jeudi27janvier

La menace inflationniste s'est renforcée en fin d'année 2010. En France par exemple, la hausse des prix a été de 0.5% sur le mois de décembre (1.8% sur un an) alors qu'elle n'avait été que de 0.1% en Octobre et Novembre. Pour l'essentiel, elle trouve son origine dans l'envolée des cours des matières premières alimentaires et énergétiques, mais aussi à cause des capitaux injectés par les plans de relance. Cette inflation commence à avoir des conséquences graves dans les pays émergents, notamment à cause de la hausse des prix des matières premières. Et selon les analystes, la hausse des prix devraient continuer en 2011, notamment en Europe et surtout aux Etats-Unis. Quelles sont alors les solutions pour se protéger, ou profiter de ce retour de l'inflation ?

    Les placements à éviter

    En cas de hausse de l'inflation, il y a de forte chance que les taux augmentent. Dans ce cas, les taux nominaux montent mais les taux réels (ajustés de l'inflation) restent relativement stables. Par conséquent, les placements monétaires à long terme et à taux fixe sont très pénalisés par un retour de l'inflation. En effet, leurs taux d'intérêt nominaux restent fixes, et donc leurs taux d'intérêt réels chutent. Les rendements réels de ces placements se dégradent d'année en année. Les comptes à terme, et les obligations long terme à taux fixe sont donc à éviter. Ces dernières ont bien profité ces dernières années de la baisse des taux et de l'inflation. Par exemple, le fonds Etoile Obli 7-10 ans (FR0010541235) a gagné 13% en 2008 et 7.5% en 2009. Mais depuis 3 mois, le fonds est en baisse.

    Concernant les placements en actions, en théorie, ils ne devraient pas être impactés par une hausse ou une baisse de l'inflation. En effet, une hausse des prix signifie une hausse des coûts pour les entreprises, mais également une hausse du chiffre d'affaires. L'inflation ne devrait avoir que peu d'impact sur les résultats de l'entreprise.
    Cependant, on remarque qu'historiquement, les actions ont souffert pendant les périodes d'inflation. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cet impact négatif. Tout d'abord, les entreprises n'arrivent pas forcement à répercuter sur leurs clients les augmentations générales de prix qu'elles subissent. De plus, la hausse des prix peut se traduire par une baisse de la consommation et donc des résultats de beaucoup d'entreprises. Enfin, les investisseurs ont tendance à associer l'inflation au un ralentissement de la croissance de l'activité économique et donc de la croissance des sociétés. Ils évitent donc les actions pendant les périodes d'inflation, ce qui peut expliquer leur baisse.

    Si l'inflation a un impact général négatif sur les cours boursiers, il y a des secteurs qui seraient plus pénalisés que d'autres par un retour de l'inflation. Ainsi, les sociétés du secteur de l'énergie, des matières premières, de l'alimentation et, dans une moindre mesure, des biens industriels et de la santé sont moins affectées par les tensions inflationnistes que les sociétés de service par exemple. La baisse du pouvoir d'achat des ménages les contraindrait à réduire leurs dépenses, notamment de loisirs et de luxe. Il faut aussi éviter les secteurs où la concurrence sur les prix est très forte, et donc où les sociétés ne peuvent pas répercuter sur les clients la totalité de la hausse de leur coût. Les sociétés de ces secteurs ont pour la plupart connu des plus haut en 1999, année ou l'inflation fut la plus faible.
    Enfin, des entreprises comme les banques, les assurances et les SIIC seront peu touchées par l'inflation, tout comme les télécoms et multimédia, deux secteurs qui historiquement ont plus de marges de man

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