mardi02mars

Les hedge funds ont repris du poil de la bête. Aprés des années noires et des revers meurtiriers, voilà les vétérans de la spéculation qui réinvestissent un terrain de conflits qu'ils connaissent parfaitement: le marché des changes. Avec des attaques surprises de guerilla. En moins de 2 heures la livre sterling a perdu prés de 4%.

    La vedette du jour hier, vedette malgré elle, c'était la la livre sterling
    L'euro a pu souffler quelques heures hier car les marchés ont changé de cible hier. Hier c'était le sterling qui était en ligne de mire et ça a vraiment canardé de toutes parts. Une chute de plus de 3% en une journée, en moins de deux heures même, on n'avait pas vu cela depuis des années et la livre est en baisse de plus de 7% par rapport au dollar depuis le début de l'année. il faut dire qu'on a passé à la baisse le seuil des 1 dollar 50 pour une livre, un seuil symbolique, et que cela a provoqué une forte accélération de la chute. Le prétexte de la baisse a été la publication de sondages montrant une remontée du parti de Gordon Brown et la possibilité d'un parlement sans majorité réelle et donc ingouvernable

    Tout cela sur un fonds d'inquiétude sur la croissance Anglaise et la dette Anglaise
    Le sondage a été un prétexte. Mais on sent que les fonds cherchent une nouvelle victime car si la Gréce obtient un financement de sa dette auprés des pays de l'Union Européenne, l'euro sera moins vulnérable. Et aprés la dette des pays du Sud de l'Europe, le prochain sujet c'est la dette Anglaise. On a donc assisté à une attaque en règle des fonds spéculatifs. Un remake de la bataille menée par George Soros en 1992.

    Quelles sont les perspectives sur la livre?
    Paradoxalement, elles ne sont pas mauvaise. Je crois que les fonds mènent des attaques commandos mais pas une guerre de tranchées. Euro, maintenant le sterling. On a l'impression qu'ils s'entraînent avant de s'attaquer à la mère de toutes les batailles, celles qui peut rapporter des dizaines de milliards, la bataille contre le dollar. C'est à mon avis la prochaine cible de taille. Car si un pays a un vrai problème de dette, ce n'est ni la Grèce, ni l'Angleterre, ce sont les Etats Unis.

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