mercredi15janvier
Quelques rouleaux d'argents

Investir dans l'immobilier

Depuis quelques années, les gestionnaires d’actifs et autres acteurs de l’immobilier se sont appliqués à intégrer des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur démarche. Cette décision a notamment été accélérée par l’évolution de la réglementation. En dépit de certaines lacunes, les professionnels semblent sur la bonne voie en matière d’investissement socialement responsable (ISR).

Selon les chiffres de l’OID (Observatoire de l’immobilier durable) pour 2019, 81 % des fonds non cotés OPCI grand public et SCPI indiquent l’application d’une politique ESG dans la gestion des actifs.

58 % des rapports y afférents abordent le problème de l’énergie tandis que 32 % d’entre eux comportent un indicateur de suivi du volet confort et bien-être. Enfin, 23 % effectuent un suivi sur la question de l’Éthique des affaires.

Cette tendance a déjà été amorcée il y a trois ans, sur les actions cotées et non cotées. En 2016, environ 8,9 milliards d’euros d’encours remplissaient ainsi des critères ISR, tandis que 24,7 milliards d’euros d’actifs respectaient une démarche ESG.

Enjeux de l’investissement socialement responsable dans l’immobilier

Selon les conseillers en gestion du patrimoine, les particuliers tendent désormais à aborder spontanément la question des produits vertueux et socialement responsables. Cette démarche répond à une quête de sens chez la nouvelle génération d’investisseurs d’après les analystes. Ainsi, les professionnels doivent faire plus d’efforts de vulgarisation concernant les placements immobiliers.

Comme le constate le président de Kyaneos AM, Jérémie Rouzaud, les investisseurs potentiels commencent à prendre conscience du niveau d’émissions de CO2 de l’immobilier. En effet, il s’agit d’un des secteurs les plus polluants après les voitures et le transport en général. De ce fait, les particuliers s’efforcent de rester cohérents avec leurs préoccupations environnementales.

Ainsi, l’adoption d’une démarche ESG s’impose dans le secteur immobilier en raison d’un changement de paradigme favorisé par l’évolution des profils des investisseurs, particuliers et entreprises.

Par ailleurs, les acteurs immobiliers doivent prendre conscience de l’impact écologique de cette activité, en tenant compte notamment de sa consommation en eau et la production de déchet.

Selon le directeur du développement durable chez Horizon AM, Cédric Nicard :

Le secteur du bâtiment représente aujourd’hui plus de 40 % de la consommation énergétique française et un quart des émissions de gaz à effet de serre.

Cédric Nicard.

Les gestionnaires d’actifs doivent également prendre en considération les conséquences du développement des zones urbaines sur la biodiversité.

Cette dernière tend en effet à s’amenuiser au profit des villes.

Pressions réglementaires

Au niveau des SIIC (Sociétés d'investissement immobilier cotées), 94 % des rapports mentionnent l’application d’une politique ESG sur les actifs et 94 % relatent un indicateur de performance en matière d’énergie. Par ailleurs, 92 % de ces structures ont fixé des objectifs y afférents et 83 % d’entre elles ont défini un plan spécifique pour les réaliser.

Contrairement aux autres gérants d’actifs immobiliers, la plupart des SIIC sont concernées par le Grenelle II (l’article 225 plus précisément) et la directive européenne sur le reporting extrafinancier. De ce fait, ce type de structure a pris de l’avance.

Selon le directeur de l’OID, Loïs Moulas :

Le label ISR va notamment permettre aux sociétés de gestion immobilières de combler leur retard par rapport aux SIIC sur l’intégration de l’ESG dans la gouvernance.

Loïs Moulas.

En principe, les foncières et les fonds non cotés ne sont pas concernés par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte (article 173-VI).

Ces textes obligent entre autres les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion à présenter des données sur la prise en compte des risques climatiques dans leur plan investissement.

Ces structures sont, en revanche, soumises à la réglementation appliquée aux investisseurs institutionnels. Elles doivent ainsi recueillir des données auprès des SGP et autres émetteurs avec lesquels elles collaborent. Les gérants d’actifs immobiliers se retrouveront ainsi obligés de présenter de plus en plus d’informations concernant leurs pratiques ESG et leur impact écologique.

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