jeudi18juin
gestion de placement immobilier

Les gestionnaires de placements immobiliers ont commencé à dresser un premier bilan des effets de la pandémie sur leur secteur d’activité. Il est toutefois difficile d’estimer avec précision l’impact de la crise sur les rendements de leurs produits dans un contexte marqué par l’incertitude. En tout cas, les dividendes versés aux investisseurs ont sensiblement baissé pour le premier trimestre 2020.

Selon les professionnels du secteur, 2,4 milliards d'euros ont été investis dans les SCPI entre janvier et mars 2020. La collecte affiche ainsi une progression de 14 % par rapport à la même période de l’année en 2019. En revanche, le rendement a baissé à cause des retombées économiques de la crise sanitaire actuelle.

Pour cette année, les analystes tablent sur un TDVM moyen de 3,9 % à 4,01 % pour toutes les SCPI. Les épargnants risquent donc de voir leur rémunération baisser de près de 9 % par rapport à 2019. Néanmoins, ces chiffres peuvent encore changer en fonction de l’évolution de la situation.

Une solution utile en période de crise

Le RAN (Report à nouveau) est un moyen efficace pour éviter de répercuter les effets de la crise actuelle sur les investisseurs. Il s’agit d’une provision justement prévue pour surmonter les périodes difficiles. Exprimé en jour ou en taux de dividende, le fonds en question est généralement constitué à partir des loyers perçus par le gestionnaire tout au long de l’année.

Concrètement, cette somme permet de compenser la suspension ponctuelle des flux entrant dans la trésorerie des sociétés de gestion. Une SCPI disposant de 130 jours de RAN, par exemple, devrait être en mesure de verser des dividendes aux associés sans toucher de loyer durant ce laps de temps.

En principe, le gestionnaire se réserve le droit de recourir ou non au RAN. Tout dépend de la stratégie de la société face à un contexte particulier. La majorité des SCPI ont déjà distribué les dividendes pour les trois premiers mois de l’année. Reste à savoir si les professionnels du secteur utiliseront encore ce levier au second trimestre.

Quels sont les effets de la crise sur les placements immobiliers ?

L’an dernier, le TDVM (taux de distribution sur la valeur du marché) des SCPI était estimé à 4,40 %. Cet indicateur risque toutefois de reculer cette année, en raison des effets de la pandémie sur le secteur immobilier et l’économie en général, en France comme à l’étranger. D’ailleurs, certains portefeuilles dans le secteur incluent des biens situés en dehors de l’Hexagone.

À la base, les SCPI se rémunèrent à partir des loyers versés par les occupants des immeubles, des bureaux, des commerces, etc. détenus par les gestionnaires. Ces derniers se chargent ensuite de reverser les sommes perçues aux épargnants à travers les dividendes. Le processus de redistribution reprend généralement tous les trimestres.

Durant le confinement, des milliers de commerces ont été obligés de fermer dans toute la France. Ils comptent d’emblée parmi les opérateurs économiques touchés directement par la crise sanitaire. Cette situation concerne de nombreux locataires de biens gérés par les SCPI. Les impayés se sont donc multipliés, en raison des demandes de report ou de suspension de loyers.

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