestion liées à un investissement immobilier, tout en améliorant la liquidité de votre placement. MonFinancier vous accompagne dans la recherche de la solution la plus adaptée à votre profil.

>> Je reçois une information détaillée sur l'Offre SCPI de MonFinancier

 

6.5 La nue-propriété : pas de revenu, pas de prélèvement...

Dans le contexte de matraquage fiscal de l'immobilier, la nue-propriété fait de plus en plus parler d'elle. Pour rappel, la propriété d'un bien peut être démembrée, c'est à dire séparée en deux droits sur ce bien : L'usufruit, qui donne droit d'user du bien ou d'en tirer les profits, et la nue-propriété. Le nu-propriétaire possède le bien mais sans en avoir la jouissance. Concrètement, sur un bien mis en location et démembré pendant 10 ans, l'usufruitier va recevoir les loyers pendant 10 ans, tandis que le nu-propriétaire récupérera la pleine propriété du bien au bout de 10 ans.

Historiquement, détenir la nue-propriété temporaire d'un bien immobilier peut se révéler très intéressant :

  • Le risque n'est pas très élevé puisque le remembrement est mécanique : la nue-propriété va devenir pleine propriété à l'échéance du démembrement, et l'investissement a donc de grandes chances de se revaloriser.
  • L'espérance de gain peut venir de deux sources. Tout d'abord, le remembrement : admettons que vous achetiez sur 10 ans une nue-propriété égale à 65% de la pleine propriété. Vous savez d'ores et déjà que votre placement va passer de 65 à 100% en 10 ans. Soit une performance annuelle de 3,25%, et sans compter la revalorisation du bien qui peut donc vous amener une deuxième source de rentabilité.
  • Le cadre fiscal est sans comparaison : pas d'IFI puisque c'est l'usufruitier qui doit déclarer le bien dans son patrimoine, pas d'IR ni prélèvements sociaux (pas de revenus), pas de plus-value sur le remembrement (qui n'est pas fiscalisé). Le nu-propriétaire n'est donc pas concerné par la hausse des prélèvements sociaux (car pas de revenu) sauf en cas de plus-value (qui viendrait alors augmenter la rentabilité nette du placement)

L'investisseur sera néanmoins attentif au prix qu'il payera pour la nue-propriété d'un bien. Sur des biens en direct, la valeur des nues-propriétés disponibles sur le marché est souvent déraisonnable. Nous conseillons donc de privilégier la détention de parts de SCPI en nue-propriété. Pour 3 raisons :

  • Le prix de la nue-propriété d'une part de SCPI est basé sur le prix de la part. Il n'y a donc pas de survalorisation.
  • L'investissement est simple et souple. La société de gestion gère la nue-propriété, pour une durée déterminée, et vous récupérez la pleine propriété à l'échéance
  • La clé de répartition, c'est à dire la quote-part respective du prix entre l'achat de l'usufruit et de la nue-propriété pour une durée donnée, est fixée par la société de gestion. Celle-ci n'a pratiquement pas évolué depuis 10 ans. Ainsi, vous pouvez acheter des parts de SCPI en nue-propriété pendant 10 ans pour à peine 65-70% de la valeur de la part !

>> Je reçois un information détaillée sur l'acquisition de parts de SCPI en nue-propriété

 

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