jeudi06octobre

Angela Merkel a décidé de prendre le leadership européen et de cesser de négocier avec ceux qui cherchent juste des rafistolages pour gagner du temps jusqu'aux prochaines élections. Elle a annoncé la couleur: les banques doivent mener une opération vérité sur leurs bilans et les Etats doivent entrer dans leur capital.

    La recapitalisation des banques est LE sujet du moment et LE grand espoir des investisseurs
    Ce qui se passe sur les banques est fascinant et appelle plusieurs remarques. Tout d'abord, une fois de plus, c'est l'Allemagne , et l'Allemagne seule, qui est à la manoeuvre. Angela Merkel a imposé en deux jours la remise en question de la proposition obsolète de la France d'une décote de la dette Grecque de 21% seulement, elle a imposé des vrais stress tests qui vont permettre de savoir enfin combien perdraient les banques si elles comptabilisaient leur portefeuille de dettes souveraines à leur valeur de marché et elle milite, et elle l'obtiendra, pour une nationalisation partielle et temporaire des banques.

    Elle parle de recapitalisation des banques par les Etats, pas de nationalisation?
    Ne jouons pas avec les mots. Si les Etats deviennent en les recapitalisant les actionnaires principaux de certaines banques, c'est une nationalisation de fait. La grande différence entre une recapitalisation et une nationalisation, c'est de savoir si on va une fois de plus donner de l'argent aux banques sans contrepartie ou si on va enfin leur demander en échange de l'argent des contribuables de financer l'économie réelle et d'abandonner leurs activités spéculatives qui font sauter la planète tous les trois ans.
    Les banques avaient donc besoin d'argent
    Christine Lagarde a pu le dire dès qu'elle est arrivée au FMI. En France, de la banque de France au gouvernement, en passant par les dirigeants des banques, cela fait des semaines qu'on parle d'attaques irrationnelles des marchés contre les banques, de complot anglo saxon, de la formidable solidité des banques. Comment peut on accepter un tel manque de transparence? La différence entre l'Allemagne et la France, elle est là. En Allemagne, on dit la vérité aussi douloureuse soit-elle, on ne cherche pas à colmater des brèches pour gagner du temps jusqu'aux prochaines élections et on ne prend pas les gens pour des idiots.

    Archives

    Etre rappelé
    par un conseiller
    Nous envoyer
    un message
    Parlons Placement
    Nos solutions
    M VIE Notre gamme
    d’assurance vie
    Plus d'infos
    M IMMOBILIER Nos SCPI en direct
    Plus d'infos
    M investissement Nos fonds structurés
    Plus d'infos