lundi09mai

Toujours autant de confusion sur la prochaine hausse des taux aux États-Unis. C'est reparti pour un tour. On pensait qu'avec les chiffres de l'emploi d'avril, on aurait plus de visibilité sur la politique de la Banque centrale américaine. C'est raté. Ils sont mauvais, mais pas vraiment mauvais tout en étant quand même assez bons sans être vraiment bons. Et les paris sont à nouveau ouverts.

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Personne n'en sait rien

Les marchés à terme américains nous donnent quand même des indications précieuses. Ils n'intègrent plus que 4% de chance d'une hausse en juin et 47% de chance d'avoir même une seule hausse cette année. En résumé personne n'en sait rien. Personne. Mais j'ai eu une révélation. Non seulement le marché n'en sait rien, ce qui est assez habituel, mais en fait la Banque centrale américaine elle-même n'en sait rien. On a tous tendance à croire que les banques centrales en savent plus que nous sur l'état de l'économie, qu'elles connaissent parfois même les grands indicateurs économiques avant nous, qu'elles pilotent le monde avec une visibilité optimale. En fait, et on sent rend compte ces derniers jours en lisant les déclarations des membres de la FED, elles n'en savent pas plus que nous. Elles sont totalement perdues. Comme nous. Comme nous, la FED ne comprend rien à ce qui se passe aux États-Unis, entre d'un côté un plein-emploi et de l'autre des craintes de récession, entre des embauches importantes même si elles ralentissent et un taux de participation au travail finalement assez faible.

Des pilotes dans le brouillard

Et ça, ça m'inquiète. Ça me fait même un peu paniquer. Quand on sait que ce sont les banques centrales, et plus les politiques, qui dirigent le monde, qu'elles tiennent notre sort entre leurs mains, les imaginer devant leurs écrans aussi perdues que nous et se grattant la tête comme nous pour essayer de comprendre ce qui se passe dans l'économie mondiale, avouez que ce n'est pas très rassurant. C'est un peu comme imaginer Donald Trump décider de l'utilisation de la puissance militaire et nucléaire des États-Unis. Nous vivions sur l'illusion que les banques centrales étaient en permanence initiées et voyaient ce que nous ne pouvions pas voir, nous pauvres êtres humains. En fait, elles ne voient rien. Comme nous.

Le chaos républicain

Vous n'imaginez même pas le chaos qui règne dans le Parti Républicain aux États-Unis depuis que la nomination de Trump semble assurée. Entre ceux qui refusent de le soutenir, ceux qui attendent de voir ce qui va se passer et ceux qui se résignent à le suivre, le parti est en voie d'explosion. Les caciques du Parti cherchent toujours une alternative. Ils caressent même l'idée d'une éventuelle candidature indépendante. Qui serait vouée à l'échec aussi. C'est une débâcle sans précédent.

Mea culpa

Depuis quelques jours tous les grands éditorialistes des médias américains se succèdent pour faire leur mea culpa sur le thème: "nous avions pris sa candidature à la plaisanterie quand Trump a annoncé sa volonté de se présenter aux primaires et aujourd'hui il a gagné. Mea culpa". Quel que soit l'avenir politique de Trump, sa victoire restera un cas d'école. Et l'expression d'un rejet sans précédent de la classe politique. Dommage que "The apprentice" n'ait pas marché en France, nous aurions nous aussi un candidat surprise aux élections.

Qui est jeanne d'arc?

Devant l'engouement de tous les politiques cette année pour Jeanne d'Arc, j'ai décidé de chercher des bouquins sur elle. Tant qu'il n'y avait que le FN pour la célébrer, je me contentais de mes vagues souvenirs de livres d'histoire ou de films en noir et blanc. Mais cette année, c'est devenu la référence absolue. Même Macron, qui se prend pour le sauveur de la France, s'y est mis. Un paradoxe quand même pour l'homme qui cherche son salut à la City... Si quelqu'un a des ouvrages de référence à me proposer, je suis preneur.

L'arabie saoudite

Cela fait des mois qu'on vous dit ici que ce qui se passe en Arabie Saoudite est essentiel. Et révolutionnaire. Pour l'Arabie Saoudite, pour le pétrole et donc pour l'économie mondiale. La reprise en main du pouvoir par le jeune prince héritier continue. Après l'avoir publiquement désavoué lors du sommet de Doha, il l'a viré. Al Naimi, ministre historique du Pétrole, a été remplacé par un membre de la jeune garde. ET ce n'est pas terminé.

Même pas envie d'en parler

Si déjà parler de la FED et des banques centrales commence à me fatiguer, alors reparler de la nième négociation de la dette grecque, suivant toujours le même scénario de "risque de faillite" avec "négociations tendues" et "ultimatum du FMI" me saoule. Donc je n'en parle pas.

On est sauvés

Tel de Gaulle se tenant prêt à Colombey les deux Églises, notre homme providentiel, Arnaud Montebourg, a enfin déclaré ce week-end qu'il se tenait à la disposition de la République. "S'il y a des responsabilités à prendre dans une période où le pays s'interroge, je les prendrai". The clown is back.

On est rassurés

"Réellement les choses s'améliorent". Et cette déclaration vient d'un de nos plus mauvais ex-ministres de l'Économie et commissaire européen fantôme aux Affaires Européennes. Pierre Moscovici. Il faut dire qu'il était hier attablé à un café de Saint Germain des Près (c'est vrai) et qu'à Saint-Germain-des-Prés, les choses s'améliorent.

Assez drôle

Le produit le plus vendu au magasin Go Sport de la place de la République est la lunette de piscine. Des centaines de manifestants viennent l'acheter avant toutes les manifs contre la loi du Travail (le Parisien)

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

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