lundi21mars

Depuis le début d'année, les émetteurs de certificats, tels que Commerzbank ou Société Generale, ont lancé un nouveau type de produits dérivés. Il s'agit des certificats Reverses Reverses convertibles. Ces certificats se situent à la frontière entre actions et obligations. Ils sont donc très proches d'autres produits de ce type, tels que les obligations convertibles ou les certificats bonus, mais présentent néanmoins une bonne alternatives à ces derniers

    On rappelle qu'avec les obligations convertibles, le détenteur de l'OC touche un coupon et obtient à l'échéance le capital garanti, sauf s'il décide de convertir ses obligations en actions, ce qui signifie donc que le cours de l'action a monté depuis le début de son investissement. Il a ainsi une option de conversion

    Avec les reverses convertibles, c'est un peu différent. Le détenteur touche toujours un coupon et le capital garanti à l'échéance, sauf si le cours de l'action sous-jacente est inférieur à une barrière basse à l'échéance et dans ce cas, le certificat est converti en actions. Ce n'est pas une option de conversion, le certificat est automatiquement converti et le détenteur perde donc le coupon et la garantie.

    Prenons un exemple avec le certificat Reverse convertibles Crédit Agricole J759Z (FR0010998963) qui a un coupon à 8.50%, un strike à 10.41 euros et une barrière à 6.50 euros. Le certificat offre ainsi un coupon de 8.50 euros et le remboursement du nominal 100 euros à l'échéance en Décembre 2011 si Crédit Agricole cote au dessus de 6.50 euros à ce moment. Crédit Agricole cote actuellement 11.50 euros. Si Crédit Agricole cote sous 6.50 euros à l'échéance, vous subissez la baisse de crédit Agricole par rapport au strike, c'est-à-dire que vous être remboursée 100 euros * perte de crédit Agricole
    Le certificat cote actuellement 100.4 euros, ce qui fait un rendement actuariel d'un peu moins de 8.50%

    Le reverse convertible est donc plus risqué que l'obligation convertible, mais les rendements sont plus attractifs.

    Ces certificats se comparent plus aux certificats bonus cappés qui offrent eux un niveau bonus à l'échéance, plutôt qu'un coupon et le nominal, sauf si le titre franchit la barrière basse.

    Que ce soit un bonus ou un coupon importe peu pour l'investisseur. La vraie différence se situe en fait au niveau de la désactivation d'un certificat bonus. En effet, pour un certificat bonus, le bonus est perdu dès que le sous-jacent touche la barrière. A l'inverse, avec un certificat Reverse convertibles, le coupon et le nominal sont perdus uniquement si le sous-jacent est inférieur ou égal à la barrière à l'échéance.

    Les bonus sont donc plus risqués mais plus rentables aussi.

    Si la barrière est très éloignée le rendement sera légèrement plus élevé pour un bonus que pour un reverse convertible.
    Par exemple, le certificat Bonus Crédit Agricole G987Z (FR0010914051) avec une barrière à 6.30 euros échéance décembre 2012 offre un rendement de 10%, soit un peu plus que le reverse convertible J759Z décrit plus haut.

    Mais si la barrière est proche, le rendement du bonus est beaucoup plus intéressant.
    Par exemple le certificat France Telecom J772Z a une barrière à 14 euros, soit une baisse de 10% de France telecom qui cote environ 15.50 euros. Il offre un rendement d'environ 13% à l'échéance décembre 2011.
    Le certificat Bonus France Telecom 2545Z a également une barrière à 14 euros, mais offre un bonus de 33%, ce qui est beaucoup plus rentable, mais plus risqué car il est tout à fait possible que France Telecom subisse une baisse de 10% avant de remonter

    Le Reverse convertibles apparaissent ainsi comme une bonne alternative aux obligations convertibles moins rentables, et aux certificats bonus plus risqués.

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