mercredi29avril
Maison et argent

L’an dernier, la valeur des parts a augmenté en moyenne de 1,2 % sur le marché des sociétés civiles de placement immobilier. Ainsi, ce type d’investissement était déjà plus cher avant le début de la pandémie de coronavirus. En tout cas, les experts restent confiants concernant la résilience du produit face aux retombées économiques de la crise sanitaire actuelle.

Depuis leur apparition, les SCPI ont traversé plusieurs cycles, ponctués par des baisses et des hausses de prix dans le secteur immobilier. Cependant, ces supports de placement ont souvent fait preuve d’une bonne tenue sur la durée, même s’ils sont parfois confrontés à des contextes défavorables. Les spécialistes comptent donc sur la grande stabilité de ces produits après la crise actuelle.

Les porteurs de parts dans une SCPI gardent leurs actifs pendant 17 ans en moyenne. Cette durée de détention varie sensiblement en fonction des épargnants. En tout cas, l’investissement se révèle particulièrement performant sur le long terme. C’est cette spécificité qui assure sa résistance face aux crises ponctuelles.

Un placement aux multiples atouts

Outre l’investissement sur le long terme, les spécialistes recommandent généralement aux épargnants de diversifier leur portefeuille.

Ils ont notamment intérêt à effectuer des placements dans différentes catégories de bâtiment (bureaux, écoles, etc.) pour optimiser le rendement du produit.

Malgré la montée en puissance de la concurrence numérique, les immeubles dédiés aux commerces restent envisageables dans une stratégie de diversification. Les pharmacies et les boulangeries peuvent d’ailleurs représenter d’excellentes opportunités pour les investisseurs en ce moment. De plus, les SCPI ont déjà démontré leur capacité à résister aux crises depuis leur création.

Comme le souligne le directeur de la gestion de Perial, Yann Videcoq, sur Capital :

Notre SCPI PF Grand Paris existe depuis 53 ans, et sa performance annuelle moyenne sur cette durée est de 9,6 % par an.

Yann Videcoq.

D’autre part, un des points forts des sociétés de gestion réside dans le type d’immeuble ciblé. Elles visent souvent des bâtiments de taille moyenne, coûtant entre 1 et 15 millions d’euros. Les fonds d’investissement se désintéressent généralement de ces biens. Les gérants de portefeuille peuvent ainsi réduire les prix d’achat.

Des produits abordables pour les épargnants

Les prix d’achat de parts en SCPI ont connu une légère hausse l’année dernière. Bien avant la crise actuelle, les observateurs se sont interrogés sur une éventuelle baisse des tarifs appliqués sur le marché.

La majorité des épargnants estime que ces produits ont probablement atteint leur plus haut niveau, à l’image du secteur immobilier en général. De ce fait, leur valeur reculera inévitablement à l’avenir.

Les experts, quant à eux, se montrent plus confiants par rapport à la qualité de ces placements. Ils considèrent qu’il s’agit encore d’un excellent support d’investissement, malgré un environnement fortement affecté par les taux faibles. Par ailleurs, les SCPI restent relativement plus abordables, comparées à d’autres produits financiers.

Yann Videcoq souligne :

L’écart de leur rémunération avec celle des emprunts d’État, qualifiés de sans risque, est en effet plus élevé qu’avant.

Yann Videcoq

De ce fait, les épargnants ne devraient pas constater d’importantes corrections de prix à court terme. Reste à savoir si ces placements réputés pour leur stabilité résisteront aux effets de la crise sans précédent provoquée par la pandémie de Covid-19.

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