jeudi31mars

La Turquie traverse actuellement une phase de turbulences. Son positionnement géographique place le pays directement au milieu des confits émaillant le Moyen-Orient. Un contexte peu favorable pour la Turquie qui est pourtant le 6ème pays le plus visité de la planète. Frontière entre l'Orient et l'Occident, ce pays recèle de nombreux sites qui leur ont valu d'être inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Les 10 glorieuses et après...

    La Turquie est un des pays les plus peuplés de la planète avec près de 80 millions d'habitants et un taux de croissance de la population de 1,37% par an, Surtout, elle se caractérise par sa jeunesse et son urbanité : 91,3 % des Turcs vivent dans des villes et la population est jeune (30 ans en moyenne). Son PIB dépasse les 820 milliards de dollars au dernier pointage, ce qui place la Turquie à la 17ème puissance mondiale. Mais le pays n'entend pas rester à ce niveau, il a l'ambition de monter à la 10ème place pour marquer le coup pour année du centenaire de la République en 2023. Les objectifs sont très ambitieux à cet horizon : un PIB de 2 000 milliards de dollars (soit un triplement), un PIB par habitant de 25 000 dollars (soit un doublement) et plus de 500 milliards de dollars de recettes pour les exportations (soit un doublement).

    Elle est à ce titre membre du G20 et est devenue une des plus importantes industries manufacturières à l'exportation dans la région grâce à une libéralisation opérée à partir des années 1980. Fer de lance de cette ouverture, l'exportation de produits industriels : la Turquie possède désormais un avantage comparatif dans le textile, l'électroménager, l'automobile grâce aux investissements directs étrangers, la sidérurgie et l'agriculture. Le secteur de la construction est par ailleurs très compétitif sur les marchés voisins.

    Le secteur tertiaire, qui est en plein développement, contribue à près des deux tiers du PIB et emploie la moitié de la population active. Le tourisme représente 4% du PIB avec environ 31 millions de touristes par an, et près de 22 milliards de dollars de bénéfices, constituant ainsi l'une des plus importantes sources de devises pour le pays.
    Ainsi, la croissance moyenne du PIB a été de 5,2% sur la période 2002-2012, une période qualifiée de 10 glorieuses. Sur cette décennie bénie, la PIB par habitant a été multiplié par deux et ce, malgré une augmentation importante de la population de 19.7% (passant de 64 à 76 millions sur la période.) Et pourtant dix ans auparavant, en 2001, la Turquie a subi une grave crise financière. Cette crise a conduit le pays à demander l'aide du Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement de l'époque, dirigé par M. Kemal Dervis, a mené de vastes réformes économiques et financières qui ont permis d'assainir l'économie et le système bancaire turcs.

    Mais c'est une autre crise que la Turquie doit actuellement traverser. Le pays, de par sa situation géographique, est pris en étau entre les tensions géopolitiques en Irak mais aussi en Syrie et la Russie. Se rajoutent une faible croissance des pays européens partenaires et réajustement de la politique monétaire des Etats-Unis. Malgré tout, ces facteurs négatifs, la Turquie démontre sa capacité de résilience avec une croissance qui devrait se maintenir à son niveau de 2015 (environ 3% du PIB), soutenue par une demande intérieure dynamique résultant d'un retour progressif de la confiance, de moindres incertitudes sur le plan politique, et de la progression des salaires et de l'emploi.

    Istambul : une bourse à la charnière de deux continents

    La bourse d'Istanbul dénommée Istanbul Stock Exchange est la place boursière du marché turc. Elle a été créée en 1985. Mais la forme actuelle n'existe que depuis 2013, avec le rapprochement de la Bourse d'Istanbul, du marché de l'or d'Istanbul et de la plateforme turque Derivatives Exchange. Il prévoit d'ailleurs de s'introduire en Bourse l'an prochain en mettant sur le marché 40% du capital. Référence principale à la bourse d'Istanbul, l'ISE Nat 100 est un indice boursier qui regroupe les 100 entreprises issues de secteurs différents comme la Banque, l'Assurance, l'industrie agroalimentaire, la chimie, la production d'électricité, l'automobile, la distribution, l'hôtellerie, les médias, l'énergie, l'aérospatiale ou encore la construction. Par contre, les sociétés ne se bousculent pas au portillon pour être cotées malgré la hausse des introductions en bourse sur la dernière décennie. Moins de 150 des 1000 plus grandes sociétés du pays sont cotées.

    Très peu de valeurs composant l'indice vedette boursier turque sont connues du grand public français. On peut citer les filiales de constructeurs automobiles tels que Ford Otomotiv, ou les groupes pneumatiques Bridgestone et Goodyear sous l'appellation Brisa Bridgestone ou Goodyear Lastikleri.

    Les amateurs de ballon rond et de bourse seront ravis. L'ISE Nat 100 compte pas moins de quatre clubs cotés tels que le Fenerbahçe, le Besiktas Futbol, le Galatasaray, et le Trabzonspor, là où en France, l'OL Groupe, est l'unique club de football coté à la Bourse de Paris. Fondé en 1907, le Fenerbahçe est également à la tête de Fenerium, une entreprise spécialisée dans le prêt-à-porter (64 magasins dans le monde), en 2000. La diversification des activités est la clé de voute de la réussite de ces clubs en Bourse. Comme le Galatasaray qui est propriétaire d'un îlot sur le Bosphore et de plusieurs terrains immobiliers.

    Dans un tout autre univers, mais où les exploits de ces footballeurs sont relayés, on peut citer le groupe Hurriyet Gazetesi, dont le titre Hürriyet se cherche à se faire l'écho des sentiments des couches modestes.
    Selon Fortune Türkiye, " Le total des chiffres d'affaires des 500 plus grosses entreprises turques représente à peine 74% du chiffre d'affaires d'Exxon Mobil et de Wal-Mart ". Parmi ces grandes sociétés, on peut citer la compagnie pétrolière Tüpra? occupe une nouvelle fois le premier rang en Turquie suivie des autres pétrolières Petrol Ofisi, OPET Petrolcülük ou bien Turcas Petrol.

    Outre les groupes pétroliers, la cote stambouliote est majoritairement de conglomérats à l'image de Koç Holdings, une des plus grandes entreprises du pays. Elle est présente dans les domaines de l'énergie (elle détient une partie du fournisseur de gaz Aygaz), de la finance, des biens de consommation comme Beko, la marque d'électroménager. On peut citer également le holding Sabanci, le deuxième conglomérat turc. Il est accessoirement l'actionnaire majoritaire de 10 sociétés membres du BIST 100, dans le secteur bancaire, l'automobile, les matériaux, la distribution, etc.

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