mercredi13janvier
Main d’une personne place des pièces d’argents à côté d’une maison en bois

À l’aune du nouveau confinement, l’investissement pierre papier s’affirme comme une valeur sûre en termes de fiabilité du placement des fonds. Son bilan du premier semestre en est la preuve, une belle performance qui est toutefois tachée par les piètres résultats de certains segments. Un point négatif qui risque de prendre de l’ampleur.

Se targuant d’avoir un modèle économique apte à résister à n’importe quelle crise, les SCPI ont pu le prouver lors du premier confinement. En effet, malgré le contexte incertain de l’époque, les sociétés civiles de placement immobilier se sont acquittées des dividendes dus à leurs sociétaires. Bien que les rendements aient diminué, ils sont restés largement supérieurs à ceux du livret A ou encore du plan d’épargne logement (PEL).

Ce canal d’investissement a donc su résister à la première vague de contaminations, mais la situation semble tout autre pour le deuxième cantonnement. Une enquête revient sur ces performances compte tenu de la tournure que devraient prendre les évènements.

La santé et le résidentiel à la rescousse

D’après les chiffres de Francescpi, le rendement annualisé de l’investissement en actifs immobiliers restera en dessus de 4% pour l’année 2020. Qui plus est, il n’y a pas lieu de s’inquiéter selon Frédéric Puzin, associé de Corum l’Epargne, qui a indiqué que :

L'année 2020 s'est jouée au deuxième semestre pour les SCPI. Cette deuxième vague intervient au début du quatrième semestre, les loyers ont déjà été encaissés.

Frédéric Puzin.

Ce bilan honorable en deuxième moitié d’année est notamment le résultat des belles performances des SCPI résidentielles et logistiques, et des segments spécialisés dans la santé. Ces deux factions accusent respectivement un rendement semestriel annualisé de 6% et 4,54%.

Toutefois, ce bilan met aussi en lumière la disparité des retombées de la pandémie du covid-19 sur les différents segments de l’investissement pierre papier. Un point à considérer, car les pertes générées par les SCPI les plus touchées sont amorties par les secteurs épargnés. Mais jusqu’à quel point ces derniers sont-ils capables d’absorber ces déficits ?

Une diminution des prix

Sans surprise, les SCPI hôtelleries sont l’une des plus impactées par la crise du covid-19 et le strict confinement. Contraintes de fermer leurs portes lors du premier confinement, elles ont tout de même réussi à encaisser la moitié des loyers.

Pour ce qui est de la fin de l’année, le taux de recouvrement devrait augmenter, mais on ne saurait encore se prononcer sur ce qu’il en adviendra l’année prochaine. Comme l’explique le directeur du pôle immobilier de Linxea, Pierre Garrin :

La situation était quasiment revenue à la normale sur les loyers et les rendements, mais il peut avoir un nouveau trou d'air au premier semestre 2021.

Pierre Garrin.

D’ailleurs, l’hôtellerie accuse une chute des prix de 50% par rapport au début d’année. Il en va de même pour les SCPI de petits commerces qui font état d’une baisse des prix de 65%. À noter tout de même que ce segment affiche un taux de recouvrement des loyers de 65% lors du premier semestre.

Ces chiffres ne penchent pas en faveur de l’investissement en actifs immobiliers, néanmoins ces résultats restent honorables compte tenu de la conjoncture actuelle.

En définitive, malgré ces statistiques peu encourageantes, les SCPI sont sereines pour ce dernier trimestre, le déficit de certains segments devrait être facilement absorbé par les autres factions, notamment les secteurs santé et résidentiel. Toutefois, on ne dispose pas d’assez de recul pour prédire le devenir de cette solution de placement pour l’année 2021.

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