lundi05décembre

Renzi a perdu son pari. Largement. Le camp du non l'a écrasé. Avec 59.66% des voix. Pression donc sur les marchés ce matin mais pas de panique. L'euro et les indices européens glissent mais pour l'instant ils ne s'effondrent pas. Quoi qu'il se passe dans les heures qui viennent ou dans les jours qui viennent, on peut déjà en tirer quelques conclusions enrichissantes.

>

Pour une fois, les sondages ont eu raison

Tout d'abord, et c'est une première depuis de nombreuses élections, les sondages ne se sont pas trompés et les marchés se sont déjà, un peu, préparés. Ils ont anticipé. Rappelons que la bourse italienne affichait déjà la plus mauvaise performance boursière de l'année et que les actions bancaires qui seraient les plus touchées en cas de crise financière ont déjà vu leurs valorisations s'effondrer. Les investisseurs comptent également beaucoup sur la BCE. Cela fait des mois que la Banque centrale européenne s'ennuie un peu. Elle s'était mobilisée pour le Brexit mais finalement le Brexit a fait pschitt sur les marchés et elle ne demande qu'à intervenir massivement et reprendre du service après crise.

On ne nous y reprendra plus ?

Élément totalement irrationnel mais essentiel pour les investisseurs : Mario Draghi est italien et les marchés sont donc persuadés qu'il ne laissera jamais tomber son pays. Rappelons également que les investisseurs ont paniqué dans les heures qui ont suivi chacune des élections clés de l'année comme le Brexit ou Trump et que cette fois-ci ils ne veulent pas tomber dans le piège de la précipitation. Donc pour l'instant, le mot d'ordre est "pas de panique "

Renzi démissionne et revient ?

Surtout qu'il n'y a pas d'alternative à Renzi. Renzi a tenu sa promesse de démissionner en cas de victoire du non mais il n'a jamais promis de ne pas revenir si on le lui demandait. Seule conséquence de cette crise anticipée par les investisseurs à ce stade : la baisse de l'euro du fait d'une politique à nouveau généreuse de la BCE et restrictive aux États-Unis. Après avoir paniqué à tous les évènements précédents, les marchés tentent la carte cool ou presque : une baisse mais pas de panique. Nous verrons bien si cette fois ils auront raison.

Sacré trump

On a beau détesté le personnage et ses propos outranciers, on ne peut pas nier qu'il apporte un vent de fraîcheur en refusant, pour l'instant, d'adopter le langage diplomatique. Il continue à utiliser Twitter pour s'exprimer. Et pour répondre aux protestations qui ont suivi sa conversation avec la Présidente de Taïwan, voici ce qu'il écrit: "Did China ask us if it was ok to devalue their currency, heavily tax our products going into their country or to build a massive military complex in the middle of the South China Sea? I don't think so!". Les médias n'ont toujours rien compris et titrent encore sur les "bourdes diplomatiques de Trump".

Standing ovation

Pour la performance américaine en matière d'emplois. 4.6%. C'est le taux de chômage aux États-Unis. Oui, je connais la musique des médias français : ce n'est pas comparable aux stats françaises, il n'y a pas d'allocation chômage donc moins d'incitation à s'inscrire au chômage, il y a beaucoup de petits jobs bla bla bla... En attendant, les Américains ont du boulot. Ils sont en situation de plein-emploi.

La bonne nouvelle politique

L'extrême droite a perdu les présidentielles en Autriche. Pour une fois je suis content de voir un écologiste gagner une élection.

Les pains de campagne

Avec l'éjection de Sarko, Juppé et Hollande, la campagne présidentielle peut vraiment commencer. Et les coups vont voler, très bas. Nous les suivront régulièrement dans cette rubrique. Hier nous avons appris que Valls devançait dans les sondages Monsieur Jourdain et qu'il y avait tout de même 5% des votants socialistes pour choisir Filloche. Fillon est retourné dans la Sarthe après avoir dit qu'il en avait déjà marre du "microcosme". Macron pense qu'il est déjà Président et Bayrou qu'il est déjà son Premier ministre. Valls annoncera sa candidature à 18h30.

Un maitre s'en va

Marcel Gotlieb, dit Gotlib, est mort. L'occasion de relire d'urgence les Dingodossiers.

Un émission exceptionnelle

Je vous conseille vraiment de regarder en replay le C'est Votre Argent de vendredi sur BFM Business. Emmanuel Lechypre, Christopher Dembik de Saxobanque, Jean Pierre Gaillard d'Erasmus, Alain Pitous de Talence et Aïcha Hmissi ont rejoué la semaine. Il y a eu bien sûr les conseils top des gérants top. La question d'argent de la semaine c'était : "Faut il encore transmettre à ses enfants" avec Arlette Darmon, notaire associée chez Monassier et Olivier Rozenfeld le patron de Fidroit. Voir la vidéo en replay

Du côté des marchés

L'euro est sous pression ce matin en dessous de 1.06, le sterling est en plein rebond à 1.27 et le dollar yen glissote à 113.50. L'or ne bouge pas à 1177 usd et le pétrole semble bien installé à 51 dollars. Du côté des indices, la Chine a décroché de plus de 1% ce matin, l'Europe va être sous pression avec l'Italie et les États-Unis attendent la hausse des taux tant attendue.

On s'en fout

Elle ne perd jamais une occasion de se taire: Royal a encore donné une illustration de la connitude en célébrant Castro et son respect des droits de l'homme; L'hiver arrive, il faut prendre de la vitamine D; 600 personnes ont participé hier à une compétition de standing paddle sur la Seine; Comment une agence de pub peut-elle encore proposer un slogan pareil en 2016, campagne BPI France sur la transformation digitale: "Entrepreneurs, passez aux clics sans prendre de claque"; Apple annonce officiellement qu'il se lance dans la voiture autonome; Ronaldo aurait planqué 150 millions d'euros au fisc espagnol.

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

Archives

Etre rappelé
par un conseiller
Nous envoyer
un message
Parlons Placement
Nos solutions
M VIE Notre gamme
d’assurance vie
Plus d'infos
M SCPI Nos SCPI en direct
Plus d'infos
M investissement Nos fonds structurés
Plus d'infos