vendredi13avril

Standard & Poor's table sur une baisse de 15% des prix de l'immobilier en France, conséquence de la diminution des capacités d'emprunt.

    L'agence de notation rejoint le même avis que celui des professionnels du secteur : les prix de l'immobilier vont baisser. A une nuance près S&P anticipe un repli plus marqué, de 15% des prix de l'immobilier résidentiel d'ici à la fin de 2013, ce qui ferait revenir ces prix à leur niveau de 2009 dans son dernier rapport.

    Pourquoi une telle chute ? Pour une seule et bonne raison d'après l'agence de notation : quand les capacités d'emprunt diminuent, les prix de l'immobilier cèdent du terrain. "Dans les dix-huit prochains mois, nous attendons une chute de la capacité d'emprunt de même ampleur ", signale S&P, qui ajoute " nous anticipons aussi en 2012 une réduction de 20 % du nombre de prêts immobiliers." Simple comme bonjour pour S&P. Mais pour ceux qui ne sont pas encore convaincus par la démonstration, l'agence de notation apporte sa petite explication. D'après elle, le marché immobilier a continué à être dynamique en raison du niveau très bas des taux d'intérêt, qui ont permis aux banques de continuer à distribuer des crédits. " D'après nos estimations, la capacité d'emprunt des ménages explique pour une bonne part la croissance des prix depuis 2000 ", indique l'agence. Mais elle ajoute que " si l'expérience passée en la matière se confirme" alors, "le marché français approche[rait] de son point de correction "

    Rien de très réjouissant d'autant plus que des faisceaux d'indices plaident pour un recul des prix : S&P a relevé que la capacité d'emprunt des ménages français (qui intègre le revenu disponible, les taux d'intérêt et la durée des prêts) a chuté de 7% environ entre septembre 2007 et mars 2009, coïncidant avec une baisse des prix de 10% entre mars 2008 et juin 2009. Peu étonnant alors que Standard and Poor's anticipe une hausse des taux d'intérêt à 5 % d'ici la fin de l'année, contre 4,7 % en moyenne en décembre. En parallèle, le pouvoir des français devrait être rogné alors au premier semestre, l'inflation atteindrait 1,3 % avec le revenu disponible n'augmenterait que de 1 %. Et ce dernier ne devrait guère évoluer dans la seconde partie de l'année toujours d'après les projections de l'agence de notation.

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