mardi26janvier
Maison miniature sur un graphique financier.

La résistance de la pierre-papier face aux crises n’est plus à démonter, leur performance sur les derniers mois en est la preuve. Pourtant, certains professionnels du secteur continuent d’afficher une certaine appréhension. Ces derniers affirment notamment que les actifs afférents aux bureaux et commerce ne sauraient pérenniser dans le monde postcovid.

La pandémie du covid-19 et la crise économique qui s’en est suivie ont braqué les projecteurs sur les SCPI ou sociétés civiles de placement immobilier, ces supports d’investissement qui affirmaient à qui voulait l’entendre que leur modèle économique était apte à résister à ce type de tumultes. La conjoncture actuelle aura été pour elles l’occasion de vérifier ces dires.

Et au plus grand désarroi de ses détracteurs, l’investissement en actifs immobiliers a su faire face aux retombées de l’épidémie du coronavirus grâce notamment aux excellentes performances de ses segments bureaux et commerces.

À certains professionnels du secteur d’indiquer toutefois que ces domaines pourraient être, sur le long terme, impactés par les conséquences de la crise sanitaire.

Vers une généralisation du télétravail ?

À l’aune de ce reconfinement, le télétravail est devenu obligatoire pour les emplois ne nécessitant pas une présence physique. Travailler à distance pourrait ainsi devenir la nouvelle norme dans le monde postcovid.

Qui plus est, bon nombre de salariés ont indiqué se réjouir de ce mode de travail, il se pourrait ainsi que cette technique se généraliserait. Une éventualité qui serait pourtant préjudiciable pour la pierre-papier, car il est à rappeler que les SCPI de bureaux constituent le segment affichant le meilleur rendement.

Mais l’alternative au travail en présentiel aurait peu de chances de se généraliser. En effet, bien que de nombreux salariés ont exprimé leur satisfaction quant à la possibilité de travailler de chez soi, une majeure partie de ces employés ont également admis qu’ils étaient encore attachés à leur bureau. Ces derniers indiquent qu’il est important pour eux de préserver le lien social entre collègues.

De plus, travailler depuis son domicile expose aux risques de brouillage entre la sphère professionnelle et personnelle, un point d’autant plus inquiétant puisque sur le long terme cela pourrait nuire à la créativité, à la productivité et au bien-être des salariés.

Ainsi, la démocratisation du télétravail semble peu probable dans le monde postcovid. Les SCPI de bureaux ont donc encore de beaux jours devant elles.

Les commerces physiques, voués à disparaitre ?

L’autre inquiétude des professionnels du secteur porte sur les SCPI de commerce, un segment vraisemblablement plus exposé compte tenu de la fermeture de bon nombre d’entre eux.

Toutefois, ici aussi d’après une étude de Yougov, la majorité des Français (70 %) restent attachés aux commerces de proximité. La moitié des répondants à l’enquête rajoutent qu’ils préfèrent se rendre dans ces établissements plutôt que dans les grands magasins.

Ils consentiraient même à faire des efforts financiers pour que ces établissements ne ferment pas boutique.

D’après les résultats de cette étude, les SCPI de commerce peuvent être optimistes quant aux chances de pérennité de ces magasins, mais quand bien même ce ne serait pas le cas, la pierre-papier n’a pas à en démoraliser.

En effet, la fermeture des réseaux de commerce physique laisserait le champ libre à l’e-commerce et donc à la logistique, un segment où les SCPI dits diversifiés ont déjà massivement investi dans le cadre de leur nouvelle stratégie de développement.

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