jeudi14juin

Une pratique qui a encore la dent dure, comme le relève une enquête du Parisien-Aujourd'hui en France. Verser un " bakchich " pour avoir un toit sur la tête est une pratique qui se tend à se rependre avec la crise du logement notamment dans les zones tenues, Ile de France en tête.

    " A louer : appartement...contre dessous de table " le titre de la Une du Parisien ce jour, prête à sourire. Mais le reportage du quotidien révèle qu'en ces temps de pénurie de logements, certains professionnels peu scrupuleux n'hésitent plus à demander aux candidats à la location une petite rallonge pour voir leurs dossiers être traités en priorité.

    20 demandes pour un seul bien

    Dans la Capitale, la pratique est plus que tentante alors que l'on peut compter 20 demandes pour un seul bien, explique ?Le Parisien'. De là à dire qu'elle est fréquente... En tout cas ces agissements sont difficiles à quantifier tant les chiffres sont inexistants. Et surtout qui aurait intérêt à crier sur les toits que l'on demande des dessous-de-table ? Pas grand monde, le sujet étant tabou...

    Pour essayer d'y voir plus clair, la rédaction du journal a réalisé un test à Paris. Et le bilan est sans appel " oui, les tentatives de corruption existent ". Mais il ne doit pas jeter le discrédit sur l'ensemble d'une profession dont une large part est honnête. Comme en témoigne le SMS d'un agent immobilier qui répond à l'évocation de la possibilité d'un versement d'un pot-de-vin : " Nous étudierons l'ensemble des dossiers avec la même impartialité. Le fait de doubler les honoraires s'appelle de la corruption, et nous ne pratiquons pas cela ".

    " 900 euros en liquide, plus des honoraires "

    " Joli deux-pièces dans une rue calme à Paris 35m² 880 euros. 1050 euros de frais d'agence ". Cette annonce a été l'occasion pour ?le Parisien' mettre au grand jour l'existence de ces pratiques. Deux journalistes de la rédaction se sont fait passer pour un couple intéressé par l'annonce. Et pour remporter le bien tant convoité et le ravir à deux autres dossiers : un " moyen " et un " bon ", " le couple " a dû verser " 900 euros en liquide, plus des honoraires "

    D'autres vont encore plus loin en demandant " des pots-de-vin, notamment quand ils savent que le dossier sera choisi ", comme l'explique au Parisien un responsable d'une agence immobilière sous couvert d'anonymat. " Cela se fait plus souvent qu'on ne le croit. La faute au marché de l'immobilier... " ajoute un autre.

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