jeudi27janvier

Quel qualificatif utiliser pour un chiffre aussi catastrophique. Le terme abyssal ou dramatique semble trop faible. Le déficit américain revient à son plus mauvais de 2009, le pire depuis 65 ans, de prés de 10% du PIB. Les marchés ont ignoré la nouvelle hier avec une hausse de la bourse ET des obligations.

    1 500 milliards de déficit pour l'année fiscale 2011, c'est la prévision pour les Etats-Unis
    Et c'est un organisme indépendant politiquement, le Congressional Budget Office, qui a publié le chiffre hier. C'est un chiffre massif. Rappelons qu'en 2010, le déficit n'était que, si on peut dire, de 1300 milliards de dollars. On attend les presque les 10% du PIB. Un chiffre équivalent à l'année 2009 et un chiffre record depuis 65 ans. Les raisons sont évidentes: plans de relance plus baisse des recettes fiscales dues à la crise. Deux conséquences donc. D'une part nous allons vite arriver d'ici quelques semaines au blocage des dépenses de l'administration. Le plafond atteint, il faudra que le Congrés se mette d'accord pour l'augmenter pour que les fonctionnaires soient payés entre autres. D'autre part, les emprunts sur le marché vont bien sur augmenter

    Et aucune réaction à ce chiffre dans les marchés. Au contraire, le Dow Jones a atteint les 12000 et les obligations américaines ont même monté hier
    C'est étonnant. On peut certes expliquer cela par le fait que ces chiffres étaient attendus, qu'en plus le déficit devrait un peu se replier en 2012, que le marché s'attend à un rebond de l'économie américaine et donc une amélioration des recettes ou par l'annonce d'Obama d'une réduction des dépenses sur les 5 prochaines années, une réduction pourtant très limitée et très hypothétique. Je crois aussi et surtout que la FED est encore avec son QE2, son quantitative easing, un soutien massif au marché des emprunts d'Etat

    Cela fait des mois qu'on nous parle de krach obligataire aux Etats-Unis et on ne voit rien venir
    Les taux se sont tout de même tendus. Mais avec une dette aussi abyssale, un déficit aussi colossal, on a beau se creuser la tête, on ne comprend pas comment ce marché des emprunts d'Etat américain résiste. Cela tient du miracle. Mais j'avoue que je n'ai aucune envie de prêter aux Etats-Unis de l'argent à 10 ans avec un taux à peine supérieur à 3%. Le risque est énorme, le rendement ridicule. Je ne crois pas aux miracles.

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