mercredi09septembre
dossier sur les actifs immobiliers

Les acteurs en charge de l’investissement pierre papier viennent de publier les résultats des collectes réalisées au cours du deuxième trimestre, elles ne s’élèvent qu’à 900 millions d’euros. Une masse financière bien au-delà des attentes, mais le véhicule de placement affiche tout de même un bon état de santé, comme en atteste les dividendes versés aux sociétaires.

Les SCPI commencent à dresser leur bilan. Et pour ce second trimestre, la collecte de fonds n’a pas été des plus fameuses puisqu’elle ne s’estimait qu’à 900 millions d’euros. Il va sans dire que c’est une conséquence directe de la crise sanitaire et de la période de cantonnement. Ce maigre chiffre est un triste record, d’autant qu’il s’agit du plus faible montant jamais enregistré depuis 2010.

Pour rappel, au premier trimestre de cette année, la collecte s’élevait encore à 2,4 milliards d’euros. Chaque société de gestion a collecté en moyenne 15 millions d’euros entre avril et juin, contre 38 millions d’euros au premier trimestre.

Un taux d’intérêt défiant toute concurrence

La collecte réalisée au deuxième trimestre 2020 ne correspond pas aux attentes des acteurs concernés par la pierre papier. Mais cela n’a pas de quoi inquiéter selon Paul Bourdois, le cofondateur de France SCPI, qui a déclaré :

Les SCPI demeurent un investissement de bon père de famille. C'est un produit rassurant, car très défensif. Une fois encore, le rendement annuel des SCPI ne devrait pas descendre en dessous de 4% ni excéder 8%.

Paul Bourdois.

La majorité des professionnels du secteur se disent d’accord avec lui, compte tenu de la crise, les épargnants ont préféré miser sur les placements sans risque, mais la donne devrait changer d’ici peu. De plus, les sociétés de gestion ont tenu à souligner qu’ils n’avaient enregistré qu’un faible nombre de retraits, preuve que les souscripteurs maintiennent leur confiance dans ce véhicule de placement. Cependant, force est de constater qu’il y a eu de nombreux reports d’investissements.

La pandémie n’a pas encore été totalement éradiquée dans l’Hexagone, les enseignes de gestion ont décidé d’agir en conséquence et ont revu leur stratégie. Ainsi, les fonds initialement destinés aux SCPI de bureaux ont été réorientés vers les SCPI diversifiés. En effet, les dirigeants craignent un télétravail massif des sociétés. De plus, la crise économique est en train de s’amorcer, menaçant de mettre en faillite de nombreuses entreprises.

Certains SCPI s’en sortent beaucoup mieux que d’autres

Au terme de ce deuxième trimestre, ces sociétés de gestion viennent de verser les dividendes qui sont dus aux sociétaires. Les souscripteurs ont bénéficié d’un rendement moyen annualisé de 3,93%. Ce taux est certes en dessous des 4% évoqués par le cofondateur de SCPI France, mais cela reste une belle performance compte tenu de la conjoncture actuelle. Il est également à noter que cette rentabilité est bien supérieure à ceux des autres outils d’épargne.

Les différents secteurs de ce véhicule de placement ont aussi détaillé leur rendement. Pour les SCPI de commerce, il est de 3,6%, un taux honorable bien que les prévisions en début de crise aient été de 3,91%. Cette prouesse a pu être réalisée grâce aux investissements réalisés par-delà les frontières de l’Hexagone, comme le précise Paul Bourdois dans ses propos :

En Allemagne, l'interprétation souple de « commerces indispensables » a permis à beaucoup d'établissements de rester ouverts pendant le confinement.

Paul Bourdois.

Mais les SCPI spécialisées dans le domaine de l’hôtellerie ont été énormément pénalisées par le cantonnement et l’épidémie sanitaire. Leurs activités ont été en effet stoppées net, faisant diminuer leur rendement semestriel annualisé à 1,86%.

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